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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 07:40

Tiens c'est le printemps depuis 10 jours et la météo ne facilite pas cette réalité, heureusement que les hirondelles égaient un peu tout ça. En soirée entre deux giboulées petite série "hirondelles" chassant au-dessus d'une gravière.

 

oiseaux 0809

 

L'Hirondelle rustique (Hirundo rustica) gobe les insectes, surtout des chironomes rassemblés en nuées au-dessus de la surface de l'eau à cette période.

 

oiseaux 0849

 

Ici un mâle, reconnaissable à ses longues plumes de la queue. Certains indivudus ont une teinte un peu orangée plus ou moins marquée sur le ventre. Les individus se regroupent sur des arbres morts le temps de faire la cosette, quelques mâles s'égosillent et un brin de toilette, lissage de plumes... puis tous le monde décolle pour chasser ou continuer le voyage !

 

oiseaux 0854

 

A gauche de cette belle "brochette" d'hirondelles se trouve une Hirondelle de rivage (Riparia riparia) qui actuellement commencent à fouir leur terriers sur les berges meubles de la gravière.

 

oiseaux 0893

Olivier

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 18:25
Nous avons la chance d'avoir sur un lac Fléchois une île entretenue par la mairie qui permet l'installation d'une colonie de mouettes.aquarelle mélano 3
Mouette mélanocéphale. Oiseau avec une tête noire ,un oeil cerclé de rouge et bordé de sourcils blancs.
Cette espèce méditerannéenne augmente depuis quelques années son territoire vers le nord.
La préservation d'îlots isolés et calmes est primordiale pour cette mouette.
Une trentaine de mélanocéphale côtoie une grosse population de mouettes rieuses.
rieuse 27 mars
La mouette rieuse a une tête plus grise et un capuchon plus petit.


mélano 2 mars





























Moment de calme sur l'île. cela ne va pas durer.
Mélano 3 mars
La mouette rieuse se querelle volontier avec ses voisines. Tête basse et cou tendu.
La mélanocéphale, plus grande tend le cou et écarte légérement les ailes en signe de menace.
mélano 27 mars 2
Ces oiseaux sont très théâtraux  dans leurs attitudes. Ici saluts de la tête pour un couple.
François
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:07

De passage sur l'Ile de Noirmoutier samedi, de nombreuses Mouettes pygmées stationnaient sur la STEP de Barbâtre, dont un individu mazouté sur toute la poitrine.
Mouette pygmée 0043Mouette pygmée 0048Mouette pygmée 0074
Les Echasses blanches n'étaient pas encore arrivées, mais les Avocettes élégantes, dont certaines portaient des bagues de couleur, ont bien voulu prendre la pose.
Avocette élégante 0114
En soirée, quelques centaines de Crapauds calamites étaient présents sur le site habituels, déjà de nombreuses ponts observées.
Crapaud calamite 0014
Et parmi eux, des dizaines, voire des centaines de Chirocephalus diaphanus, un petit crustacé branchiopode de quelques millimètres, vivant dans les eaux temporaires.
Chirocephalus diaphanus 0009
Willy

 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:58
Avec le retour des beaux  jours, les oiseaux sortent de leur torpeur hivernale.
Certains avaient  commencés il y a quelques temps à s'agiter le long des troncs. Les pics !
dessin pic épeicheepeiche 1François.


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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 13:34

Dordogne 0633


Certains secteurs de la vallée sont connus pour l'hivernage d'oiseaux montagnards et sa tranquilité hors période touristique permet de se déplacer aisément ! Il est facile de croiser le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria) ou l'Accenteur alpin (Prunella collaris) en se baladant sur les sites historiques (châteaux, vieux villages,...) ou préhistoriques (abris sous roche, falaises calcaires,...).

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Quelques clichés de mauvaises qualités d'un Tichodrome cherchant sa nourriture sur une paroi rocheuse au fond d'un jardin ! 


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C'est également l'occasion de croiser les premiers migrateurs en route vers le Nord comme le Milan noir (Milvus migrans).

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D'autres espèces sont présentes ici et là : Milan royal, Faucon pélerin, Hibou Grand-duc, Grand Corbeau, Hirondelles de rochers,...

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La vallée de la Vézère est aussi incontournable, du côté des Eyzies et la Roque Saint Christophe (grande falaise) où le Tichodrome est un hivernant annuel souvent accompagné des Accenteurs alpins.

Dordogne 0619 

Un groupe de 4 Accenteurs alpins observés au Château de Beynac et en haute altitude une Cigogne noire (Ciconia nigra) remonte aidée d'un fort vent de Sud.

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Pour la vallée de la Dordogne : Beynac, Castelnaud et la Roquegageac sont des sites intéressants pour y rencontrer les même espèces l'hiver.

Dordogne 0652


D'anciennes carrières sont présentes un peu partout en plus des grottes et autres gouffres. Dans certaines on trouve de vieilles inscription comme ci-dessous.

Dordogne 0602


Tous ces sites sont sensibles car les chiroptères s'y installent pendant l'hibernation, éviter d'accéder aux milieux souterrains pendant cette période délicate. 

Dordogne 0640


Depuis le Cingle de Trémolat, on peut observer les Milans noirs et les Faucon pélerins. Ce site est intéressant au printemps pour les insectes et la botanique (orchidées,...) également.

Olivier, Marek et Adeline.
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:00


BRETAGNE 0460

De retour de Bretagne, plus précisément des Côtes d'Armor, où les oiseaux pélagiques commencent à s'installer pour nidifier. Les nicheurs croisent les derniers hivernants, c'est le cas des Macreuses noires (Melanitta nigra) et des Harles huppées (Mergus serrator) qui côtoient les Cormorans huppés parés de leur beau plumage noir au reflet verdâtre. Les uns se préparent à quitter les côtes bretonnes pour regagner leur zone de reproduction alors que les autres paradent, s'accouplent et construisent leur nid.

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BRETAGNE 0401


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Voici un petit aperçu de l'ambiance sur ces falaises (70 mètres), à chacun son étage ! Deux Grands corbeaux (Corvus corax) feront une courte apparition et le Faucon pélerin (Falco peregrinus) n'est jamais très loin. 

BRETAGNE 0548



Les moins farouches et les plus faciles à observer sont (comme écris ci-dessus) les Cormorans huppés (Phalacrocorax aristotelis). Occupés à apporter des matériaux pour la construction des nids ou à couver ; notre présence ne les dérangera pas.

BRETAGNE 0507



Plus discret, de petits voiliers frôlent les rochers en battant que très peu des ailes, ce sont les Fulmar boréal (Fulmarus glacialis). ces oiseaux reconnaissables à leur silhouette ont un bec particulier muni de narines tubulaires (servant à éliminer le sel de l'eau par l'intermédiaire des glandes nasales).

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Les alcidés ne sont pas en reste, les Pingouins tordas (Alceda torda) pêchent aux pieds des falaises et font des allers-retours entre la mer et leur site de nidification.


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Quant aux Guillemot de troïl (Uria aalge), ils attendent patiemment sur leur reposoir lissant leur plumes et échangeant avec leur congénères…


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Le Pipit maritime (Anthus petrosus) peu farouche recherche sa nourriture dans les rochers que la mer à laisser apparaître à marée basse.

 

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Il n’est pas seul, une Aigrette garzette (Egretta garzetta) l’accompagne, puis chassée par une vague elle s’en ira un peu plus loin.


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Ca sent le retour du printemps tout ça !

Olivier 

 

 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 20:33
En cette fin de mois de février, les hivernants sont toujours présents le long des vasières. Bernaches cravant, huitrier pie, courlis cendré, canard pilet.
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Ce site qui était un des points les plus importants d'hivernage du canard milouinan ne présente plus aujourd'hui que peu de canard de cette espèce.

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Huitriers en vol.
















Un petit air printanier cependant avec les premiers rayons de soleil.Le chant des alouettes des champs et le vol lourd de cygnes tuberculés.043

















cygnes en vol

FRANCOIS


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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 08:53

Arcyptera fusca 

Ce petit article devait paraître plus tôt, en tout cas pendant la période où les orthoptères sont encore présents (hélas ce sera sous le froid et la neige que ces petites bêtes vous seront présentées).
Dans ce groupe taxonomique, on rencontre deux familles : les ensifères (grillons et sauterelles) et les caelifères (criquets). Ces insectes sont présents partout, ils ont su s'adapter aux conditions des différents milieux colonisés (des milieux secs aux zones humides, du littoral aux alpages). Le criquet ci-dessus est l'Arcyptère bariolée (Arcyptera fusca) répandu à moyenne altitudes (Alpes, Cévennes et centre des Pyrénées). Son chant ressemble à une voiture à friction roulant, avec un départ très rapide qui s'atténue par la suite. Ici un individus sur du shiste dans le Vallon de Fournel (Hautes Alpes).

Psophus stridulus 

Autre criquet bien présent dans cette région, l'Oedipode stridulante (Psophus stridulus). Il est reconnaissable à son pronotum possèdant une carène médiane longitudinale évasée de chaque côté (le pronotum "se creuse" sous la carène). Espèce de grande taille pouvant atteindre les 40 mm. Cette oedipode émet un fort claquement de crécelle quand il décolle en laissant apparaître également le rouge de ses ailes postérieures. Cette espèce est en fort déclin !

Chorthippus scalaris 

Le plus bruyant des Chorthippus (un des genre des criquets), le Criquet jacasseur (Chorthippus scalaris) qui émet un chant mélangeant crécelle et maracas, éviter de planter votre tente à proximité d'un groupe de "jacasseur", sinon fini la sieste ! On le rencontre dans les milieux ouverts des massifs montagneux (alpages, pelouses, etc).

Antaxius pedestris 

Changeons de famille, petit tour chez les ensifères, voici l'Antaxie marbrée (Antaxius pedestris) une petite "sauterelle" qui vit à proximité des éboulis de pierre (sa couleur suggère le camouflage minéral !). Elle est surtout présente dans le massif des Alpes.

Polysarcus denticauda 

Le "monstre" des sauterelles, l'Orphanie ventrue ou Barbitiste ventru (Polysarchus denticauda) de taille impressionnante elle fréquente le Massif Central sur des milieux de prairies à hautes graminées. Cette femelle se confond avec la végétation.

Stethophyma grossum 

Les zones humides ont aussi leur cortège d'espèces, ici un accouplement de Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum). Cette espèce colonise les prairies humides à cariçaie (préférant le pâturage extensif à la fauche) ou  certaines prairies tourbeuses, très sensible au chagement des habitats, elle est en déclin dans de nombreuses régions. On remarquera sur ce cliché l'importante différence de taille entre les sexes. Les couleurs des individus varie du vert pomme au rose-rouge (évocateur du sang).

Metrioptera roselii 

La Decticelle bariolée (Metrioptera roselii), cette sauterelle a un large spectre d'habitats allant de la prairie humide à la pelouse sèche. Elle est reconnaissable à ses lobes latéraux du pronotum bordés de blanc ou de jaune pâle.

Mecostethus parapleurus 

Une espèce plus caractéristique des prairies humides, le Criquet des roseaux (Mecostethus parapleurus) que l'on rencontre souvent en compagnie du criquet ensanglanté et du conocéphale des roseaux (Conocephalus dorsalis).
Lui aussi fréquente les cariçaies et autres tourbières alcalines. Il est reconnaissable à ses lignes noires partant de l'oeil jusqu'à la zone médiane des tegminas.

Gomphocerippus rufus 

Le Gomphocère roux (Gomphocerippus rufus) est présent dans des habitats mésophiles par exemple les clairières et les orées forestières. Facile à reconnaître, en observant le bout des antennes teinté de blanc en forme de massue. Ici nous voyons un individu "juvénile", les ailes ne se sont pas encore développées.

Platycleis tessellata 

La Decticelle caroyée (Platycleis tessellata), une espèce thermophile présente dans les milieux arides, notamment sue les pelouses sèches. Les rayures blanches marquées ornant le tegmina, font partie des critères de détermination ainsi que sa petite taille.

Oedaleus decorus

 

L'Oedipode souffrée (Oedaleus decorus) clôturera cet article ! On le rencontre sur des habitats secs voire très secs, landes sèches sur sable, steppes ou garrigues.
Le pronotum possède une forme cruciforme plus ou moins marquée suivant les individus, les tibias postérieurs sont rougeâtres et la couleur des ailes postérieures est jaune verdâtre souffrée, d'où son nom.

Il faudra encore attendre quelques mois avant de revoir ces petites bêtes...

Olivier

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Published by Naturalistes - dans Insectes
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 09:00

Il est 6h02, et je tente de capter le premier rayon de soleil qui balaie l'immensité hostile. C'est grand, c'est beau, mais les conditions sont extrèmes. Cela fait 1h30 que l'on marche, pour descendre dans "l'enclos" du volcan et pour ensuite gravire en partie le cône principale. Nous sommes sur le Piton de la Fournaise, deuxième volcan de l'Ile de la Réunion, l'un des plus actifs au monde...
Au loin, on voit la limite de l'enclos, cassure de 250 m de haut quo n'est autre que la limite de la zone d'affaissement du cône principale.

DSCN2272 


Paysage e la ve en continue, deux bonnes heures de marche nous permet de profiter du point de vue sur le cratère principal, gigantesque, où se sotue les dernières péripéties en date. Après s'être éffondré de 300m l'année dernière, le fond du cratère se remplie à nouveau par différentes éruptions. Ici (fumée et coulée en noir), nous profitons des dernières heures de l'éruption 2010 numéro un qui a débuté le 4 janvier.
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Malgré la baisse d'activité, je n'est jamais vu ça et c'est très impressionnant! Le bruit que produit l'activité est omniprésent et s'impose à l'ambiance rue de cette altitude.
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Je profite de la redescente pour m'attarder sur les quelques plantes qui s'obstinent à prendre place.
Quelques mousses et lichens ça et là, mais aussi quelques espèces emblématiques comme le "petit bois de rempart"...
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... ou encore le branle vert qui profite ici d'un relief abrité. Les vents sont très fréquent et puissant, la températures est plutôt fraiche avec ses 2400 mètres d'altitudes. Et les pluies sont quasi quotidiennes. Seuls les creux et cavités permettent à ses végétaux d'y pousser!
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Benoit
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 09:03

Avant de commencer la rédaction de cet article, nous tenons à préciser que ces clichés ont été realisés avec un minimum de dérangements. Les espèces pour lesquelles les effectifs sont réduits et en déclins ne feront pas l'objet de photographies. Nous rappelons également que les photographies d'espèces servant à la sensibilisation ne riment pas avec photographies de collection !

Chaque hiver les chauves-souris font l'objet d'un recensement organisé par des associations locales, régionales voire nationales reconnues (www.sfepm.org) dans le but d'améliorer les connaissances de ces petites bêtes. Chaque cavité (carrières, caves, souterrains, grottes,...) est alors comptée (quand il y a des effectifs significatifs) une fois par an pendant les périodes les plus froides.

Dans chaque région un Plan d'Action Chiroptères est mis en place sur une période donnée où des fiches actions permettent de décliner différentes opérations (protection, suivis, sensibilisation,...). Des "espèces prioritaires" sont identifiées afin de se focaliser sur celles-ci pour entreprendre des suivis plus lourds (radiopistage, protection de gîtes,...).

En France métropolitaine, on dénombre 33 espèces de chiroptères(toutes protégées) dont certaines décrites récemment comme l'Oreillard des Alpes (Plecotus macrobullaris) ou le Murin d'Alcathoe (Myotis alcathoe). L'engouement des naturalistes pour ce groupe taxonomique est de plus en plus important, c'est donc dans ce cadre que nous réalisons cet article.

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Ici un Murin à moustaches (Myotis mystacinus) couvert de gouttelettes condensation.

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Croquis de Murin de Daubenton.

Différentes familles de chauves-souris sont présentes en France métropolitaine, la plus importante est celle des Vespertilionidés (Murins), ensuite vient celle des Rhinolophidés (Rhinolophes), les Molossidés (Molosses) et les Minioptéridés (Minioptères).

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Pendant l'hibernation les chiroptères se réfugient dans des cavités où la température reste constante et où il y règne une hygrométrie assez importante (tous ces paramètres varient énormément d'une espèce à l'autre). Ci-dessus un Murin de Daubenton (Myotis daubentonii) s'est glissé dans une fissure d'un bloc de roche, cette espèce est inféodée aux milieux humides (cours d'eau, étangs, canaux,...). Ci-dessous la même espèce active en automne.

Daubenton


Certaines espèces sont plus grégaires que d'autres pendant l'hibernation, chez les Murins (genre Myotis) seuls les Murins de Capaccini (Myotis capaccinii)  plus méridionaux et les Murins à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)  chez nous peuvent former des "grappes"  ou essaim comprenant jusqu'à une centaine d'individus. 
 

MOE


Ci-dessous un individu isolé, reconnaissable à son poil hirsute, ses oreilles plutôt parallèles lorsqu'on le voit de dos suspendu. Son échancrure à l'oreille est plus ou moins visibles suivant les cas. En hibernation il s'intalle de préférence dans des fissures, d'où il ne dépasse guère.

 

  mu o e

Quelques croquis de François dans les cavités, avec un oreillard sp., des grands murins et un murin sp.

 comptage sarthe janvier 2010
La plus grosse bête que l'on trouve c'est le Grand Murin (Myotis myotis), avec ces oreilles divergentes assez larges, son museau proéminent et ses longues griffes des pouces.

Grand Murin

Cette espèce s'observe souvent dans des secteurs plus frais et humides dans les cavités et dans une totale obscurité.

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Voici un autre murin, le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii) qui est présent dans quelques cavités. Souvent, cette espèce se faufile dans fissures assez étroites mais donnant accès à de micro-cavités dans les parois (disjointement de pierres dans les souterrains, ...). Il est reconnaissable à ses oreilles assez grandes proportionnellement à sa taille (qui est moyennne pour un murin), son museau épais et sa couleur avec un démarquage entre le ventre et le dos (pas aussi blanc que le Murin de natterer).

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Justement, le voici le Murin de Natterer (Myotis nattereri) avec ses oreilles en visières de casquette, son museau violacé plus pointu que le Bechstein, sur ce cliché nous ne voyons pas ce fameux ventre blanc si marqué chez cette espèce. Ce murin est le roi du "passage" inaperçu ! Il se glisse souvent très profondément dans les fissures, il se trahit par une oreille qui dépasse ou par son ventre bien blanc quand on ne voit qu'une partie de la bestiole.

or roux


L'Oreillard roux (Plecotus auritus) quant à lui, s'observe un peu partout, dans les entrées de cavités à même la roche ou glissé dans une fissure. Ses grandes oreilles sont protégées entre son corps et ses ailes repliées. Seuls les tragus (sorte de petite languette au coeur du pavillon de l'oreille, protégeant le conduit auditif) dépassent au-dessus de ses yeux. Son nez est large et fort.

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La Barbastelle (Barbastella barbastellus) ci-dessus présente des caractéristiques morphologiques qui la sépare des autres murins. De couleur noire, avec un museau particulier (base des oreilles élargie avec les yeux implantés à proximité du tragus) et une face "un peu écrasé". Cette espèce forestière se rencontre aux entrées de cavités ou entre les poutres de bâtiments.  

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Une autre famille les Rhinolophidés, très sensible au dérangement et dont les espèces sont en déclin dans de nombreuses régions. Ici un Grand rhinolophe accroché à un ancien néon dans une vieille champignonnière. Les rhinolophes s'enferment dans leurs ailes et sont visibles le plus souvent suspendus au plafond des galeries.

PET RH


Le Petit Rhinolophe pas grand du tout se faufilant dans le moindre recoin souvent très près du sol. Il peut également hiberner dans des terriers de gros mammifères (renard, blaireau,...). Ces espèces ont sans doute plus souffert des mythes et légendes car elles ressemblent aux représentations de vampires et autres draculas. De plus elles sont à la vue et à la portée tout le monde contrairement aux murins qui se cachent.

Alcathoe

Dans les espèces plus anecdotiques et où la connaissance n'est pas suffisante pour apporter plus de détails voici un probable Murin d'alcathoe (Myotis alcathoe). Petit murin reconnaissable par son aspect punk (touffe de poils bombée au niveau du front), une zone de peau nue autour de l'oeil, un tragus brun clair...

Chauves-souris 0013 

Une dernière famille plus rare dans le Nord Ouest de la France, les Minioptéridés, ici représentée par une grappe de Minioptères de Schreibers (Minioptreus schreibersii). Cette espèce de taille moyenne est essentiellment cavernicole, son museau est court, ses oreilles sont petites et dépassent peu du pelage,...


Toutes les données concernant les sites d'hibernation et les gîtes de parturition (reproduction) sont intéressantes pour les associations locales (Groupes chiroptères régionaux). Des conventions peuvent être passées entre les propriétaires et certaines associations afin de suivre les colonies et les protéger.


Olivier, Marek et François.





 

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