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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:00

Un an après ce voyage au Québec, je reprends le récit de nos observations. Suite à notre traversée du Saint Laurent de Saint Siméon à Rivière-du-Loup, nous faisons une halte au marais de Gros Cacouna. Ce site classé et aménagé pour la nature à partir de 1995 est lié à la création du port de mer en 1970, entrainant le remblaiement d'une partie du marais le coupant du fleuve. Ce site constitué de bassins endigués, d'une colline boisée et de pelouses nous montre une conciliation réussie entre l'espace portuaire et la préservation de l'environnement.

 

Ce jour-là, la météo n'était pas de la partie, brume et grisaille ne nous ont pas permis d'avoir de belles lumières ! Nous rencontrons le premier hôte des lieux, le Grand héron (Ardea herodias). Sa taille est impressionnate comparée à son cousin européen, le Héron cendré, il mesure près de 1,20 m de haut posé ! Il est présent un peu partout au Québec.

 

Grand héron Olivier VANNUCCI

 

Dans le même bassin, un peu plus loin, une Sarcelle à ailes bleues (Anas discors) se repose sur un rocher en compagnie de canards colvert. C'est vraiment frappant la couleur bleu-nâcre des plumes sus-alaires. Une des canes colvert possède une bague à la patte droite (origine de l'animal ?).

 

Sarcelle à ailes bleues Olivier VANNUCCI

 

Depuis un observatoire, nous apercevons un mâle de Busard Saint Martin (Circus cyaneus) chassant au-dessus d'une cariçaie / scirpaie . Ce rapace sera régulièrement observé lors de notre séjour. Ce rapace cosmopolite a une population se composant de deux sous-espèces.

 

La sous-espèce américaine en quelques mots :

 

Circus cyaneus hudsonius (Linnaeus, 1766)

  • Vivant en Amérique du Nord, au sud ouest du Mexique et le sud de la Virginie (USA) ; passant l'hiver jusqu'au nord de l'Amérique du Sud.
  • ID : Le plumage du mâle est gris plus foncé que la sous-espèce européenne. La femelle est aussi plus sombre et plus rousse.
  • Une marge noire sur le bord de fuite des ailes du mâle, semble aussi une distintion marquée chez cette sous-espèce.

 

Busard Saint Martin Olivier VANNUCCI

 

Dans le bassin jouxtant la zone de chasse du busard, se trouve des oies. Quelques Oies des neiges (Chen caerulescens) et Bernaches du Canada (Branta canadensis) font une halte ici au printemps et en automne lors de leur voyage migratoire.

 

Bernache du Canada Olivier VANNUCCI

 

Nous quittons ce marais, direction Kamouraska pour ses fûmoirs à poissons et son estran réputé pour l'observation des limicoles. Nous avons donc pique-niqué avec un sandwich aux poissons fumés (esturgeon et saumon), un vrai délice  !

 

Kamouraska Olivier VANNUCCI

 

Depuis un ponton situé dans la ville de Kamouraska à marée basse, un groupe de Chevaliers à pattes jaunes (Tringa flavipes) et un Chevalier criard (Tringa melanoleuca) se laissent approcher. Ces deux espèces proches méritent que l'on s'y arrête davantage pour les différencier.

 

Chevaliers à pattes jaunes Olivier VANNUCCI

 

Le groupe de Chevaliers à pattes jaunes se nourrit parmi les laisses de mer sur la vase exondée, les individus courent après de micro-invertébrés bloqués dans de petites flaques.

 

Rapprochons-nous un peu pour essayer de noter les critères de reconnaissances de la première espèce :

 

- Longues pattes de couleur jaune-vif, bec fin et droit, importante projection primaire et le bout des ailes qui dépasse celui de la queue (en comparaison par exemple avec le Chevalier gambette) , poitrine finement rayée.

 

Chevalier à pattes jaunes Olivier VANNUCCI

 

Contrairement au Chevalier criard (Tringa melanoleuca)  :

 

- Pattes d'un jaune vif parfois plus marquées que chez le Chevalier à pattes jaunes, bec fort et long arqué vers le haut, poitrine nettement rayée.

 

Chevalier criard Olivier VANNUCCI

Chevalier criard 2 Olivier VANNUCCI

Chevalier criard 3 Olivier VANNUCCI

 

Depuis le début du périple, nous avons pu observé les Chevaliers :

- grivelé (à Drummondville)

- solitaire (au Cap Tourmente)

- à pattes jaunes (à la baie Missisquoi et à Kamouraska)

- criard (à Kamouraska).

 

Nous quittons l'odeur des embruns pour la frontière avec les Etats-Unis, pour cela nous prenons la direction de Scotstown, où se situe notre gîte. Nous traverserons le Parc National de Frontenac avant d'aller vers le Mont Mégantic.

 

Parc National de Frontenac Olivier VANNUCCI

 

De grosses pluies rendent les chemins impraticables et la fin de saison touristique ne favorisent pas l'accès aux sites d'observations. Nous passerons en coup de vent sur ce lieu. Néanmoins quelques observations intéressantes sont faites le long des sentiers.

 

Paruline couronnée Olivier VANNUCCI

 

Une paruline approche, après quelques secondes de "pishing", il s'agit de la Paruline couronnée (Seiurus aurocapilla), c'est un passereau magnifique, un mélange entre la grive et le roitelet de la taille d'un rougegorge !

 

Paruline couronnée Olivier VANNUCCI 2

 

Nous partons, et finalement nous décidons de faire une petite randonnée sur le site des 3 Monts, nous traverserons une partie de la réserve biologique de la Serpentine-de-Coleraine en empruntant le circuit menant au Mont Oak.

 

3 Monts Olivier VANNUCCI

 

Pendant l'ascension, nous croiserons la Paruline bleue, la Paruline masquée et la Paruline noir et blanc (Mniotilta varia), celle-ci prenant la pose pendant sa toilette !

 

Paruline noir et blanc Olivier VANNUCCI 2

 

Et aussi cette Paruline à tête cendrée (Setophaga magnolia), curieuse elle se tiendra à moins d'un mètre de nous.

 

Paruline à tête cendrée Olivier VANNUCCI-copie-1

 

Après avoir dormi dans la voiture la veille, nous voici dans une grande demeure digne des histoires les plus sordides au milieu de nulle part, avec des portes qui grincent et une cave bien étrange ! Le lendemain, on roule jusqu'au lac Mégantic. De là, nous avons un point de vue sur d'immenses forêts qui se trouvent de l'autre côté de la frontière, aux Etats-Unis.

 

Lac Mégantic Olivier VANNUCCI

 

Nous repartons pour l'une des rares réserves de ciel étoilé, le Parc National du Mont Mégantic ! Son sommet atteint les 1 102 mètres d'altitude, la végétation rappelle beaucoup celle du Parc National des Grands Jardins.

 

Observatoire Mont Mégantic Olivier VANNUCCI

 

A son sommet se trouve un observatoire astronomique (astrolab), qui permet de contempler la voie lactée et des milliards d'autres choses !

 

Les pinèdes fourmillent de vie, la migration rampante des passereaux est palpable. Des dizaines de parulines de plusieurs espèces s'activent d'un pin à l'autre sous l'oeil intéressé de l'épervier brun. Nous ferons la rencontre des roitelets, notamment le Roitelet à couronne rubis (Regulus calendula) ! Plus gros que leurs cousins européens, ils sont peu farouches.

 

Roitelet à couronne rubis Olivier VANNUCCI

 

Sa calotte vermillon discrète en dehors de la période de nidification, se laisse entrevoir parfois, comme sur la photographie ci-dessous.

 

Roitelet à couronne rubis Olivier VANNUCCI 2

 

Un peu plus farouche, le Junco ardoisé (Junco hyemalis) se laisse rarement approché, j'ai surpris cet individu chantant dos à moi ! Ce passereau granivore est reconnaissable en vol, aux bordures blanches marquées de chaque côté de la queue.

 

Junco ardoisé Olivier VANNUCCI

 

Un cortège sympatique de parulines l'accompagne. Elles volent d'abre en arbre à la recherche d'insectes.

Tout d'abord, se présente à nous la Paruline à poitrine baie (Setophaga castanea), les adultes nuptiaux sont bien plus marqués que l'individu observé.On entraperçoit une teinte rousse sur ses flancs, cachée en partie par ses ailes.

 

Paruline à poitrine baie Olivier VANNUCCI

 

Et une autre au plumage très proche, la Paruline rayée (Setophaga striata). Elle est reconnaissable à ses pattes bien jaune-orange.

 

Paruline rayée Olivier VANNUCCI

 

Pour finir ce passage au Mont Mégantic, un Orthoptère rappelant l'Arcyptère en France, il s'agit du Faux-mélanople alpin (Booneacris glacialis). Les criquets d'Amérique de nord, notamment ceux rencontrés au Québec semblent plus robustes. En les manipulant à la main, ils se débattent avec une sacrée force ! Ce doit être le climat boréal qui les a endurci !-).

 

Faux-mélanople alpin Olivier VANNUCCI

 

On continue notre route, direction le Lac Brome, pas très loin de notre point de départ Chambly. Pour y accéder le GPS nous a fait emprunter de nombreuses pistes perdues au milieu de la forêt. Il faut éviter de tomber en panne, il n'y a pas beaucoupe de monde au kilomètre carré dans ce coin là !

 

Piste lac Brome Olivier VANNUCCI

 

Merle bleu de l'Est Olivier VANNUCCI

 

En arrivant sur les abords du lac, une petite famille de Merlebleu de l'Est (Sialia sialis) chasse les insectes sur une prairie pâturée extensivement (présence de nombreux arbustes disséminés ça et là). Le mâle est d'un bleu éclatant, sur la photographie, il s'agit certainement d'une femelle.

 

Avant de nous quitter, voici un cliché faisant office de carte postale, il s'agit des fotêts canadiennes en septembre que l'on a pus voir tout au long de notre trajet.

 

Forêt automne Québec Olivier VANNUCCI

 

Olivier et Adeline.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:35

 

Poursuite de notre périble québécois, direction le fjord du Saguenay et Tadoussac, nous rejoignons Samuel Denault qui est spotteur sur le site des Dunes de Tadoussac. Il suit la migration post-nuptiale des rapaces mais aussi des passereaux qui font une halte avant la traversée du Saint Laurent. Le secteur est bien évidemment connu pour sa concentration en mammifères marins.

 

Dunes de Tadoussac Olivier VANNUCCI

 

 

Mouettes de Bonaparte Olivier VANNUCCI

 

Sur l'estran, en contre-bas de la dune, des milliers de Mouettes de Bonaparte (Chroicocephalus philadelphia) se nourrisent à marée basse. Quelques Mouettes rieuses très rares ici, se cachent parmi elles.

 

Ce secteur est peu connu des touristes, car il se termine en cul-de-sac, il recèle pourtant des vues magnifiques sur le Saint Laurent. Sur ce site nous croiserons l'un des seuls serpents vivants dans le climat boréal : la Couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis).

 

Couleuvre rayée Olivier VANNUCCI

Un peu de géographie ! Voici en vert la zone du Parc National du Saguenay et en bleu foncé, le Parc marin du Sagunay-Saint Laurent.

 

Confluence

A la confluence du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent (cf carte ci-dessus), les eaux froides douces rencontrent des eaux plus tempérées et salées, c'est à cet endroit que la vie fourmille !

 

Rorqual commun Olivier VANNUCCI

 

Ici on peut observer un Rorqual commun (Balaenoptera physalus) en compagnie de Phoques gris (Halichoerus grypus) par dizaines formant des bancs en pêche et des centaines de laridés. Rapprochons-nous un peu de toute cette activité !

 

Phoque gris Olivier VANNUCCI

 

En remontant à la surface, les phoques ouvrent leurs narines pour faire le plein d'air. C'est impressionnant à quelle vitesse ils se déplacent !

 

Phoque Olivier VANNUCCI

 

Souvent non loin des grands mammifères, les mouettes et goélands papillonnent à la surface de l'eau capturant de petits poissons et crustacés.

 

 

Envol de Mouette de tridactyle

Mouette tridactyle Olivier VANNUCCI

 

Ici une Mouette tridactyle (Rissa tridactyla), l'espèce se reproduit sur les falaises à proximité.

 

Moins commune, la Mouette pygmée (Hydrocoloeus minutus) fréquente également ce site. On ne connait que très peu de choses concernant l'espèce au Canada, ses sites de reproduction sont inconnus.

 

Mouette pygmée Olivier VANNUCCI

 

On apercevra aussi, une Mouette de Sabine mais assez loin pami une pêcherie de plusieurs centaines d'oiseaux.

 

Petit rorqual Olivier VANNUCCI

 

Un Petit rorqual (Balaenoptera acutorostrata) viendra tout près de nous, laissant apparaître sa nageoire dorsale très caractéristique ! La baleine bleue n'est pas loin et les marsouins sont partout.

 

Depuis Tadoussac, une passerelle nous permet d'accéder au bord du Saguenay, de là, il est possible d'observer le fameux Béluga du Saguenay (Delphinapterus leucas).

 

Fjord du Saguenay Olivier VANNUCCI

 

Vue sur le bac qui traverse le fjord régulièrment à toutes heures du jour et de la nuit.

 

Bélouga du Saguenay Olivier VANNUCCI

 

Un groupe passera à quelques dizaines de mètres de nous ! Un Cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus) curieux de notre présence viendra à notre rencontre.

 

Cormoran à aigrettes Olivier VANNUCCI

 

Un autre habitué des lieux qui fréquente aussi bien les villes que les zones maritimes : le Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis).

 

Goéland à bec cerclé Olivier VANNUCCI

 

Plus loin un Goéland d'Amérique (Larus smithsonianus) est peu courant contrairement à son cousin européen.

 

Goéland argenté d'Amérique

 

La suite des images ont été prises lors de la traversée entre Saint Siméon et Rivière du Loup.

 

Plongeon imbrin Olivier VANNUCCI

 

Un Plongeon imbrin (Gavia immer) encore en plumage nuptial ne s'envolera pas au passage du bateau.

 

Guillemot à miroir Olivier VANNUCCI

 

Deux Guillemots à miroir (Cepphus grylle) seront aperçus brièvement de loin, par contre un magnifique mâle de Macreuse à front blanc (Melanitta perspicillata) passera à côté de nous, heureusement car des radeaux de plusieurs centaines d'individus stationnaient plus au large !

 

Macreuse à front blanc Olivier VANNUCCI

 

Pour finir, un moment magique en compagnie d'une troupe d'Eiders à duvet (Somateria mollissima) peu farouche au coucher du soleil.

 

Banc d'Eider Olivier VANNUCCI

 

Plongée d'Eider Olivier VANNUCCI

 

Eider à duvet Olivier VANNUCCI

 

Un grand merci à Samuel Denault pour les observations partagées et les renseignemnts concernant les oiseaux rencontrés !

 

Samuel DENAULT Olivier VANNUCCI

 

Olivier et Adeline.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 15:24

Nous redescendons vers le Saint Laurent, en direction de Tadoussac (site incontournable pour observer les cétacés et autres oiseaux marins). Nous nous arrêtons alors dans la réserve du Cap Tourmente. Ce site est connu pour son stationnement de milliers d’oies des neiges au printemps et à l’automne, mais moins comme spot de migration de nombreux rapaces. Plusieurs étangs accueillent de nombreux anatidés et ardéidés, les forêts et autres "boisés" peuvent abriter de nombreuses espèces de passereaux en période prénuptiale et postnuptiale.

 

Cap Tourmente Olivier Vannucci

 

Les étangs de la ferme sont intéressants pour les Butors d’Amérique et le Petit blongios. Quelques sarcelles à ailes vertes et à ailes bleues se rassemblent en période de mue. Parmi elles, les foulques d’Amérique, les grèbes à bec bigarré et les fuligules à tête noire se faufilent dans la masse.

 

Foulque d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Ici une Foulque d'Amérique (Fulica americana) reconnaissable à son bec, en comparaison avec la Foulque macroule son front n'est pas orné par une plaque osseuse.

 

Chevalier solitaire Olivier VANNUCCI

 

Dans un petit canal, un petit groupe de Chevalier solitaire (Tringa solitaria) se repose sur une branche.

 

Cap Tourmente Olivier Vannucci

 

      Epervier brun & Martin pêcheur d'Amérique Olivier VANNUC

 

Un épervier brun se jette sur un Martin pêcheur d’Amérique, je ne sais pas si il veut l’attraper ou chiper sa pêche, car le petit rapace ne fait pas le poids face au grand pêcheur !

 Jaseur d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Bruant à gorge blanche Olivier VANNUCCI

 

Dans les haies, les bruants à gorge blanche et les jaseurs d’Amérique se nourrissent de baies pour l’un et de graines pour l’autre dans une mangeoire bien garnie.

 

Cap Tourmente vue Saint Laurent Olivier Vannucci

 

Après avoir monté sur la coline dominant la réserve, nous apercevons le Saint-Laurent et à l'horizon sur la droite la ville de Québec. De là nous observerons la seule Petite buse du voyage (Buteo platypterus).

 

Petite buse Olivier VANNUCCI

 

 

Changement de décor, nous reprenons la route vers le nord pour faire un petit crochet vers le Parc National des Grands Jardins (dépaysement garanti, un petit goût de Laponie).

Ce parc immense est recouvert par les épinettes et les lichens. Quelques tourbières abritent les canneberges et autres droséras.

 

Lac Grands Jardins Olivier VANNUCCI

 

Lichens Olivier VANNUCCI

 

Notre première rencontre est un pic, ressemblant au Pic tridactyle, il s'agit du Pic à dos rayé (Picoïdes dorsalis). Très peu farouche, il se chauffa au soleil, puis il commença à se nourrir en explorant les toncs des sapins.

 

Pic à dos rayé Olivier VANNUCCI

 

 

Pic à dos rayé Olivier VANNUCCI

 

Avec son petit bec légèrement retroussé, il décolle les plaques d'écorces et les lichens.

 

Etang tourbeux Olivier VANNUCCI

 

Les étangs tourbeux sont magnifiques, les libellules chassent dans les chemins et se posent parfois. Ici une Aschne difficile à déterminer.

 

Aeschne sp Olivier VANNUCCI

 

On poursuit notre chemin à travers la forêt, nous croisons deux passereaux présents en nombre. Le premier est une paruline, le Paruline à croupion jaune (Setophaga coronata). L'autre oiseau plus discret repérable en vol par ses rémiges blanches, c'est le Junco ardoisé (Junco hyemalis).

 

Paruline à croupion jaune Olivier Vannucci

 

Junco ardoisé Olivier Vannucci

 

Grands Jardins Olivier VANNUCCI

 

Un silence règne comme si le lichen avait remplacé la neige étouffant le moindre bruit. Soudain une bande bien bruyante s'approche, ils ont repéré notre présence.

 

Mésangeai du Canada Olivier VANNUCCI

 

Mésangeai du Canada Olivier VANNUCCI

 

Curieux et malheureusement habitués à la nourriture des humains, ces 3 Mésangeais du Canada (Perisoreus canadensis) poursuivront leur route. Nous finissons la boucle puis reprenons la voiture pour partir à la recherche de l'Ours noir.

 

Sur la piste, nous croisons une Gélinotte huppée qui a failli finir sous le 4x4 des gardes. Et enfin un indice de présence du plantigrades : une belle crotte !

 

Crotte d'ours noir Olivier VANNUCCI

 

Celle-ci est pleine de myrtilles lui donnant une teinte violacée. Un peu plus loin un criquet aux ailes jaunes crépite lorsqu'il s'envole, c'est l'Oedipode verruqueux (Trimerotropis verruculata).

 

Oedipode verruqueux Olivier VANNUCCI

 

 

 

Grands Jardins Olivier VANNUCCI

 

Une autre petite marche nous amène au coeur de la fôret de résineux, c'est impressionnant cette densité d'arbres et cette immensité sans voir la présence humaine !

 

Epinettes Olivier VANNUCCI

 

Toujours ce silence, un petit frisson me fait éternuer, une gros rapace décolle ! C'est incroyable, j'ai surpris ce jeune Autour des palombes qui se pose à une dizaine de mètres de nous.

 

Autour des Palombes Olivier VANNUCCI

 

Nous rentrons en direction du Saguenay...

 

Olivier et Adeline.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 15:18

Après l'article de Morgane qui a eu la chance de croiser des Orignaux, voici une serie très "paysage" et une petite surprise pour la fin, sur ce même site mais visité une semaine plus tôt !

Entrée de la vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCC

A notre arrivée, cette vallée encaissée nous attire par ses paysages grandioses et ses couleurs du soir. Nous y resterons que deux petites heures.

Vallée de la Jacques Cartier soleil rasant Olivier VANNUCC

La lumière est impressionnante presque irréelle, quelques arbres commencent à changer de couleur et le jaune doré est accentué par le soleil rasant.

Vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCCI...

Nous continuons vers l'amont à l'affût du moindre orignal, mais rien...

Vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCCI.

La piste est de plus en plus cabossée, nous croiserons un Raton-laveur (Procyon lotor) très furtif.

Vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCCI

Toujours rien malgré les nombreuses observations rapportées par des personnes croisées... Nous décidons alors de faire demi-tour. La piste se termine en cul-de-sac de toute façon.

Vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCCI..

Le paysage est à couper le souffle malgré tout, les recherches infructueuses de grands mammifères sont presque oubliées.

Repas du Castor d'Amérique Olivier VANNUCCI

Nous nous arrêtons une dernière fois et là, un Castor d'Amérique (Castor canadensis) nage à proximité de nous, une branche à travers la mâchoire. Superbe ambiance à la tombée du jour !

Castor d'Amérique Olivier VANNUCCI

L'observation dans la pénombre ne facilite pas la prise de clichés, mais l'ambiance est là !

Olivier et Adeline.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 20:19

Arrivée 11h à l'aéroport de Montréal, après 7h30 de vol environ. Nous profitons du reste de la journée pour visiter la ville, avant de partir le lendemain pour de plus grands espaces : le Parc National de la Jacques Cartier qui tient son nom de la rivière Jacques Cartier.

 

IMGP0548

 

Un grand héron passera en vol au-dessus de nos têtes mais ne se posera pas, dans le buisson à proximité de deux jeunes Bruants familiers (Spizella passerina) nous épient. 

 

Bruant familier juv (3)

 

Nous partons pour notre première balade dans le parc. Nous observons le fameux Martin-pêcheur américain (Megaceryle alcyon), mais également un Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) et un jeune Epervier brun (Accipiter striatus).

Epervier brun (3)

 

Et en contrebas deux orignaux (Alces alces) planqués dans les hautes herbes, un jeune mâle et une femelle.

 

Orignal (3)

 

Nous continuons notre route et au détour du lac Buvard (lac à sec en période estivale), nous tombons nez à nez avec cette Grenouille des bois (Lithobates sylvaticus).

 

Grenouille des bois (1)

 

Et ce pic chevelu (Picoides villosus).

 

Pic chevelu

 

 

Nous reprenons la voiture et dirigeons vers un nouveau départ de randonnée. En chemin, nous croisons à nouveau un orignal, cette fois-ci, un beau mâle en train de se nourrir dans la rivière.

 

Orignal (8)

Orignal (23)

 

Nous continuons notre chemin et nous arrêtons plus loin en bordure de la rivière.

 

IMGP0591

 

Une grenouille verte canadienne (Rana clamitans) se prélasse sur les bordures de la rivière.

 

IMGP0643

 

Avant de quitter le Parc, nous nous arrêtons pour un dernier détour sur une tourbière, avant de prendre la route vers Saguenay. 

 

IMGP0673

 

Morgane, Antoine, Mathieu et Marion.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 17:00

Après une visite éclair de la ville de Québec (ah Madonna et 72 000 fans !!!), nous prenons la route vers le Nord en direction du Parc National de la vallée de la Jacques Cartier. A 45 minutes de Québec nous nous arrêtons tout d'abord à Stoneham sur les Marais du Nord. Ce site remarquable par ces milieux et sa forêt boréale nous réserve de belles rencontres !

 

Marais du Nord Olivier VANNUCCI

 

Le temps lourd et orageux ne facilite pas la randonnée et surtout accentue l'attaque des moustiques ! J'ai tenté le short et j'ai perdu (des centaines de piqûres sur les mollets). A partir du parking du chemin de la grande ligne, les sentiers sont balisés et donnent accès à des circuits thématiques link.

 

Rivière des Hurons Olivier VANNUCCI

 

A l'Est, le sentier de la Roche Plate et des Méandres permet l'observation de nombreux passereaux comme les parulines, mais aussi les grives, les jaseurs d'Amérique, les mésanges et le moqueur chat. Certains passereaux se poseront sur nous cherchant de la nourriture ! Les écureuils roux d'Amérique (Tamiasciurus hudsonicus) ne sont pas en reste, alarmant avec un cri "mitraillette", c'est assez surprenant. Comme le dit le panneau, si familiers !!!

 

intrus Olivier VANNUCCI

 

Dans la forêt boréale, les passereaux se déplacent en bande mixte. Les parulines se rapprochent petit à petit attirées par le ballet des mésanges à tête noire tout autour de nous.

 

La Paruline à gorge noire (Dendroica virens) :

A noter, les deux barres alaires nettes sur le gris, la tête jaune et le croupion jaune verdâtre et enfin le ventre blanc sale rayé de noir surtout sur la gorge sur les flancs.

 

Paruline à gorge noire Olivier VANNUCCI.

 

La même mais sous un autre éclairage.

 

Paruline à gorge noire Olivier VANNUCCI

 

La Paruline à flancs marron (Dendroica pensylvanica) :

Il s'agit ici d'un adulte avec la présence de la coloration brune sur les flancs.

 

Paruline à flancs marron ad Olivier VANNUCCI

 

La Paruline à tête cendrée (Dendroica magnolia) :

Espèce très commune, la tête cendrée avec un cercle oculaire blanc assez net, le ventre jaune rayé de noir et le dessous du croupion blanc.

 

Paruline à tête cendrée. Olivier VANNUCCI

 

La Paruline noir et blanc (Mniotilta varia) :

C'est une espèce surprennate par ses couleurs, l'oiseau est entièrement noir et blanc (digne d'un film muet du milieu du 20ème siècle ;-). Un acrobate hors pair aux pieds jaunes !

 

Paruline noir et blanc Olivier VANNUCCI

 

La Paruline obscure (Leiothlypis peregrina) :

Cette petite espèce ressemble un peu à nos pouillots, sauf le bec plus proche de celui des fauvettes.

 

Paruline obscure Olivier VANNUCCI

 

 

La Paruline à collier (Setophaga americana) :

Une des plus belles avec une gorge jaune orangée, le ventre blanc, tête grise avec la calotte et le dos verdâtre.

 

Paruline à collier Olivier VANNUCCI

 

Les autres sentiers à l'Ouest : le Marais et la Tourelle, abritent de nombreuses sittelles, des geais bleus, des viréos et également de nombreuses parulines.

 

Décharge du Lac Delage Olivier VANNUCCI (1)

 

La multitude d'habitats aquatiques est intéressante pour les amphibiens, mais au mois de septembre c'est le désert batrachologique. Plus loin sur la "décharge" du Lac Delage, un Canard noir (Anas rubripes) barbote à proximité de nous.

 

Canard noir Olivier VANNUCCI

 

Plus au sud, le lac s'étend aux pieds des collines couvertes de forêts. Nous apercevons un petit rapace rappelant un hobereau chassant les libellules et se postant sur des perchoirs dégagés.

 

Marais du Nord Olivier VANNUCCI

 

Il s'agit d'un Faucon émerillon (Falco columbarius) sur un sapin mort en bordure de lac. Ce comportement particulier que je ne connaissais pas chez nous en France m'a paru étrange. Mais il semble que l'espèce profite de cette quantité d'odonates disponible à cette période.

 

Faucon émerillon Olivier VANNUCCI

 

Dans le sous bois, une grive se laisse observer brièvement. Il s'agit de la Grive à dos olive (Catharus ustulatus), c'est un oiseau très discret.

 

Grive à dos olive Olivier VANNUCCI

 

Des jacassements se font entendre un peu plus loin, ils se rapprochent de nous petit à petit. J'entraperçois un oiseau d'un bleu vif, c'est un Geai bleu (Cyanocitta cristata). Il est magnifique et peu farouche.

 

Geai bleu Olivier VANNUCCI

 

Un autre curieux s'avance sur un tronc puis se pose à quelques centimètres de moi, c'est la Sitelle à poitrine rousse (Sitta canadensis).Plus petite que sa cousine torchepot, elle possède un bec court et légèrement retroussé.

 

Sittelle à poitrine rousse Olivier VANNUCCI

 

Sur le lac un couple de Huart à collier (Gavia immer) est en pêche. L'affluence des canoës ne facilite pas l'observation...

 

Lac Saint Charles Olivier VANNUCCI (1)

 

Attention, il faut faire gaffe où l'on pose les pieds en forêt !

 

Mais qui se cache sur la photo Olivier VANNUCCI

 

Crapaud d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Un Crapaud d'Amérique (Anaxyrus americanus) cherche sa nourriture dans la litière le long du chemin, sa peau moucheté se confond à la perfection avec le tapis de feuilles mortes et autres débris végétaux.La photographie est un peu ratée dommage !

 

Plus haut sur des rameaux secs, un drôle de piaf virevolte à la manière d'un gobemouche. C'est le Moucherolle des aulnes (Empidonax alnorum). C'est un oiseau étonnant par sa morphologie et surtout son bec.

 

Moucherolle des aulnes Olivier VANNUCCI

 

En lisière, un viréo très curieux se poste face à nous, il s'agit du Viréo de Philadelphie (Vireo philadelphicus).

 

Viréo de Philadelphie Olivier VANNUCCI

 

Prochain article sur le Parc National de la Vallée de la Jacques Cartier...

 

Olivier et Adeline

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 08:28

Quittant Chambly pour une semaine en itinérance, notre première journée nous conduit à Québec en passant par Drummondville puis Saint Antoine de Tilly.


Drummondville Olivier VANNUCCI 

Drummondville au bord de la rivière Saint François, nous permet d’approcher une nouvelle espèce de limicoles : le Chevalier grivelé (Actitis macularius). Ce petit chevalier rappelle beaucoup son homologue du vieux continent le chevalier guignette. On arrive à les distinguer plus facilement en plumage nuptial, sinon l’espèce américaine a les pattes bien jaunes, le bec nettement bicolore (rosé à pointe sombre), la queue plus courte, en vol la barre alaire est plus étroite et il y a moins de blanc à la queue.

 Chevalier grivelé 1 Olivier VANNUCCI

Chevalier grivelé 2 Olivier VANNUCCI

Chevalier grivelé 3 Olivier VANNUCCI

Chevalier grivelé 4 Olivier VANNUCCI

 

Dans le parc à proximité du barrage, un oiseau mythique est posé, un Colibri à gorge rubis (Archilochus colubris) prend la pause ! Il s'agit ici d'un juvénile. Dès qu'il décolle un bourdonnement nous frôle les oreilles.


Colibiri à gorge rubis . Olivier VANNUCCI

Colibri à gorge rubis Olivier VANNUCCI

Un peu plus loin sur un tronc, une Sitelle à poitrine blanche (Sitta carolinensis)  regarde dans notre direction. 

 Sittelle à poitrine blanche Olivier VANNUCCI

 

Sur la lisière un Monarque s'est posé ailes repliées, quel magnifique papillon ! 

 Monarque ailes fermées Olivier VANNUCCI


Sur la rivière, les goélands à bec cerclés sont nombreux accompagnés de quelques grands hérons et cormorans à aigrettes.

 Grand Héron et compagnie Olivier VANNUCCI

 

Nous reprenons la route en direction de la rive sud du Saint Laurent et nous nous arrêtons aux marais de Saint Antoine de Tilly, ensemble de battures soumis aux aléas des marées. En longeant la berge, nous ferons décoller une Bécassine de Wilson (Gallinago delicata), elle se reposera plus loin mais impossible de la retrouver !

 Marais de Saint Antoine de Tilly Olivier VANNUCCI

 

A partir de la jetée nous avons un bon panorama sur le marais. Un jeune busard Saint Martin tente de capturer des bruants à plusieurs reprises mais sans succès, il filera vers le sud-ouest. Tous les goélands décollent paniqués, un Pygargue à tête blanche immature vient survoler les vasière puis disparaît.  


Busard Saint MartinOlivier VANNUCCI

 

Rendez-vous sur la rive nord du Saint-Laurent dans le prochain épisode !


Olivier et Adeline.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 05:38

Pour ce deuxième article, nous restons dans le sud du Québec.

 

De retour de Sherbroock (région des Cantons de l’Est), nous nous arrêtons au nord du Lac de Memphrey Magog, au marais de la Rivière aux Cerises link. C’est un ensemble de marais tourbeux traversés par la plus longue passerelle sur pilotis aménagée au Québec.

 

Voici une vue du marais :

 

Marais de la Rivière aux Cerises passerelle

 

Au départ du sentier, un petit bois abrite de nombreux passereaux dont le Pic mineur (Picoides pubescens) piquetant le tronc d’un cyprès à quelques mètres de nous, à contre jour, nous apercevons seulement sa silhouette. Un Chardonneret jaune (Carduelis tristis) décortique un lichen sur un arbre mort juste au-dessus de nous.

 

Pic mineur Olivier VANNUCCI

 

Chardonneret jaune Olivier VANNUCCI

 

Nous arrivons sur un premier petit étang où quelques Tortues peintes (Chrysemys picta) se dorent la pilule, ce milieu très favorable au Petit blongios avec sa ripisylve dense en roseaux, nous permet uniquement d’observer son cousin le Héron vert (Butorides virescens), ici un adulte, profitant du soleil couchant.

 

Tortues peintes Olivier VANNUCCI

 

Héron vert Olivier VANNUCCI

 

Butorides virescens Olivier VANNUCCI

 

Dans le marais, c’est très calme, la fin d’après-midi venteuse ne facilite pas le repérage des oiseaux, de petits cris retentissent des osmondes royales, il s’agit certainement d’un rallidé mais pas possible de l’identifier. Un observatoire donne sur une petit pièce d’eau au cœur de la tourbière. Sur le moment je ne remarque qu’un canard colvert au premier plan, puis une forme longiligne et statique se détache au fond, oui c’est bien lui un Butor d’Amérique (Botaurus lentiginosus) en pleine pêche ! Il ne sembla pas déranger par notre présence (25 mètres).

 

Butor d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Marais de la Rivière aux Cerises végétation

 

L’heure tourne et nous devons rejoindre Chambly avant la nuit tombée. Au niveau de la forêt boréale je m’arrête un instant pour observer une paruline. Je pshitte et là un groupe de plusieurs espèces déboulent en compagnie de mésanges à tête noire : Paruline flamboyante, Paruline à flancs marron, Paruline à croupion jaune, Paruline à tête cendrée, Paruline rayée et Paruline masquée.

 

Paruline flamboyante Olivier VANNUCCI

 

Paruline flamboyante (Setophaga ruticilla) femelle ou premier hiver, bien curieuse elle s'approchera plus que le mâle bien farouche ci-dessous.

 

Paruline flamboyante mâle Olivier VANNUCCI

 

Pas de meilleure image du mâle de Paruline flamboyante, mais voici tout de même un cliché de l'oiseau.

 

Paruline à flancs marron Olivier VANNUCCI

 

Pour le plaisir des yeux et je comprends la surprise du découvreur de cette paruline sur l'île de Sein, quand on connaît ses couleurs iréelles ! Voici la Paruline à flancs marron (Dendroïca pensylvanica).

 

Paruline à tête cendrée Olivier VANNUCCI

 

La Paruline à tête cendrée (Setophaga magnolia) s'approche avec méfiance, mais elle ne quittera pas son buisson.

 

Paruline masquée . Olivier VANNUCCI

 

Paruline masquée Olivier VANNUCCI

 

La Paruline masquée (Geothlypis trichas) se fait plus discrète restant souvent à couvert. Pourtant elle émet un cri puissant facilitant alors sa recherche.

 

Urubu à tête rouge Olivier VANNUCCI

 

Nous finirons la journée par l’observation d’un Urubu à tête rouge (Cathartes aura) cerclant au-dessus du parking.

 

Olivier et Adeline.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 15:34

Après un voyage d'une quinzaine de jours au Québec (du 26 août au 9 septembre), voici les premières images d'un pays riche de son environnement écologique, culturel et linguistique !

Nous avons donc "miroisé" en présence de quelques ornithologues locaux et avons parcouru plus de 2000 kilomètres à la rencontre de près de 150 espèces d'oiseaux. Cependant les plus grosses bêtes nous ont passsous le nez, ni caribous, ni orignaux et ni ours.

 

Mais ce périple fut rempli de paysages à couper le souffle et de rencontres imprévues.

 

Le premier épisode présente l'observation des oiseaux dans la vallée de la rivière Richelieu entre Montréal et la frontière des Etats-Unis. De nombreux passereaux sont en migration et le vent de sud permet de maintenir un climat estival frôlant les 30°C certains jours.

 

Nous voici en direction de Philipsburg, Chemin des Patriotes à la 13eme Avenue sur un secteur de marécages arborés (forêt alluviale) et sur la 16ème Avenue sur un marais à quenouilles (massettes) plus ouvert.

 

Héron vert vol Olivier VANNUCCI

 

Le long d'un petit canal perpendiculaire à la Rivière Richelieu, nous rencontrons le magnifique Héron vert (Butorides virescens), ici un juvénile qui manquera de se faire enserrer par un Epervier de Cooper. Le Martin pêcheur d'Amérique (Megaceryle alcyon) impressionnant par sa taille se posera à quelques mètres de nous, non loin d'un Chevalier solitaire fouillant la vase.

 

Héron vert juvénile Olivier VANNUCCI

 

Martin pêcheur d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Un petit cri nous accompagne depuis le début, c'est le Bruant des marais (Zonotrichia georgiana) peu farouche. Il restera visible quelques minutes, avant de disparaître.

 

Bruant des marais Olivier VANNUCCI

 

 

Un peu plus loin, c'est au tour de la Paruline des ruisseaux (Parkesia noveboracensis) qui restera à l'abri des touffes de carex et des fougères. Des moucherolles des aulnes chassent à la manière de gobemouches postés sur leur branche morte.

 

  Tourterelle triste Olivier VANNUCCI

 

En bordure de jardin nous apercevons la Tourterelle triste (Zenaida macroura) avec sa queue effilée et ses taches caractéristiques, puis un "agent" des télécoms un peu particulier inspecte le poteau à 4 mètres de nous (splendide !!!). Il s'agit du Pic maculé (Sphyrapicus varius).

  Pic maculé Olivier VANNUCCI

 

Sur le bord du chemin nous croisons une libellule bien exotique pour nous avec des tâches de couleur sur les ailes.

C'est la Libellule gracieuse  (Libellula pulchella). Merci à Michel Cournoyer pour la détermination.

 

Libellule lydienne Olivier VANNUCCI

 

 

Arrivés à Philipsburg, nous allons observer les oiseaux sur la baie Missisquoi le long d'une plage située au nord-est, dans un camping. Les niveaux d'eau ont baissé ces derniers temps et ce site est propice aux haltes des limicoles. Une forte odeur de marée est portée par un vent chaud (des quantités importantes de moules d'eau douce se décomposent).

 

Baie Missisquoi

 

Un Bécasseau roussâtre / rousset (Tryngites subruficollis) est d'ailleurs présent (espèce considérée comme rare ici aussi). Il avait été signalé la veille.

 

Bécasseau roussâtre Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau roussâtre Olivier VANNUCCI

 

Et après, nous observons le cortège de limicoles espérés tous les automnes par les ornithologues européens !-)  : Bécasseau à poitrine cendrée / Bécasseau tacheté (Calidris melanotos), Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla), Bécasseau minuscule (Calidris minutilla), Petit chevalier / Chevalier à pattes jaunes (Tringa flavipes), Bécasseau de Baird (Calidris bairdii), Bécasseau sanderling (Calidris alba) , Pluvier Kildir / Gravelot Kildir (Charadrius vociferus), Pluvier semipalmé / Gravelot semipalmé (Charadrius semipalmatus).

 

Petits Chevaliers et Bécasseau à poitriné cendrée Olivi

 

Petits chevaliers et Bécasseau à poitrine cendrée.

 

Bécasseau semipalmé Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau semipalmé.

 

Bécasseau minuscule Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau minuscule.

 

Bécasseau de Baird 1 Olivier VANNUCCI

Bécasseau de Baird 2 Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau de Baird.

 

Pluvier Kildir Olivier VANNUCCI

 

Pluvier kildir.

 

Gravelot semipalmé Olivier VANNUCCI

 

Pluvier semipalmé.

 

A Saint Armand, nous explorons quelques jardins boisés, les Cardinaux rouges sont discrets mais on les répère facilement à leurs cris. Nous nous arrêtons pour pchitter devant un buisson à la manière d'un jacassement de pie bavarde. Là, au bout de 30 secondes, des parulines noir et blanc, masquée et à gorge noire se montrent ainsi qu'un Viréo à oeil rouge.

 

Viréo à oeil rouge Olivier VANNUCCI

 

Cimetière Saint Armand

 

Depuis le cimetière, nous contactons une nouvelle espèce, la paruline flamboyante.

 

Près de la frontière, se trouve un sanctuaire pour les oiseaux, au niveau de l'étang Streit (étang que l'on aperçoit au fond du cimetière), l'accès se fait par la rue Quinn à l'est.

 

Ce marais abrite des rallidés non-observés à cette époque et plusieurs espèces fréquentant les bois et prairies attenantes. Un magnifique lépidoptère butine dans les centaurées, c'est le Papillon du céleri (Papilio polyxenes).Et son cousin migrateur, le Monarque (Danaus plexippus) fera une halte, avant de continuer sa descente vers des latitudes plus chaudes.

 

Papillon du céleri Olivier VANNUCCI

 

Monarque Olivier VANNUCCI

 

Sur le retour, nous croisons une troupe de Dindons sauvages (Meleagris gallopavo) dans une prairie au bord de la route. C'est vraiment des dindons, avec un air aussi intelligent que leurs cousins de basse-cour !

  Dindons sauvages Olivier VANNUCCI

 

Nous ferons un arrêt à l'île aux Noix, sur la marina Gosselin ; de là, nous observerons jusqu'à 7 Balbuzards pêcheurs (Pandion Haliaetus).

Sur un fil électrique, une Buse à queue rousse (Buteo jamaicensis) coopérative se laissera prendre en photo malgré le trafic routier...

 

Buse à queue rousse Olivier VANNUCCI

 

Merci à notre guide Pierre Bannon.

 

Olivier et Adeline.

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 09:42

L'avantage des ïles, c'est leur isolement.

Les espèces sont moins nombreuses mais endémiques et liées à  ces mondes fermés.

Tarentola angustimentalis

Gecko lié aux deux îles est des Canaries ( Lanzarote et  Fuerteventura)

Considérer comme une sous espèce de Tarentola mauritanica, elle a maintenant le statut d'espèce à part entière.

 

gecko

Le lézard atlantique (Gallotia atlantica)

Même répartition que le gecko.

Les galliota sont des lézards répartis sur les îles Canaries.

Chaque île a son espèce 

Galliota bravoana ( La Gomera)

Galliota  caesaris ( la gomera- el Hierro)

Galliota  intermedia ( Tenerife)

Galliota simonyi ( El Hierro) Lézard de 60 cm.

Galliota stehlini ( Grande Canarie)

 

lézard 1

lézard 2

Armelle , Nathalie et François

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