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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 15:18

Après l'article de Morgane qui a eu la chance de croiser des Orignaux, voici une serie très "paysage" et une petite surprise pour la fin, sur ce même site mais visité une semaine plus tôt !

Entrée de la vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCC

A notre arrivée, cette vallée encaissée nous attire par ses paysages grandioses et ses couleurs du soir. Nous y resterons que deux petites heures.

Vallée de la Jacques Cartier soleil rasant Olivier VANNUCC

La lumière est impressionnante presque irréelle, quelques arbres commencent à changer de couleur et le jaune doré est accentué par le soleil rasant.

Vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCCI...

Nous continuons vers l'amont à l'affût du moindre orignal, mais rien...

Vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCCI.

La piste est de plus en plus cabossée, nous croiserons un Raton-laveur (Procyon lotor) très furtif.

Vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCCI

Toujours rien malgré les nombreuses observations rapportées par des personnes croisées... Nous décidons alors de faire demi-tour. La piste se termine en cul-de-sac de toute façon.

Vallée de la Jacques Cartier Olivier VANNUCCI..

Le paysage est à couper le souffle malgré tout, les recherches infructueuses de grands mammifères sont presque oubliées.

Repas du Castor d'Amérique Olivier VANNUCCI

Nous nous arrêtons une dernière fois et là, un Castor d'Amérique (Castor canadensis) nage à proximité de nous, une branche à travers la mâchoire. Superbe ambiance à la tombée du jour !

Castor d'Amérique Olivier VANNUCCI

L'observation dans la pénombre ne facilite pas la prise de clichés, mais l'ambiance est là !

Olivier et Adeline.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:34

Ce deuxième parcours est un aller-retour. Je quitte les sentiers pour remonter le fond du Bras des Roches Noires: un lit de cailloux, galets et bloques. A la Réunion, toutes les ravines sont généralement quasi sèches, et leur configuration dépend des grands évenements pluvieux comme les cyclones. Les eaux utilisent alors l'ensemble du lit et peuvent s'adonner à leur travail d'érosion. 

20 DSCN0226

 

Pour l'heure seul un petit torrent facilement franchissable sillonnent ce "désert" de blocs, les blocs de plus de 2 mètres cubes sont monnaie courante. Le tarier de la réunion (Saxicola tectes) toujours bien présent peut ainsi trouver de nombreux reposoirs pour chanter.

25 Saxicola tectes2

 

Dans ce décors immense, l'oeil finit par s'habituer et tombe sur quelques petites bêtes qui trouvent leur place au milieu du dédale. Les premiers habitants observés, les libellules. Nous retrouvons Anax imperator et trithemis haematina. Une espèce non déterminée de demoiselle, de livrée brune, se laissera difficilement approcher, s'envolant tel un fourmilion maladroit pour ce reposer quelques mètres plus loin.

21 Anax imperator22 Trithemis haematina2

 

Ce sont ensuite les araignées. Chacune a sa loge, l'une placant sa toile entre deux galets, ...

24 epeire sp

... l'autre au dessus de l'eau, une autre encore chassant à vue sur les paroies abruptes.

23 araignee sp

La dernière espèce contacter est la seule identifiée, la fameuse Nephila inaurata (sur la photo, l'individu fait près de 15cm de long avec les pattes) avec son chapelet de proies. Elle est accompagnée d'une espèce beaucoup plus petite qui semble profiter de la même toile (!?).

26 Nephila inaurata

 

Arrivée à mi parcours, isolé de toutes présences humaines, certaines paroies abruptes présentes des failles propices pour l'Hirondelle de Bourbon (Phedina borbonica), qui y niche. Une dizaine d'individu en chasse permanente autour du rempart m'aura attiré l'attention... 

28 Phedina borbonica

 

La ravine semble maintenant se végétaliser et les dénivelés deviennent plus sérieux. La végétation des abords semble devenir plus locale avec des sols volcaniques encore en lichen et en mousses, parsemés de petits arbres pionniers et bien souvent endémique. C'est  le début des vertigineux remparts inexplorés. Pour la petite histoire, les derniers individus de Pétrels noires de Bourbon peuplent encore ces flancs de hautes altitudes. Cette espèce restée légendaire de par ses moeurs strictement nocturnes s'éteind inexorablement!

Le Merle pays (Hypsipetes borbonicus), espèce endémique de ces forêts primaires, viendra me chanter au nez et me sonner l'heure du retour. Qu'il est bon de pouvoir s'immerger encore dans ces paysages presque vierge...

29 Hypsipetes borbonicus

 

Benoit

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 14:13
Décidément, le mardi sera le jour de la semaine pour les marches en solitaires. C'est ainsi que par deux fois, deux semaines de suite, j'ai pu m'adonner à mes déambulations en redécouvrant des milieux de rivières... le Bras de la Plaine et l'un de ses affluents, le Bras des Roches Noires!
11 DSCN0097
Les sommets dominants les bras de la Plaine et des Roches noires.

La première balade est consacrée au bras de la Plaine, rivière principale de ce secteur sud ouest de l'Ile. Le principe de mon circuit est de descendre vers le lit de la rivière à hauteur de la Plaine des Cafres (de 1300m à 600m d'altitude), puis de descendre le lit de la rivière (sur 7 km) jusqu'à hauteur de Pont d'Yves, où il suffit de remonter (de 350m à 800m d'altitude)!
12 DSCN0099
J'aborde le village de Grand Bassin, avec ses moineaux domestiques et ses Merles Maurices, tous introduits et pullulant en milieu humain.
15 DSCN0210
Aussitôt dépassé le bas du villages et son "voile de la Mariée", des visions plus tranquilles s'offrent aux yeux, comme ce jeune Tec-tec ou Tarier de la Réunion (Saxicola tectes) qui semble venir voir ce que je suis.
13 Saxicola tectes
Arrivé aux abords du cours d'eau, une faune aquatique profite des parties au courant plus calme: Anax imperator (sous espèce éthiopienne) ou encore Trithemis haematina chasse au dessus, tandis que sous la surface des Gobies non déterminés flirtent avec les tétards du crapaud africain (Bufo gutturalis), présents dans n'importe quel zone d'eau.
16 Trithemis haematina
              
La randonnée se complique alors puisqu'à la date où nous sommes, les premières pluies prennent les hauteurs de l'Ile et grossissent sensiblement le cour d'eau qui prend des allures de torrent... encore franchissable puisque je vous raconte comment ça s'est passé!
17 Actitis hypoleucos
Tandis que je mouille jusquà ma culotte pour progresser, quelques belles observations viennnent m'encourager: trois Chevaliers guignette se jouent du torrents et s'alimentent entre les galets (individu originaire a priori d'asie, ce qui explique des proportions bien plus élancées qu'en métropole). La frustration reste cette demoiselle noire et bleue qui me passe sous le nez alors que j'ai de l'eau jusqu'à la taille et que mes deux mains me sont plus utiles à garder mon équilibre le long de la paroie rocheuse qu'à prendre mon appareil photo!
Le lit minéral de la rivière en plaine érosion permet de voir des passages rocheux en voûtes, dont certain accueille des colonies de Salanganes des Mascareignes, sorte de martinet local. La progression vers l'aval du cours d'eau voit le lit se végétaliser: les espèces pionnières se mellent aux espèces de zones humides comme cette grande prêle (Equisetum ramosissimum) abondante par endroit!
19 Equisetum ramosissimum
Après de nombreuses traversées de la rivière, j'arrive enfin à reprendre un sentier, c'est le début de la fin et un Zoizo la vierge (Terpsiphone bourbonnensis bourbonnensis) m'accueille...
10 Terpsiphone bourbonnensis bourbonnensis
Cette première balade m'aura fait faire 6 heures de marches, de quoi vérifier que la machine marche bien!
A suivre...
Benoit
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 20:19

Arrivée 11h à l'aéroport de Montréal, après 7h30 de vol environ. Nous profitons du reste de la journée pour visiter la ville, avant de partir le lendemain pour de plus grands espaces : le Parc National de la Jacques Cartier qui tient son nom de la rivière Jacques Cartier.

 

IMGP0548

 

Un grand héron passera en vol au-dessus de nos têtes mais ne se posera pas, dans le buisson à proximité de deux jeunes Bruants familiers (Spizella passerina) nous épient. 

 

Bruant familier juv (3)

 

Nous partons pour notre première balade dans le parc. Nous observons le fameux Martin-pêcheur américain (Megaceryle alcyon), mais également un Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) et un jeune Epervier brun (Accipiter striatus).

Epervier brun (3)

 

Et en contrebas deux orignaux (Alces alces) planqués dans les hautes herbes, un jeune mâle et une femelle.

 

Orignal (3)

 

Nous continuons notre route et au détour du lac Buvard (lac à sec en période estivale), nous tombons nez à nez avec cette Grenouille des bois (Lithobates sylvaticus).

 

Grenouille des bois (1)

 

Et ce pic chevelu (Picoides villosus).

 

Pic chevelu

 

 

Nous reprenons la voiture et dirigeons vers un nouveau départ de randonnée. En chemin, nous croisons à nouveau un orignal, cette fois-ci, un beau mâle en train de se nourrir dans la rivière.

 

Orignal (8)

Orignal (23)

 

Nous continuons notre chemin et nous arrêtons plus loin en bordure de la rivière.

 

IMGP0591

 

Une grenouille verte canadienne (Rana clamitans) se prélasse sur les bordures de la rivière.

 

IMGP0643

 

Avant de quitter le Parc, nous nous arrêtons pour un dernier détour sur une tourbière, avant de prendre la route vers Saguenay. 

 

IMGP0673

 

Morgane, Antoine, Mathieu et Marion.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:46

Une fois n'est pas coutume, un article consacré à une espèce : le Plongeon imbrin (Gavia immer).

 

Depuis deux jours un Plongeon imbrin a élu domicile dans le chenal de Pen Bron entre la Turballe et le Croisic à l'entrée du Traict. Voici quelques images au lever du soleil !

 

Plongeon imbrin OV 1

 

Plongeon imbrin 2 OV

 

Plongeon imbrin 3 OV

 

Plongeon imbrin 4 OV

 

Petite ambiance sympathique pour débuter la journée !

 

L'hiver approche avec son cortège d'espèces nordiques, chouette !

 

Olivier et Claire.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 20:43

Malgré un ciel nuageux en cette matinée du 31 octobre, l’océan atlantique offre une palette de couleurs digne des mers des Caraïbes ou presque. 


IMGP8941

 

L’objectif de la journée,  attendre la marée basse pour pouvoir grimper tout en haut du Grand Mulon.

 

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L’après-midi, le ciel se découvre, la marée est basse, il est temps pour nous de grimper le Grand Mulon.


IMGP8987


La montée se transforme en course, attention aux algues glissantes, une chute est si vite arrivée, mais ... n’aura pas lieu. Le point de vue est superbe, d’un côté l’estran bien découvert, de l’autre, les plages de sable blanc.

 

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IMGP8951

 

La descente du Grand melon se fait avec prudence et nous nous attardons sur l’estran à la découverte de ce monde riche et méconnu.

IMGP8962

 

 

Nous trouvons un Marek fier de sa prise mais bien à l’abri des pinces de ce crabe quelque peu agressif.

 

IMGP8968

 

 

Nous observons de drôles de petits crustacés : Pisidia longicornis


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Une des techniques de camouflage de ce crabe est de se coller des morceaux d’éponges et d’algues sur le corps : Porcellana platycheles


IMGP8964

 

 

Alors que certains crabes préfèrent s’enfouir pour se dissimuler, certains au contraire très combattif cherche la confrontation comme ce Xanthe (Xantho incisus) :

 

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Un autre xanthe de la même espèce que précédemment, mais celui-ci arbore une couleur particulière et semble moins caractériel que ses congénères.

 

IMGP8960

 

 

Le Grapse marbré (Pachygrapsus marmoratus), un drôle de crabe aux allures carrées.


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Une drôle d’araignée à dix pattes (Inachus phalangium) :


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Et cette drôle de blennie, le mordocet (Lipophrys pholis) :

 

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La Team MB 

 

Morgane, Adeline, Olivier, Pauline et Marek

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 17:00

Après une visite éclair de la ville de Québec (ah Madonna et 72 000 fans !!!), nous prenons la route vers le Nord en direction du Parc National de la vallée de la Jacques Cartier. A 45 minutes de Québec nous nous arrêtons tout d'abord à Stoneham sur les Marais du Nord. Ce site remarquable par ces milieux et sa forêt boréale nous réserve de belles rencontres !

 

Marais du Nord Olivier VANNUCCI

 

Le temps lourd et orageux ne facilite pas la randonnée et surtout accentue l'attaque des moustiques ! J'ai tenté le short et j'ai perdu (des centaines de piqûres sur les mollets). A partir du parking du chemin de la grande ligne, les sentiers sont balisés et donnent accès à des circuits thématiques link.

 

Rivière des Hurons Olivier VANNUCCI

 

A l'Est, le sentier de la Roche Plate et des Méandres permet l'observation de nombreux passereaux comme les parulines, mais aussi les grives, les jaseurs d'Amérique, les mésanges et le moqueur chat. Certains passereaux se poseront sur nous cherchant de la nourriture ! Les écureuils roux d'Amérique (Tamiasciurus hudsonicus) ne sont pas en reste, alarmant avec un cri "mitraillette", c'est assez surprenant. Comme le dit le panneau, si familiers !!!

 

intrus Olivier VANNUCCI

 

Dans la forêt boréale, les passereaux se déplacent en bande mixte. Les parulines se rapprochent petit à petit attirées par le ballet des mésanges à tête noire tout autour de nous.

 

La Paruline à gorge noire (Dendroica virens) :

A noter, les deux barres alaires nettes sur le gris, la tête jaune et le croupion jaune verdâtre et enfin le ventre blanc sale rayé de noir surtout sur la gorge sur les flancs.

 

Paruline à gorge noire Olivier VANNUCCI.

 

La même mais sous un autre éclairage.

 

Paruline à gorge noire Olivier VANNUCCI

 

La Paruline à flancs marron (Dendroica pensylvanica) :

Il s'agit ici d'un adulte avec la présence de la coloration brune sur les flancs.

 

Paruline à flancs marron ad Olivier VANNUCCI

 

La Paruline à tête cendrée (Dendroica magnolia) :

Espèce très commune, la tête cendrée avec un cercle oculaire blanc assez net, le ventre jaune rayé de noir et le dessous du croupion blanc.

 

Paruline à tête cendrée. Olivier VANNUCCI

 

La Paruline noir et blanc (Mniotilta varia) :

C'est une espèce surprennate par ses couleurs, l'oiseau est entièrement noir et blanc (digne d'un film muet du milieu du 20ème siècle ;-). Un acrobate hors pair aux pieds jaunes !

 

Paruline noir et blanc Olivier VANNUCCI

 

La Paruline obscure (Leiothlypis peregrina) :

Cette petite espèce ressemble un peu à nos pouillots, sauf le bec plus proche de celui des fauvettes.

 

Paruline obscure Olivier VANNUCCI

 

 

La Paruline à collier (Setophaga americana) :

Une des plus belles avec une gorge jaune orangée, le ventre blanc, tête grise avec la calotte et le dos verdâtre.

 

Paruline à collier Olivier VANNUCCI

 

Les autres sentiers à l'Ouest : le Marais et la Tourelle, abritent de nombreuses sittelles, des geais bleus, des viréos et également de nombreuses parulines.

 

Décharge du Lac Delage Olivier VANNUCCI (1)

 

La multitude d'habitats aquatiques est intéressante pour les amphibiens, mais au mois de septembre c'est le désert batrachologique. Plus loin sur la "décharge" du Lac Delage, un Canard noir (Anas rubripes) barbote à proximité de nous.

 

Canard noir Olivier VANNUCCI

 

Plus au sud, le lac s'étend aux pieds des collines couvertes de forêts. Nous apercevons un petit rapace rappelant un hobereau chassant les libellules et se postant sur des perchoirs dégagés.

 

Marais du Nord Olivier VANNUCCI

 

Il s'agit d'un Faucon émerillon (Falco columbarius) sur un sapin mort en bordure de lac. Ce comportement particulier que je ne connaissais pas chez nous en France m'a paru étrange. Mais il semble que l'espèce profite de cette quantité d'odonates disponible à cette période.

 

Faucon émerillon Olivier VANNUCCI

 

Dans le sous bois, une grive se laisse observer brièvement. Il s'agit de la Grive à dos olive (Catharus ustulatus), c'est un oiseau très discret.

 

Grive à dos olive Olivier VANNUCCI

 

Des jacassements se font entendre un peu plus loin, ils se rapprochent de nous petit à petit. J'entraperçois un oiseau d'un bleu vif, c'est un Geai bleu (Cyanocitta cristata). Il est magnifique et peu farouche.

 

Geai bleu Olivier VANNUCCI

 

Un autre curieux s'avance sur un tronc puis se pose à quelques centimètres de moi, c'est la Sitelle à poitrine rousse (Sitta canadensis).Plus petite que sa cousine torchepot, elle possède un bec court et légèrement retroussé.

 

Sittelle à poitrine rousse Olivier VANNUCCI

 

Sur le lac un couple de Huart à collier (Gavia immer) est en pêche. L'affluence des canoës ne facilite pas l'observation...

 

Lac Saint Charles Olivier VANNUCCI (1)

 

Attention, il faut faire gaffe où l'on pose les pieds en forêt !

 

Mais qui se cache sur la photo Olivier VANNUCCI

 

Crapaud d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Un Crapaud d'Amérique (Anaxyrus americanus) cherche sa nourriture dans la litière le long du chemin, sa peau moucheté se confond à la perfection avec le tapis de feuilles mortes et autres débris végétaux.La photographie est un peu ratée dommage !

 

Plus haut sur des rameaux secs, un drôle de piaf virevolte à la manière d'un gobemouche. C'est le Moucherolle des aulnes (Empidonax alnorum). C'est un oiseau étonnant par sa morphologie et surtout son bec.

 

Moucherolle des aulnes Olivier VANNUCCI

 

En lisière, un viréo très curieux se poste face à nous, il s'agit du Viréo de Philadelphie (Vireo philadelphicus).

 

Viréo de Philadelphie Olivier VANNUCCI

 

Prochain article sur le Parc National de la Vallée de la Jacques Cartier...

 

Olivier et Adeline

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:44

Les derniers jours de beau temps.

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Les oiseaux hivernants ne sont pas encore tous présents.

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Bernache cravant et goéland cendré.penestin 1

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Bruant des roseaux.

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Serin cini, Bruant zizi et ramasseurs de moules.

Le soleil n'éclaire pas longtemps, donc j'ai profité de sa présence pour pousser plus au sud vers les marais salants de la Mée.penestin 10

Peu d'oiseaux également.

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Une chêvre et quelques moutons broutent dans les salines colonisées par la végétation.

penestin 8

Dans le bocage morbihannais, encore pas mal d'agitation.

penestin 5

Roitelets triple bandeau et Sitelle torchepot.

François

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 08:28

Quittant Chambly pour une semaine en itinérance, notre première journée nous conduit à Québec en passant par Drummondville puis Saint Antoine de Tilly.


Drummondville Olivier VANNUCCI 

Drummondville au bord de la rivière Saint François, nous permet d’approcher une nouvelle espèce de limicoles : le Chevalier grivelé (Actitis macularius). Ce petit chevalier rappelle beaucoup son homologue du vieux continent le chevalier guignette. On arrive à les distinguer plus facilement en plumage nuptial, sinon l’espèce américaine a les pattes bien jaunes, le bec nettement bicolore (rosé à pointe sombre), la queue plus courte, en vol la barre alaire est plus étroite et il y a moins de blanc à la queue.

 Chevalier grivelé 1 Olivier VANNUCCI

Chevalier grivelé 2 Olivier VANNUCCI

Chevalier grivelé 3 Olivier VANNUCCI

Chevalier grivelé 4 Olivier VANNUCCI

 

Dans le parc à proximité du barrage, un oiseau mythique est posé, un Colibri à gorge rubis (Archilochus colubris) prend la pause ! Il s'agit ici d'un juvénile. Dès qu'il décolle un bourdonnement nous frôle les oreilles.


Colibiri à gorge rubis . Olivier VANNUCCI

Colibri à gorge rubis Olivier VANNUCCI

Un peu plus loin sur un tronc, une Sitelle à poitrine blanche (Sitta carolinensis)  regarde dans notre direction. 

 Sittelle à poitrine blanche Olivier VANNUCCI

 

Sur la lisière un Monarque s'est posé ailes repliées, quel magnifique papillon ! 

 Monarque ailes fermées Olivier VANNUCCI


Sur la rivière, les goélands à bec cerclés sont nombreux accompagnés de quelques grands hérons et cormorans à aigrettes.

 Grand Héron et compagnie Olivier VANNUCCI

 

Nous reprenons la route en direction de la rive sud du Saint Laurent et nous nous arrêtons aux marais de Saint Antoine de Tilly, ensemble de battures soumis aux aléas des marées. En longeant la berge, nous ferons décoller une Bécassine de Wilson (Gallinago delicata), elle se reposera plus loin mais impossible de la retrouver !

 Marais de Saint Antoine de Tilly Olivier VANNUCCI

 

A partir de la jetée nous avons un bon panorama sur le marais. Un jeune busard Saint Martin tente de capturer des bruants à plusieurs reprises mais sans succès, il filera vers le sud-ouest. Tous les goélands décollent paniqués, un Pygargue à tête blanche immature vient survoler les vasière puis disparaît.  


Busard Saint MartinOlivier VANNUCCI

 

Rendez-vous sur la rive nord du Saint-Laurent dans le prochain épisode !


Olivier et Adeline.

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 15:45

Le bout du monde, vous connaissez ? C'est ici à Hoëdic link (reportage de TV Quiberon !)! Loin des tumultes du continent, des médias à oeillères qui colportent le pessimisme ambiant...

 

Le bout du monde Julien Sanson

 

Nous voici comme tous les ans au rendez-vous des oiseaux égarés sur une île bretonne. Une semaine bien profitable évitant les fortes précipitations du continent. Plus de 94 espèces ont été observées dont certaines peu communes.

Une tempête de vent de sud a malheureusement empêché la plupart des oiseaux migrateurs à faire halte sur l'île.

 

Plage de l'Argol Hoëdic Olivier VANNUCCI

 

Les plages sont vides de bipèdes, accueillant seulement le roulis des vagues accentuées par le vent de sud et les forts coefficients (107).

 

Le lendemain de notre arrivée, c'est la folie des passereaux, notamment des pouillots ! 9 Pouillots à grands sourcils seront notés (un record pour l'île), plus quelques raretés observées par la quinzaine d'ornithos présents. Arrivant par le Sémaphore et l'ouest de l'île, les oiseaux s'engouffrent ensuite dans les jardins en direction de l'est pour finir souvent à l'abri du vent dans la saulaie de la carrière.

 

Carrière et saulaie Julien SANSON

 

Pouillot véloce de type collybita.

 

Pouillot véloce Olivier VANNUCCI

 

Dans ce prunellier se cache un oiseau mystérieux, il n'a jamais mal au cou ! C'est le Torcol fourmilier (Jynx torquilla).

 

Torcol fourmilier Olivier VANNUCCI

 

 

Dans les jardins, les Gobemouches noirs (Ficedula hypoleuca) font ripailles en plongeant sur les derniers diptères formant des essaims au-dessus des potagers.

 

Gobemouche noir Olivier VANNUCCI

 

Un figuier bien garni fait le bonheur des frugivores locaux et migrateurs. Les étourneaux sansonnets, les merles noirs, les grives, les fauvettes à tête noire et l'Etourneau roselin (Pastor roseus) se gavent de figues sucrées.

 

Etourneau roselin Olivier VANNUCCI

 

Les rapaces ne sont jamais très loin ! Un jeune Epervier d'Europe (Accipiter nisus) tentera de capturer un moineau devant notre gîte, ce sera un échec, mais quelle obs !

 

Epervier d'Europe. Olivier VANNUCCI

 

D'autres rapaces sont présents sur l'île : Faucon pélerin, Faucon émerillon, Faucon crécerelle et Busard Saint Martin.

 

Faucon crécerelle Olivier VANNUCCI

 

Décollage de ce Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), autant surpris que moi au niveau du champ où pâturent les chevaux camarguais.

 

Faucon pélerin imm. Olivier VANNUCCI

 

Ce jeune Faucon pélerin (Falco peregrinus) fait des allers-retours entre Houat et Hoëdic, survolant l'île et guettant les limicoles depuis le Grand Mulon. 

 

Lichens des rennes Hoëdic Olivier VANNUCCI

 

Sur la côte, les pipits se nourrissent dans les laisses de mer et sur la dune grise couverte de lichens (le paradis de Willy!). Un Pipit farlouse (Anthus pratensis) posté sur la jétée du vieux port se fait une place parmi les bergeronnettes grises.

 

Pipit farlouse Olivier VANNUCCI

 

Un peu plus à l'est, un pipit me pose question. Ses pattes couleur chair à orangé brun ne facilite pas sa détermination comme Pipit maritime (Anthus petrosus), il s'agirait peut-être d'un individu de la sous-espèce littoralis.

 

Pipit maritime Olivier VANNUCCI

 

Phare Hoëdic Olivier VANNUCCI

 

Du côté du phare, les mouettes rieuses se concentrent à marée haute picorant la laisse brassée par les vagues. Une Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus) sera repérée parmi ses congénères.

 

Mouette mélanocéphale Olivier VANNUCCI

 

De petits "gardes" jalonnent l'estran fouillant le moindre recoin, en vol leur croupion blanc les rendent plus facilement repérables. Souvent sur un promontoire, il se dressent, observent puis courent après leur proie. Ce sont les Traquets motteux (Oenanthe oenanthe) !

  Cache cache motteux Olivier VANNUCCI

Traquet motteux leucorhoa Olivier VANNUCCI

Traquet motteux . Olivier VANNUCCI

 

Mardi matin avec Claire, nous avons découvert un Tarier oriental (Saxicola torquatus maurus), je n'avais pas l'appareil photo donc merci à Philippe J. Dubois pour ces clichés souvenirs. Oiseau aux couleurs "froides" contrairement au tarier pâtre, rémiges bordées de blanc et surtout un croupion non écailleux de couleur beige chamois uni.

 

Tarier oriental PJD2

Tarier oriental PJD

 

La tempête de sud a soufflé sur nos côtes et dans les laisses de mer, la marée a déposé une sorte de méduses (neuston) appelée Galère portugaise (Physalia physalis) link. On dirait une forme de vie extraterrestre ;-) avec ses couleurs surréalistes.

 

Physalia physalis Julien SANSON

 

Une autre forme de vie de notre plancton marin s'est échouée également, les Vélelles (Velella velellalink (petite vidéo intéressante).

 

Velella velella Julien SANSON

 

Le rare Ormeau (Haliotis tuberculata) restera sous son rocher !

 

  Ormeau Julien SANSON

 

Enfin voici notre compagnon de la semaine, passe-partout :

 

Troglodyte mignon Olivier VANNUCCI

 

La ronce ou désespoir du chat, est un perchoir idéal pour le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) !

 

Arc en ciel Hoëdic Olivier VANNUCCI

 

Bref un pur moment de bonheur pour tous et à toute heure !

 

 Julien (le chef cuisinier), Claire (la cueilleuse de plantes sauvages), Adeline (la pêcheuse de crevettes) et Olivier (le trouveur de Tarier oriental).

 Sans oublier Philippe et Elise s'ajoutant à la biodiversité de l'île ;-)

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