Dimanche 23 février 2014 7 23 /02 /Fév /2014 21:26

Petite excursion en forêt de Bercé, profitant de cette belle journée printanière. Au programme recherche des frayères à Grenouille rousse. Pas de problèmes pour ces demoiselles qui en pleine journée étaient bien visibles et actives malgré l'affluence des promeneurs.

P2230711

IMGP3588

 

Le comptage des pontes est ardu. On ne sait plus où donner de la tête tellement il y en a.

IMGP3591

 

Alors que certains mâles chantent à tout va, d'autres se jettent sur la moindre chose qui bouge, même si c'est un autre mâle.

IMGP3610

 

Certains se sont mis au calme et attendent tranquillement à la surface qu'une femelle passe à leur portée.

IMGP3601

IMGP3605

P2230747

 

D'autres privilégie la technique de l'embuscade et se tiennent au fond de l'eau.

P2230723

P2230732

 

Les crapauds sont également de la partie.

P2230755

P2230753

 

Certains plus chanceux que les autres ont déjà leur partenaire.

P2230766

 

Morgane

Par Naturalistes - Publié dans : Amphibiens - Communauté : Naturaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 21 février 2014 5 21 /02 /Fév /2014 08:43

De retour de la côte Atlantique, où l'océan charie des centaines voire des milliers de cadavres d'oiseaux marins, surtout des Alcidés (famille d'oiseaux constituée de 10 genres et de 23 espèces, on retrouve parmi elles les mergules, guillemots, pingouins tordas, stariques et macareux). Depuis décembre dernier, les dépressions se succèdent dans l'Atlantique nord. La houle (des vagues de plus de 20 mètres) et le vent (des rafales à 179 km/h) sévissent depuis plus de deux mois et leurs effets sur les infrastructures humaines, mais surtout sur la faune commencent à se voir...

 

Il faut remonter à l'année 1984 (du 10 janvier à la mi-février) pour retrouver pareilles conditions !

 

"Des milliers de Mouettes tridactyles, de Guillemots de troïl et, dans une moindre mesure, de Pinguoins tordas, amaigris et épuisés sont venus s'échouer sur les côtes françaises de la Manche et de l'Atlantique : on a trouvé à cette époque 14 000 oiseaux morts. Ce désastre avait aussi été constaté sur les côtes ibériques et marocaines, où plusieurs milliers d'oiseaux ont été retrouvés échoués. Cette calamité a été provoquée par des conditions météorologiques très mauvaises sur le proche Atlantique : les vents moyens ont dépassés 60 km/h pendant 24 jours, 75 km/h pendant 12 jours, atteignant 120 km/h (avec rafales à 180 km/h) pendant 48h avec des vagues de 20 mètres. Dans de telles conditions, les oiseaux du large n'ont pas pu s'alimenter et ont dû lutter contre les éléments. L'épuisement et la famine les ont finalement tués en grand nombre."

Extrait de : "Les oiseaux et la météo, Norman Elkins ; édition D&N 2001",

chapitre concernant les échouages, page 181.

 

Mais cet hiver 2013/2014, les victimes principales sont les Macareux moines (Fratercula arctica) appelés aussi clowns de mer, le fameux symbole de la Ligue pour la Protection des Oiseaux.

 

Macareux moine H2 Olivier Vannucci

 

Cette espèce hiverne généralement très loin des côtes, au niveau de la fin du Plateau continental du golfe de Gascogne à plus de 70 kilomètres au large.

 

En période hivernale, la nourriture se faisant plus rare, il peut devenir partiellement planctonophage en complétant son régime alimentaire par de petits crustacés (copépodes) contenu dans le plancton. Les adultes dépendraient entièrement de cette ressource alimentaire.

C'est là qu'interviennent les phénomènes météorologiques (changements climatiques) et les modifications des courants marins pouvant déplacer les "réservoirs de nourriture" (eaux marines riches en copépodes). Les oiseaux ne s'alimentent plus, ils perdent leur réserve de graisse et finissent par mourrir de faim et d'épuisement.

 

Macareux moine Olivier VANNUCCI

 

Pour compléter le tout, des pétroliers en ont profité pour dégazer (de nombreux oiseaux présentent des tâches de mazout). Il se pourrait également que des restes de l'Erika soient remontés de "poches" stabilisées sur les fonds marins...

 

Dans les laisses, nous rencontrons aussi des habitants des profondeurs comme ce poisson : le Baliste cabri (Balistes capriscus).

 

Baliste cabri échoué Olivier VANNUCCI

 

Il vit essentiellement dans les mers tempérées à chaudes. Originaire des côtes nord-américaines, il est présent en Méditerranée, en Atlantique Est, de l'Irlande jusqu'en Angola, en Atlantique Ouest de la Nouvelle-Ecosse (Canada), des Bermudes en Argentine. Il est possible d'en rencontrer en Manche et en Mer du Nord, mais sa rencontre reste occasionnelle.

 

Il y avait aussi une Seiche commune (Sepia officinalis), ce céphallopode commun de nos côtes s'est retrouvé en compagnie des nombreux oiseaux échoués.

 

Seiche commune Olivier VANNUCCI

 

Ce jour là sur un transect de plus de 2 kilomètres, nous avons récolté Sam et moi plus de 168 Macareux moines, 47 Guillemots de troïl, 5 Pingouins tordas, 7 Mouettes tridactyles et 1 Fou de bassan. Je vous laisse imaginer l'ambiance qui règne sur cette plage entre cadavres d'oiseaux plus ou moins frais, odeur de mazout et tous les déchets plastiques déposés par la marée haute après le coup de vent...

 

Quelques Bécasseaux sanderlings s'affairent à fouiller le sable, certains d'entre eux présentent des ventres noirs de pétrole.

 

Par chance nous observerons un majestueux Goéland bourgmestre (Larus hyperboreus) qui nous survolera en compagnie d'autres goélands, il prendra part au festin que la mer est venu leur offrir. Lui aussi, il gardera une trace de de son passage sur la côte vendéenne sur la queue.

 

Goéland bourgmestre Olivier VANNUCCI

 

Olivier et Samuel.

 

Par Naturalistes - Publié dans : Littoral - Communauté : Naturaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 15 février 2014 6 15 /02 /Fév /2014 21:00

Aujourd'hui, un peu de ciel bleu, et comme toutes personnes sensées nous allons sous terre avec Thomas.

C'est la fin de la saison d'hiver pour les chiroptères.

 

Luché 1

 

Croquis de terrain ( à la lampe) avec aquarelle à la maison(  peindre dans le noir pas possible).

Les carrières souterraines présentent de grandes salles et de nombreux éboulements. 

 

luché 4

 

A l'ombre des voûtes de nombreuses inscriptions. Des carriers ont noté dans la pierre leur plan d'exploitation; mais également nous trouvons la trace d'inscriptions de soldats allemands réfugiés là pendant la deuxième guerre mondiale.

 

006

 

Thomas prend un cliché et moi je dessine.

photo thomas

Dans les nombreuses cavités, les restes de vie du passé ressurgissent.

 Luché 6

Charrette 

luché2

 

Barbelés bien inutiles.

Le côteau est truffé d'anciennes maisons troglodytiques. Les portes se retrouvent suspendues et les murs  envahis de mousse.

 

Luché 3

 

Luché 5

 

Dans ces lieux les chiroptèrologues ont fini d'oeuvrer. Voilà le retour du calme.

 

Le Lude

 

Exemple de comptage avec quelques croquis de terrain.

Bon, il est temps de partir et de laisser le monde souterrain tranquille.

 

Luché 7

Thomas et François

Par Naturalistes - Publié dans : Chiroptères - Communauté : La nature et ses secrets
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 février 2014 1 03 /02 /Fév /2014 20:52

Depuis novembre 2013, quelques oiseaux rares ont été observés dans l'ouest de la France, le premier fut notamment le Bec-croisé bifascié. Un individu de type femelle a séjourné quelques jours avec une troupes de Bec-croisés des sapins dans le Maine-et-Loire du côté de Savennières au bois du Ricohet. Nous avons eu la chance de pouvoir l'observer à quelques mètres de nos jumelles. L'oiseau décrochait des cônes de pin Laricio pour les décortiquer posé sur une branche voisine.

 

Voici une petite série de clichés de l'oiseau de novembre :

 

Bec-croisé bifascié Olivier VANNUCCI

 

La femelle de Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) est souvent chahutée par le groupe de Bec-croisés des sapins. Elle est plus vive et se nourrit malgré les ardeurs de certaines femelles de son espèce cousine !

 

Bec-croisé bifascié Olivier Vannucci

 

Sur ce cliché, on aperçoit clairement (enfin à travers la brume du jour !) les détails du plumage :

- large double barre allaire blanche,

- extrémité des tertiaires blanche également.

 

L'oiseau a une allure générale plus svelte, moins trappue que ses congénères "des sapins".

 

 

Du côté de la vallée du Loir sarthoise...

 

Quelques semaines plus tard, un Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) a été redévouvert pour la deuxième fois en vallée du Loir. Il s'agirait de l'individu observé en janvier 2012 (cf. article du blog). Aujourd'hui l'oiseau serait dans sa 4ème année, d'où la queue paraissant entièrement blanche.

 

Pygargue

 

Olivier a eu la chance de retrouver l'oiseau, toujours autour des gravières de la vallée du Loir, il était là posé sur un bouleau à quelques mètres de lui ! Super moment !!!

 

Le rapace majestueux a ensuite quitté son perchoir pour se diriger à l'intérieur d'un bois proche des lacs.

 

Pygargue vallée du Loir Olivier VANNUCCI

 

Pygargue à queue blanche Olivier VANNUCCI

 

Pygargue bis Olivier Vannucci

 

L'oiseau a été revu par la suite sur La Flèche a plusieurs reprises.

 

2 mois ont passé, un oiseau magique vient d'être découvert sur une île de la côte Atlantique...

 

Cet article intitulé : "On a craqué !!!" doit son titre à cette rencontre que tout ornithologue débutant ou expert a envie de vivre un jour dans sa vie. Cette observation synonyme de froid rappelle les grandes étendues blanches en hiver au Canada !!! Nous n'avons pas pu résisté à l'envie de voir un oiseau mythique venu du 60e parallèle ! On a craqué !!!

 

Harfang des neiges Olivier VANNUCCI

 

Les images parlent d'elles mêmes !!!

 

Harfang R+® (1)

 

Harfang R+® (5)

 

Harfang des neiges 020214 OV

 

Harfang des neiges Olivier VANNUCCI3

 

Harfang des neiges Olivier VANNUCCI2

 

Quoi !  Une Chouette harfang ! à l'île de Ré !!!

C'est un peu ce que nous avons pu se dire en voyant sur ornitho.fr cette découverte.

 

 

La Chouette harfang (Bubo scandiacus) est l'un des rapaces nocturnes les plus grands après le Hibou grand-duc en Europe. L'individu (une femelle) est probablement arrivé par bateau du continent américain. En tout cas, ce fut un spectacle magnifique !

 


Par contre, certains ont fait un lâcher de rongeurs de laboratoire, c'est un peu limite comme façon d'observer sa technique de chasse !!! :-(

 

Nourriture pour Harfang


Olivier, Fred, Marion et Adeline.

Par Naturalistes - Publié dans : Ornithologie - Communauté : Naturaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 janvier 2014 5 03 /01 /Jan /2014 14:48

Après plusieurs heures d'avions depuis Paris (en vrai 11h), nous voici enfin arrivé à La Réunion à l'aéroport de Saint-Denis (nord de l'île). La différence de climat est un pur plaisir : France : pluie et température automnale de la fin octobre  La Réunion : Grand soleil et 26°C. Nous prenons ensuite la direction de Saint-Gilles-les-Bains (ouest de l'île), d'un côté la côte et de l'autre un relief impressionnant du à la nature volcanique de l'île. Nous aperçevrons au passage nos premiers Paille-en-queue ou encore Phaéton à bec jaune (Phaeton lepturus) qui chasse en mer mais niche sur les falaises rocheuses ou alors dans des gîtes artificiels le long de la nationale installés sur le grillage de protection pour la chute de rochers.

Nous arrivons enfin à Saint-Gilles-les-Bains, ou nous louons un gîte pendant une quinzaine de jours. Dès notre arrivée, nous retrouvons un oiseau cosmopolite le Moineau domestique (Passer domesticus), et heureusement d'autres espèces, mais non autochtone de l'île : la Géopélie zébrée (Geopelia striata), originaire de l'Australie et de l'Indonésie. Géopélie zébrée (3)

 

Le Merle triste (Acridotheres tristis) originaire d'Asie. 

Merle triste (2)

 

Le Foudi de Madagascar (Foudia madagascariensis) originaire de Madagascar.

IMGP3513

 

Le Bulbul orphé (Pycnonotus jacosus) originaire d'Asie IMGP3554

 

Un autre animal introduit : l'Agame variable (Calotes versicolor),

IMGP3457

 

que l'on observe partout et est très friand de petits lycènes notamment l'Azuré de la Surelle (Zizeeria knysna), 3 individus gobés en une minute. 

P1430024

 

 

Après notre installation et afin de profiter des dernières lueurs du soleil, il fait nuit à partir de 17h30, nous nous rendons sur la plage situé à quelques mètres du gîte.

Plage de Saint Gilles les Bains (12)

Plage de Saint Gilles les Bains (1)-copie-1

 

En scrutant le sable, nous faisons la rencontre d'un Crabe fantôme (Ocypode pallidula), vous constaterez le mimétisme presque parfait.

Ocypode pallidula (2)

 

Alors qu'on avait presque fini par oublier l'origine de l'île, d'anciens restes de coulées de lave nous rappellent sa nature volcanique.

Plage de Saint Gilles les Bains (8)

 

Au large de nombreux oiseaux marins passent, mais la faible luminosité, la rapidité des passages ainsi que notre connaissance moyenne des oiseaux marins ne nous permettra pas de les identifier. Plage de Saint Gilles les Bains (6)

 

A notre retour au gîte, la nuit est bien tombée, et ce sont les Geckos qui sont de sortie et chassent à l'affût, avec ici le Margouillat blanc (Gehyra mutilita), espèce introduite sur l'île. 

Margouillat blanc (2)

 

Morgane, François-Marie, Gérard


Par Naturalistes - Publié dans : Les Iles - Communauté : Naturaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Virées Naturalistes

En Grandeur Nature

Calendrier

Avril 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés