28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 21:37

Cela faisait déjà pas mal de temps que j'espérai séjourner dans cette région au mois de mai pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour voir des espèces d'oiseaux que je n'avais pas encore observées (des coches quoi !), mais aussi découvrir une région et ses paysages au printemps.

 

Nous avons passé une dizaine de jours dans un mobilhome à côté de Saint-Gilles, site assez central permettant de naviguer d'un spot à l'autre rapidement (trois-quart d'heures maximum) ! Nous sommes donc au coeur des rizières à la période où les ibis falcinelles sont omniprésents, faisant des allers-retours entre les héronnières et leurs sites de nourissage.

 

Ibis falcinelle rizière Olivier VANNUCCI

 

Ibis falcinelle Olivier Vannucci

 

Sur ce site, les mouettes mélanocéphales se gavent également d'invertébrés.

 

Mouettes mélanocéphales Olivier Vannucci

 

Le riz n'a pas encore pointé le bout de de ces feuilles que des canons à gaz pétaradent toute la nuit pour empêcher les flamants roses de se poser et patauger dans les rizières riches de vers et de multiples larves d'insectes. Pas facile de dormir dans ces conditions !!!

 

Echasse blanche Olivier VANNUCCI

 

Sur les secteurs plus tranquilles, des limicoles s'alimentent à l'écart des groupes bruyants de mouettes.

 

Chevalier sylvain Olivier Vannucci

 

Le long de la digue bordant le Petit Rhône, des guêpiers d'Europe se rassemblent avant de s'installer sur leur site de prédilection pour la reproduction.

 

arbre à Guêpiers d'Europe Olivier Vannucci

 

Guêpiers d'Europe posés Olivier Vannucci

 

Olivier et Adeline.

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 20:58

Les premières orchidées des milieux humides pointent leur nez.

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Dactylorhiza maculata avec une araignée thomise en chasse.

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Dactylorhiza elata visitée par une sauterelle.

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les premières epipactis des marais se déplient.

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La rare plathantère à deux feuilles fini sa floraison.

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François

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:52

A quelques encablures de la Dordogne se trouve un magnifique château sur un promontoire rocheux. De nombreux stratagèmes de défense ont été installés par le propriétaire de l'époque (Béranger de Roquefeuille), mais loin des routes des conquêtes et aménagé tardivement, il n'a jamais pu affronter de siège ou d'attaque !

Ce site se trouve dans le Lot-et-Garonne sur la commune de Saint Front sur Lémance, c'est le château de Bonaguil !

 

Chateau de Bonaguil Olivier VANNUCCI.jpg

 

Sur ce site escarpé et remplaçant les falaises des gorges de la Dordogne, une petite colonie d'Hirondelles des rochers (Ptyonoprogne rupestris) a élu domicile sur les murailles sud. Cette grande hirondelle hiverne sous nos latitudes.

 

Hirondelle des rochers Olivier VANNUCCI.jpg

 

Prenons un peu de hauteur, après avoir croisé un individu posé sur le pied d'un rempart, nous observons un groupe chassant et se poursuivant autour du donjon.

 

Hirondelle des rochers vol Olivier VANNUCCI.jpg

 

De là-haut, nous avons une vue imprenable sur la vallée du ruisseau de Bonaguil. En 2013, le Milan noir se fait rare, c'est la première année que nous n'observons aucun individu à cette époque de l'année !

 

Vue Bonaguil Olivier VANNUCCI.jpg

 

Nous quittons ce lieu magique où par ailleurs de nombreuses chauves-souris hivernent dans la grotte faisant office de cave.

 

Comme tous les ans, j'explore un peu plus le secteur de Faux à côté d'Issigeac. Dans le cadre du projet d'atlas des orthoptères de l'Aquitaine, je suis parti prospecter un coteau sec à Monsac. Sur le site de nombreux papillons bûtinent les scabieuses et les fleurs d'origan. J'observe un mâle d'Azuré du serpolet et un Grand nègre des bois.

 

En me penchant pour rechercher les criquets, je trouve tout d'abord des espèces communes : le Criquet pansu et le Criquet blafard.

 

Criquet pansu Olivier VANNUCCI.jpg

 

Le Criquet pansu est un petit orthoptère aptère. Il fréquente les milieux secs à hautes herbes, on le rencontre parfois accouplé à sa femelle. Cette espèce se reconnait ègalement à son petit tubercule présent sous le thorax entre les pattes non-sauteuses. 

 

Criquet gaulois Olivier VANNUCCI.jpg

 

Cousin du Criquet du brome, ce caelifère se reconnait à la forme du dernier segment de l'abdomen (pour le mâle) et l'apex des antennes marqué de blanc.

 

Tout à coup, j'aperçois une petite bestiole se faufilant entre les graminées, on dirait une sorte de larve de Mante religieuse ! Mais son allure particulière rapelle une espèce cousine : l'Empuse pennée (Empusa pennata).

 

Empuse pennée Olivier VANNUCCI.jpg

 

Il s'agit apparemment de jeunes individus.

 

Empuse pénnée genévrier Olivier VANNUCCI.jpg

 

Ce petit diablotin se camoufle rapidement une fois qu'il s'est faufilé parmi les graminées...

 

En continuant de prospecter dans les herbes sèches, je trouve une punaise du genre Rhynocoris sur un panicaut.

 

Rhynocoris sp. Olivier VANNUCCI.jpg

 

Cette punaise prédatrice possède un rostre (organe piqueur) impressionnant.

 

En soulevant une pierre, je surprends plusieurs iules à l'abri de la chaleur ! Ces myriapodes ressemblent à des bonbons au réglisse !

 

Iule Olivier VANNUCCI.jpg

 

Le soir, petit tour sur la colonie d'hirondelle de fenêtre d'Issigeac. Certains jeunes quittent les nids alors que certains parents élèvent une seconde nichée !

 

Hirondelle de fenêtre jeune Olivier VANNUCCI.jpg

 

Dans les rues un papillon exotique virvolte devant les façades fleuries, c'est un coutumier des rues de la commune, une petite population s'y maintient maintenant depuis plus de dix ans. Ce petit argus possède une queue et il est de couleur brune. C'est le Brun des pélargonium (Cacyreus marshalli) !

 

Brun des pélargoniums Olivier VANNUCCI.jpg

 

Une femelle pond sur une fleur de cosmos.

 

Ponte du Brun des pélargoniums Olivier VANNUCCI.jpg

 

 

Du côté de Naussanes, un couple d'Elanion blanc est cours d'installation. Sur ce site composé de champs de tournesols, de haies et de prairies se trouve également un mâle de Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator). Il se perche régulièrement sur des ormes secs.

 

Champ de tournesols Olivier VANNUCCI.jpg

 

Piegrièche à tête rousse Olivier VANNUCCI.jpg

 

 

Piegrièche à tête rousse orme Olivier VANNUCCI.jpg

 

Les lumières du soir sont magnifiques et les oiseaux s'activent davantage avec des températures loin des 33 °C de la journée. Un bourdon visite une à une les fleurs du soleil.

 

Tournesol bourdon Olivier VANNUCCI.jpg

 

Le lendemain matin à Faux, petit tour dans la campagne où une araignée patiente sur sa toile attendant les premiers rayons du soleil pour faire sécher la rosée, c'est l'Argiope frelon (Argiope bruennichi).

 

Argiope frelon Olivier VANNUCCI.jpg

 

Pour finir, à défaut de ciel étoilé, voici une constellation éphémère sur la toile de dame Argiope.

 

Rosée sur toile Olivier VANNUCCI.jpg

 

Olivier et Adeline.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 13:07

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Saint Pardoux de Mareuil.

Sur les côteaux calcaires entre les cluseaux ( souterrains aménagés) les orchidées commencent leur floraison.

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Orchis militaris.

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Ophrys sphegodes.

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Céphalanthère à grande fleur.

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Anacamptis Morio.

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Anacamptis pyramidalis

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Ophrys insectifera.

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Orchis ustulata ( O. brulé)

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Limodore  à feuille avortée

 

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                                                                                              Aceras homme pendu

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Les animaux commencent également à montrer leurs silhouettes.( entre les gouttes de pluie)

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ascalaphe soufré.

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Aiolope automnale

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Pie grièche rousse sur les buissons.

François

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 10:52

Avec le temps doux les premières libellules commencent à émerger.

ophiogomphus 3

Vieille aquarelle de gomphe serpentin. ( ce n'est pas encore l'époque de sa sortie)

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Bras de roselières et canaux sous le premier soleil.

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Sortie de cordulie bronzé. Peu à peu les ailes vont se déplier et l'abdomen se gonfler.

A ce moment l'animal est très fragile.

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L'exuvie reste accrochée sur les phragmites.

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Voilà la vie aérienne peut commencer.

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François

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 21:26

Petite excursion en forêt de Bercé, profitant de cette belle journée printanière. Au programme recherche des frayères à Grenouille rousse. Pas de problèmes pour ces demoiselles qui en pleine journée étaient bien visibles et actives malgré l'affluence des promeneurs.

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Le comptage des pontes est ardu. On ne sait plus où donner de la tête tellement il y en a.

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Alors que certains mâles chantent à tout va, d'autres se jettent sur la moindre chose qui bouge, même si c'est un autre mâle.

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Certains se sont mis au calme et attendent tranquillement à la surface qu'une femelle passe à leur portée.

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D'autres privilégie la technique de l'embuscade et se tiennent au fond de l'eau.

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Les crapauds sont également de la partie.

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Certains plus chanceux que les autres ont déjà leur partenaire.

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Morgane

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:43

De retour de la côte Atlantique, où l'océan charie des centaines voire des milliers de cadavres d'oiseaux marins, surtout des Alcidés (famille d'oiseaux constituée de 10 genres et de 23 espèces, on retrouve parmi elles les mergules, guillemots, pingouins tordas, stariques et macareux). Depuis décembre dernier, les dépressions se succèdent dans l'Atlantique nord. La houle (des vagues de plus de 20 mètres) et le vent (des rafales à 179 km/h) sévissent depuis plus de deux mois et leurs effets sur les infrastructures humaines, mais surtout sur la faune commencent à se voir...

 

Il faut remonter à l'année 1984 (du 10 janvier à la mi-février) pour retrouver pareilles conditions !

 

"Des milliers de Mouettes tridactyles, de Guillemots de troïl et, dans une moindre mesure, de Pinguoins tordas, amaigris et épuisés sont venus s'échouer sur les côtes françaises de la Manche et de l'Atlantique : on a trouvé à cette époque 14 000 oiseaux morts. Ce désastre avait aussi été constaté sur les côtes ibériques et marocaines, où plusieurs milliers d'oiseaux ont été retrouvés échoués. Cette calamité a été provoquée par des conditions météorologiques très mauvaises sur le proche Atlantique : les vents moyens ont dépassés 60 km/h pendant 24 jours, 75 km/h pendant 12 jours, atteignant 120 km/h (avec rafales à 180 km/h) pendant 48h avec des vagues de 20 mètres. Dans de telles conditions, les oiseaux du large n'ont pas pu s'alimenter et ont dû lutter contre les éléments. L'épuisement et la famine les ont finalement tués en grand nombre."

Extrait de : "Les oiseaux et la météo, Norman Elkins ; édition D&N 2001",

chapitre concernant les échouages, page 181.

 

Mais cet hiver 2013/2014, les victimes principales sont les Macareux moines (Fratercula arctica) appelés aussi clowns de mer, le fameux symbole de la Ligue pour la Protection des Oiseaux.

 

Macareux moine H2 Olivier Vannucci

 

Cette espèce hiverne généralement très loin des côtes, au niveau de la fin du Plateau continental du golfe de Gascogne à plus de 70 kilomètres au large.

 

En période hivernale, la nourriture se faisant plus rare, il peut devenir partiellement planctonophage en complétant son régime alimentaire par de petits crustacés (copépodes) contenu dans le plancton. Les adultes dépendraient entièrement de cette ressource alimentaire.

C'est là qu'interviennent les phénomènes météorologiques (changements climatiques) et les modifications des courants marins pouvant déplacer les "réservoirs de nourriture" (eaux marines riches en copépodes). Les oiseaux ne s'alimentent plus, ils perdent leur réserve de graisse et finissent par mourrir de faim et d'épuisement.

 

Macareux moine Olivier VANNUCCI

 

Pour compléter le tout, des pétroliers en ont profité pour dégazer (de nombreux oiseaux présentent des tâches de mazout). Il se pourrait également que des restes de l'Erika soient remontés de "poches" stabilisées sur les fonds marins...

 

Dans les laisses, nous rencontrons aussi des habitants des profondeurs comme ce poisson : le Baliste cabri (Balistes capriscus).

 

Baliste cabri échoué Olivier VANNUCCI

 

Il vit essentiellement dans les mers tempérées à chaudes. Originaire des côtes nord-américaines, il est présent en Méditerranée, en Atlantique Est, de l'Irlande jusqu'en Angola, en Atlantique Ouest de la Nouvelle-Ecosse (Canada), des Bermudes en Argentine. Il est possible d'en rencontrer en Manche et en Mer du Nord, mais sa rencontre reste occasionnelle.

 

Il y avait aussi une Seiche commune (Sepia officinalis), ce céphallopode commun de nos côtes s'est retrouvé en compagnie des nombreux oiseaux échoués.

 

Seiche commune Olivier VANNUCCI

 

Ce jour là sur un transect de plus de 2 kilomètres, nous avons récolté Sam et moi plus de 168 Macareux moines, 47 Guillemots de troïl, 5 Pingouins tordas, 7 Mouettes tridactyles et 1 Fou de bassan. Je vous laisse imaginer l'ambiance qui règne sur cette plage entre cadavres d'oiseaux plus ou moins frais, odeur de mazout et tous les déchets plastiques déposés par la marée haute après le coup de vent...

 

Quelques Bécasseaux sanderlings s'affairent à fouiller le sable, certains d'entre eux présentent des ventres noirs de pétrole.

 

Par chance nous observerons un majestueux Goéland bourgmestre (Larus hyperboreus) qui nous survolera en compagnie d'autres goélands, il prendra part au festin que la mer est venu leur offrir. Lui aussi, il gardera une trace de de son passage sur la côte vendéenne sur la queue.

 

Goéland bourgmestre Olivier VANNUCCI

 

Olivier et Samuel.

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:00

Aujourd'hui, un peu de ciel bleu, et comme toutes personnes sensées nous allons sous terre avec Thomas.

C'est la fin de la saison d'hiver pour les chiroptères.

 

Luché 1

 

Croquis de terrain ( à la lampe) avec aquarelle à la maison(  peindre dans le noir pas possible).

Les carrières souterraines présentent de grandes salles et de nombreux éboulements. 

 

luché 4

 

A l'ombre des voûtes de nombreuses inscriptions. Des carriers ont noté dans la pierre leur plan d'exploitation; mais également nous trouvons la trace d'inscriptions de soldats allemands réfugiés là pendant la deuxième guerre mondiale.

 

006

 

Thomas prend un cliché et moi je dessine.

photo thomas

Dans les nombreuses cavités, les restes de vie du passé ressurgissent.

 Luché 6

Charrette 

luché2

 

Barbelés bien inutiles.

Le côteau est truffé d'anciennes maisons troglodytiques. Les portes se retrouvent suspendues et les murs  envahis de mousse.

 

Luché 3

 

Luché 5

 

Dans ces lieux les chiroptèrologues ont fini d'oeuvrer. Voilà le retour du calme.

 

Le Lude

 

Exemple de comptage avec quelques croquis de terrain.

Bon, il est temps de partir et de laisser le monde souterrain tranquille.

 

Luché 7

Thomas et François

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 20:52

Depuis novembre 2013, quelques oiseaux rares ont été observés dans l'ouest de la France, le premier fut notamment le Bec-croisé bifascié. Un individu de type femelle a séjourné quelques jours avec une troupes de Bec-croisés des sapins dans le Maine-et-Loire du côté de Savennières au bois du Ricohet. Nous avons eu la chance de pouvoir l'observer à quelques mètres de nos jumelles. L'oiseau décrochait des cônes de pin Laricio pour les décortiquer posé sur une branche voisine.

 

Voici une petite série de clichés de l'oiseau de novembre :

 

Bec-croisé bifascié Olivier VANNUCCI

 

La femelle de Bec-croisé bifascié (Loxia leucoptera) est souvent chahutée par le groupe de Bec-croisés des sapins. Elle est plus vive et se nourrit malgré les ardeurs de certaines femelles de son espèce cousine !

 

Bec-croisé bifascié Olivier Vannucci

 

Sur ce cliché, on aperçoit clairement (enfin à travers la brume du jour !) les détails du plumage :

- large double barre allaire blanche,

- extrémité des tertiaires blanche également.

 

L'oiseau a une allure générale plus svelte, moins trappue que ses congénères "des sapins".

 

 

Du côté de la vallée du Loir sarthoise...

 

Quelques semaines plus tard, un Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) a été redévouvert pour la deuxième fois en vallée du Loir. Il s'agirait de l'individu observé en janvier 2012 (cf. article du blog). Aujourd'hui l'oiseau serait dans sa 4ème année, d'où la queue paraissant entièrement blanche.

 

Pygargue

 

Olivier a eu la chance de retrouver l'oiseau, toujours autour des gravières de la vallée du Loir, il était là posé sur un bouleau à quelques mètres de lui ! Super moment !!!

 

Le rapace majestueux a ensuite quitté son perchoir pour se diriger à l'intérieur d'un bois proche des lacs.

 

Pygargue vallée du Loir Olivier VANNUCCI

 

Pygargue à queue blanche Olivier VANNUCCI

 

Pygargue bis Olivier Vannucci

 

L'oiseau a été revu par la suite sur La Flèche a plusieurs reprises.

 

2 mois ont passé, un oiseau magique vient d'être découvert sur une île de la côte Atlantique...

 

Cet article intitulé : "On a craqué !!!" doit son titre à cette rencontre que tout ornithologue débutant ou expert a envie de vivre un jour dans sa vie. Cette observation synonyme de froid rappelle les grandes étendues blanches en hiver au Canada !!! Nous n'avons pas pu résisté à l'envie de voir un oiseau mythique venu du 60e parallèle ! On a craqué !!!

 

Harfang des neiges Olivier VANNUCCI

 

Les images parlent d'elles mêmes !!!

 

Harfang R+® (1)

 

Harfang R+® (5)

 

Harfang des neiges 020214 OV

 

Harfang des neiges Olivier VANNUCCI3

 

Harfang des neiges Olivier VANNUCCI2

 

Quoi !  Une Chouette harfang ! à l'île de Ré !!!

C'est un peu ce que nous avons pu se dire en voyant sur ornitho.fr cette découverte.

 

 

La Chouette harfang (Bubo scandiacus) est l'un des rapaces nocturnes les plus grands après le Hibou grand-duc en Europe. L'individu (une femelle) est probablement arrivé par bateau du continent américain. En tout cas, ce fut un spectacle magnifique !

 


Par contre, certains ont fait un lâcher de rongeurs de laboratoire, c'est un peu limite comme façon d'observer sa technique de chasse !!! :-(

 

Nourriture pour Harfang


Olivier, Fred, Marion et Adeline.

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 14:48

Après plusieurs heures d'avions depuis Paris (en vrai 11h), nous voici enfin arrivé à La Réunion à l'aéroport de Saint-Denis (nord de l'île). La différence de climat est un pur plaisir : France : pluie et température automnale de la fin octobre  La Réunion : Grand soleil et 26°C. Nous prenons ensuite la direction de Saint-Gilles-les-Bains (ouest de l'île), d'un côté la côte et de l'autre un relief impressionnant du à la nature volcanique de l'île. Nous aperçevrons au passage nos premiers Paille-en-queue ou encore Phaéton à bec jaune (Phaeton lepturus) qui chasse en mer mais niche sur les falaises rocheuses ou alors dans des gîtes artificiels le long de la nationale installés sur le grillage de protection pour la chute de rochers.

Nous arrivons enfin à Saint-Gilles-les-Bains, ou nous louons un gîte pendant une quinzaine de jours. Dès notre arrivée, nous retrouvons un oiseau cosmopolite le Moineau domestique (Passer domesticus), et heureusement d'autres espèces, mais non autochtone de l'île : la Géopélie zébrée (Geopelia striata), originaire de l'Australie et de l'Indonésie. Géopélie zébrée (3)

 

Le Merle triste (Acridotheres tristis) originaire d'Asie. 

Merle triste (2)

 

Le Foudi de Madagascar (Foudia madagascariensis) originaire de Madagascar.

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Le Bulbul orphé (Pycnonotus jacosus) originaire d'Asie IMGP3554

 

Un autre animal introduit : l'Agame variable (Calotes versicolor),

IMGP3457

 

que l'on observe partout et est très friand de petits lycènes notamment l'Azuré de la Surelle (Zizeeria knysna), 3 individus gobés en une minute. 

P1430024

 

 

Après notre installation et afin de profiter des dernières lueurs du soleil, il fait nuit à partir de 17h30, nous nous rendons sur la plage situé à quelques mètres du gîte.

Plage de Saint Gilles les Bains (12)

Plage de Saint Gilles les Bains (1)-copie-1

 

En scrutant le sable, nous faisons la rencontre d'un Crabe fantôme (Ocypode pallidula), vous constaterez le mimétisme presque parfait.

Ocypode pallidula (2)

 

Alors qu'on avait presque fini par oublier l'origine de l'île, d'anciens restes de coulées de lave nous rappellent sa nature volcanique.

Plage de Saint Gilles les Bains (8)

 

Au large de nombreux oiseaux marins passent, mais la faible luminosité, la rapidité des passages ainsi que notre connaissance moyenne des oiseaux marins ne nous permettra pas de les identifier. Plage de Saint Gilles les Bains (6)

 

A notre retour au gîte, la nuit est bien tombée, et ce sont les Geckos qui sont de sortie et chassent à l'affût, avec ici le Margouillat blanc (Gehyra mutilita), espèce introduite sur l'île. 

Margouillat blanc (2)

 

Morgane, François-Marie, Gérard


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