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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 08:00
Vue de Fuerteventura à l'atterrissage !
Vue de Fuerteventura à l'atterrissage !

Cela faisait près de 8 ans que je voulais découvrir cet archipel des Canaries, des espèces endémiques, un climat doux et agréable en hiver et des paysages à couper le souffle... Bref tout pour motiver un naturaliste en vacances ! Les îles Canaries regroupent 7 îles : Tenerife, Gran Canaria, El Hierro, La Gomera, La Palma, Lanzarote et Fuerteventura. Chaque île possède son "caractère" et nous choisirons Fuerteventura pour la diversité des habitats et sa proximité avec le continent africain.

Carte de localisation :

http://www.google.fr/maps/place/%C3%8Eles+Canaries,+Espagne/@28.4260613,-18.0971522,7z/data=!3m1!4b1!4m2!3m1!1s0xc41aa86ef755363:0x10340f3be4bc8c0

Rattaché à l'Espagne, cet archipel est bien connu des ornithologues pour ses oiseaux endémiques comme le fameux Tarier des Canaries.

Nous décollons de Nantes à 7h50 avec une escale à Madrid pour une arrivée à l'aéroport de Puerto del Rosario à 13h15 (attention 1h de décalage horaire). Après avoir récupéré notre voiture, direction la capitale pour découvrir la gastronomie de l'île. Poissons grillés savoureux chez Tino sur le port avec un jus de citron de île, déjà 22 °C !

En route pour la montagne sacrée de Tindaya à l'est de l'île !

Montagne sacrée de Tindaya

Montagne sacrée de Tindaya

En commençant l'ascension de petits sons de klaxon trahissent la présence du Roselin githagine afféré en couple à se nourrir de plantes succulentes.

Roselin githagine (Bucanetes githagineus).

Roselin githagine (Bucanetes githagineus).

Depuis le sommet, nous dominons à l'est la plaine de Tindaya, un des meilleurs site de l'île pour l'observation de l'Outarde Houbara, du Courvite isabelle et du Ganga unibande. Si vous avez un bon véhicule pas forcément notre cas, vous pouvez explorer cette plaine steppique en parcourant les pistes plus ou moins carrossable. Nous avons eu la chance d'observer deux Outardes Houbara depuis la voiture.

Outarde Houbara sur les pistes de la plaine de Tindaya.

Outarde Houbara sur les pistes de la plaine de Tindaya.

Un individu en vol, la plage blanche au bout des ailes très caractéristique.

Un individu en vol, la plage blanche au bout des ailes très caractéristique.

Plaine de Tindaya, à la recherche des Outardes Houbara.

Plaine de Tindaya, à la recherche des Outardes Houbara.

Cache cache avec les outardes !

Cache cache avec les outardes !

Ganga unibande se nourrissant à l'abri du vent.

Ganga unibande se nourrissant à l'abri du vent.

Après une demi-heure aucun signe du Courvite isabelle, nous décidons alors de rejoindre notre hébergement à La Oliva. Mais sur la route, première rencontre avec le Pipit de Berthelot, très peu farouche !

Pipit de Berthelot première observation de l'espèce !

Pipit de Berthelot première observation de l'espèce !

De profil...

De profil...

Malpais de la Arena.

Malpais de la Arena.

Les paysages autour de La Oliva sont très volcaniques, les coulées de lave (appelées Malpais) donnent une impression très austère et mystérieuse ! Nous nous sommes approchés de la montagne de la Arena pour contempler l'immensité minérale.

Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis koenigi).

Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis koenigi).

Un brin de toilette avant la nuit !
Un brin de toilette avant la nuit !

Les Pie-grièches investissent les jardins et nous sommes surpris de cette proximité sur notre lieu d'hébergement. Les Moineaux espagnols se regroupent pour un petit brin de toilette avant la nuit.

La nuit venue, nous serons accueillis par Pedro de la Casa de Las Portadas, qui restaure une ancienne ferme d'époque. Le vent se lève et commence à souffler, une bonne nuit de sommel nous attend car demain direction El Cotillo !

Olivier Vannucci.

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 14:48

Après plusieurs heures d'avions depuis Paris (en vrai 11h), nous voici enfin arrivé à La Réunion à l'aéroport de Saint-Denis (nord de l'île). La différence de climat est un pur plaisir : France : pluie et température automnale de la fin octobre  La Réunion : Grand soleil et 26°C. Nous prenons ensuite la direction de Saint-Gilles-les-Bains (ouest de l'île), d'un côté la côte et de l'autre un relief impressionnant du à la nature volcanique de l'île. Nous aperçevrons au passage nos premiers Paille-en-queue ou encore Phaéton à bec jaune (Phaeton lepturus) qui chasse en mer mais niche sur les falaises rocheuses ou alors dans des gîtes artificiels le long de la nationale installés sur le grillage de protection pour la chute de rochers.

Nous arrivons enfin à Saint-Gilles-les-Bains, ou nous louons un gîte pendant une quinzaine de jours. Dès notre arrivée, nous retrouvons un oiseau cosmopolite le Moineau domestique (Passer domesticus), et heureusement d'autres espèces, mais non autochtone de l'île : la Géopélie zébrée (Geopelia striata), originaire de l'Australie et de l'Indonésie. Géopélie zébrée (3)

 

Le Merle triste (Acridotheres tristis) originaire d'Asie. 

Merle triste (2)

 

Le Foudi de Madagascar (Foudia madagascariensis) originaire de Madagascar.

IMGP3513

 

Le Bulbul orphé (Pycnonotus jacosus) originaire d'Asie IMGP3554

 

Un autre animal introduit : l'Agame variable (Calotes versicolor),

IMGP3457

 

que l'on observe partout et est très friand de petits lycènes notamment l'Azuré de la Surelle (Zizeeria knysna), 3 individus gobés en une minute. 

P1430024

 

 

Après notre installation et afin de profiter des dernières lueurs du soleil, il fait nuit à partir de 17h30, nous nous rendons sur la plage situé à quelques mètres du gîte.

Plage de Saint Gilles les Bains (12)

Plage de Saint Gilles les Bains (1)-copie-1

 

En scrutant le sable, nous faisons la rencontre d'un Crabe fantôme (Ocypode pallidula), vous constaterez le mimétisme presque parfait.

Ocypode pallidula (2)

 

Alors qu'on avait presque fini par oublier l'origine de l'île, d'anciens restes de coulées de lave nous rappellent sa nature volcanique.

Plage de Saint Gilles les Bains (8)

 

Au large de nombreux oiseaux marins passent, mais la faible luminosité, la rapidité des passages ainsi que notre connaissance moyenne des oiseaux marins ne nous permettra pas de les identifier. Plage de Saint Gilles les Bains (6)

 

A notre retour au gîte, la nuit est bien tombée, et ce sont les Geckos qui sont de sortie et chassent à l'affût, avec ici le Margouillat blanc (Gehyra mutilita), espèce introduite sur l'île. 

Margouillat blanc (2)

 

Morgane, François-Marie, Gérard


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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 12:05

Trois années ont passé, loin du rocher ! Mais l'appel de l'île aux mille oiseaux est plus fort que tout !

Nous voici donc (nombreux) au rendez-vous des oiseaux égarés, des ornithos, des amis et aussi des ornithos ;-) En clair plein de monde venu découvrir ou redécouvrir les beautés envoûtantes de l'île de Ouessant.

 

Après un été magnifique et une rentrée un peu difficile rien ne vaut une cure revigorante ici au milieu de l'océan ! Le mois d'octobre restera un des plus chaud avec des températures proches des 25°C et un vent de sud quasi-permanent.

 

Bien calé sur la selle, les premiers coups de pédales annoncent déjà les observations à la pelle. Premier contre la montre pour profiter du Bécasseau semipalmé. L'oiseau se faufile parmi les rochers à marée basse, nous reviendrons à marée haute il paraît qu'il est plus facile à voir.

Arrivés au gîte nous découvrons une petite maison à Kergadou (un vrai repère de mycologues, comprenne qui pourra).

Sa situation est stratégique, car nous n'avons que très peu de côtes à monter pour rejoindre le Créac'h.

 

P1530809

 

Ce dimanche vers 12h, nous nous retrouvons à Porz Doun pour observer le Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla). Ce bécasseau néarctique est régulièrement observé en Europe de l'ouest à l'automne, surtout sur les îles britanniques.

Peu farouche, nous l'observerons à moins de cinq mètres s'alimentant dans les laisses de mer en compagnie des pipits farlouses et maritimes. Comme son nom l'indique, il possède une semi-palmure entre les doigts des pattes.

 

Semi-palmure Olivier VANNUCCI

 

Ce critère est bien visible sur ce cliché, regardez sa patte gauche ! Sinon c'est un bécasseau assez haut sur patte, on note également le bout du bec renflé.

  Bécasseau semipalmé galets Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau semipalmé Olivier VANNUCCI

 

Dans les laisses de mer, tous se sont donnés rendez-vous pour la ripaille, au menu diptères et autres invertébrés participant à la décomposition des algues ! Les pipits maritimes (Anthus petrosus) ne sont pas les derniers.

 

Pipit maritime Olivier VANNUCCI

 

Pipit maritime Porz Doun Olivier VANNUCCI

 

Au même moment un Phoque gris (Halichoerus grypus) apparaît de nulle part, il semble avoir une blessure et il est équipé d'une balise. Il viendra régulièrement à la surface pour respirer.

 

Phoque gris balise Olivier VANNUCCI

 

Sur les rochers avec les Tournepierres à collier, des intrus pensent passer inaperçus ! Mais oui, il s'agit des Bécasseaux violets (Calidris maritima) que l'on a plaisir à observer à marée haute.

 

Bécasseau violet Olivier VANNUCCI

 

Nous nous dirigeons ensuite en vélo vers la bête noire de Marek : le Bruant nain !

 

P1320258

 

 

Ce Bruant nain (Emberiza pusilla) peu farouche (pour une fois !) se laissera observer dans une prairie à hautes herbes. L'oiseau se faufile tel un micro-mammifères entre les touffes et le sol, dérangé il s'envole et disparaît à nouveau sur le sol !!! Heureusement par moment, il apparaît comme ci-dessous sur la photo.

 

Bruant nain Olivier VANNUCCI

 

En contre-bas de la prairie, petit arrêt dans un stang pour profiter des dernières lumières du jour en quête de raretés, rien, pas un mouvement, mis à part les râles d'eau lachant quelques grognement caverneux, mais quelle ambiance !

 

Stang Olivier VANNUCCI

 

Le soir venu, nous allons refaire le monde au Ty Korn, nous imaginons les oiseaux que nous verrons peut-être le lendemain et surtout on se rince le gosier à la Coreff !

 

De retour au gîte, en vélo, de nuit, c'est ça Ouessant ! On mange un bout pour se caler avant de se coucher, car demain matin... comme qui dirait, l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ;-)

 

Lever du jour Ouessant Olivier VANNUCCI

 

Sur la côte, nous ferons quelques obsevations de cétacés, notamment de Marsouin commun (Phocoena phocoena), sympathiques moments pour les néophytes que nous sommes sur ces mammifères.

 

Marsouin Olivier VANNUCCI

 

Les Fous de Bassan (Morus bassanus) pêchent en baie de Lampaul, quel spectacle à quelques dizaines de mètres de nous ! Les oiseaux cerclent dans la partie sud de la baie avant de plonger chacun à leur tour.

    Fou de Bassan Olivier VANNUCCI

 

Pas simple d'immortaliser cet instant si rapide. Finalement au bout de la 5ème prise, le Fou est bien au-dessus de l'eau !

 

Plongeons de Fou de Bassan Olivier VANNUCCI

 

Voici notre compagnon quotidien sur l'île à cette époque de l'année : le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe). Chaque jour, il nous accompagne partout, il se pose parfois aussi sur notre guidon de vélo !!!

 

Traquet motteux Pern Olivier VANNUCCI

 

Voici le Traquet Iroquois (avec sa plume à l'arrière du crâne), vous connaissez ? ;-)

 

POV 6553

 

Le hot spot de la semaine fut Kost ar Reun, Fauvette épervière et Gobemouche nain y ont été vus plusieurs jours de suite, l'une furtive et l'autre plus coopératif.

 

Gobemouche nain Olivier Vannucci

 

Juste au-dessus du Gobemouche nain (Ficedula parva) dans les branches d'orme près de la chapelle, un Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus) se donne en spectacle, visible de tous et immobile, quelle chance !

 

Pouillot à grands sourcils Olivier Vannucci

 

Le lendemain, une Pie-grièche grise (Lanius excubitor) est signalée à deux coups de pédales du gîte, malheureusement c'est la pluie qui est au rendez-vous !

 

Pie-grièche grise Olivier VANNUCCI

 

En complément des observations de piafs, petit aperçu des lumières et des paysages typiques d'Ouessant ... on ne s'en lasse pas !

 

Créac'h Olivier VANNUCCI

 

Port Lampaul Olivier VANNUCCI

 

Sur la côte de nombreux Craves à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) seront vus tout au long du séjour, un corvidé facilement repérable à ses cris.

 

Crave à bec rouge Olivier VANNUCCI

 

Le lendemain, direction Kadoran pour observer le Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis), un oiseau que beaucoup d'entre nous, surtout les filles, voulaient voir. On ne se lassera jamais de l'observation de cette espèce, pourtant observée à moult reprise...

 

Bruant des neiges et callune Olivier VANNUCCIBruant des neiges Olivier VANNUCCI réduit

 

Les rapaces ne sont pas en reste, un Busard des roseaux (Circus aeruginosus) restera percher quelques minutes au sommet d'un saule. Il s'agit certainement d'un immature ou d'une femelle. C'est une espèce, qui sur le continent à tendance à se raréfier.

 

Busard des roseaux Olivier VANNUCCI

 

Avant de clore ce séjour 2013, voici un Tarier pâtre (Saxicola rubicola) peu farouche. C'est le clin d'oeil des couleurs de l'automne qui arrivent.

 

tarier pâtre Olivier VANNUCCI

 

Et voilà une semaine pleine de souvenirs se termine, mais donnons-nous rendez-vous l'année prochaine sur île, mais laquelle ?

 

Au port du Stiff, un habitué des lieux viendra nous dire au revoir  !! Il s'agit d'un Grand dauphin (Tursiops truncatus), qui contrairement aux apparences, n'est pas bloqué dans un "bout" !

 

Grand dauphin Olivier VANNUCCI

 

Khalis, Hélène, Mallorie, Fred, Marianne, Claire C., Julien, Claire Y., Marek, Pauline, Adeline et Olivier.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 11:19

Depuis la route menant vers le volcan de la Fournaise, les reliefs s'imposent par leur grandiosité... ou du moins les contre-reliefs. Le paysage radical aux dénivelés remarquables découlent en effet de l'érosion toujours plus forte de ces roches volcaniques poreuses et fragiles.

La rivière des remparts en est un des plus beaux exemples du sud sauvage.

Notre parcours commence depuis la route du volcan et l'objectif est de rejoindre le village du fond de la rivière: Roche Plate, ici perdu dans l'obscurité du petit matin, au fond de la vallée.01 départ

Nous quittons la végétation éricoïde des plateaux exposés aux vents. Au milieu des Tamarins des hauts (de couleur vert vif), on se rapproche de boisements plus particuliers: la forêt de bois de couleurs porte bien son nom tant la texture et la couleur des feuillages est hétérogène.

02 bois de couleur

Selon les secteurs de l'Ile, telle ou telle espèce prend la dominance. Ici c'est le petit Mahot (Dombeya ficulnea) qui s'exprime le plus.

03Dombeya ficulnea

Mais comme dans tout les peuplements primaires, l'espèce dominante laisse une large place aux autres espèces, ici le bois de Laurent-Martin (Forgesia racemosa)...

04 Forgesia racemosa

... ou encore le bois de fer Bâtard (Sideroxylon borbonicum)!

05 Sideroxylon borbonicum

 

Une fois passé ce petit paradis végétal, la perte d'altitude entraine l'évolution habituelle: l'ancienne exploitation du milieu par l'homme, puis la déprise laisse les paysages se revégétaliser par des espèces au développement rapide, mais non originaire de l'ile, Mimosas et Galabert s'imposent au détriments des espèces locales.

06 DSCN4045

En continuant quelques insectes profitent de la température de milieu de matinée: les charençons (Cratopus sp.) représentent un groupe important à la Réunion. On en voit des petits comme la tête d'une épingle comme de "géants" comme ceux là, qui font presque 15 mm de long

07 cratopus sp

Les papillons me laissent peu de temps pour les prendre en photo: euroma floricola sur Change-écorce (Aphloia theiformis), et  l'Azuré du galabert (zizula hylax- le plus petit azuré présent sur l'Ile) sur sa plante hôte.

08 euroma floricola09zizula hylax

Une bombe tourne autour de moi et fini par ce poser:  zygonix torrida, indigène sur l'Ile (seule une espèce d'odonate est endémique).

10 zygonix torrida

 

Nous arrivons à Roche -Plate. Le village est abondonné depuis les années 60 où un effondrement spectaculaire avait créer un barrage naturelle, formant en amont un lac. Les habitants avait fuit ce village reculé, à 4h de marche de la ville principale.

L'activité reprend sous forme de quelques exploitations et d'accueil touristique, facilité aujourd'hui par une piste carrossable, utilisé par les 4x4 et camions tout terrain.

11 DSCN4065

Nous retournons sur nos pas et quelques espèces d'oiseaux accompagnent notre ascension:

le merle pays (Hypsipetes borbonicus),

12 DSCN4069

le Papangue ou Busard de Maillard (Circus maillardi),

13 DSCN4076

ou encore le zoizo la vierge ou Terpsiphone de Bourbon (Terpsiphone bourbonnensis bourbonnensis), tous endémiques de la Réunion.

14 DSCN4095

Une pose s'impose avant l'ascencion la plus rude. Comme toujours lors de l'été austral, l'après midi se poursuivra sous la pluie!

15 DSCN4098

Benoit

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 07:15

Voilà l'occasion de refaire un parcours que nous avions déjà fait avec Anne à ma première venue ici. Monter jusqu'au volcan à pied en empruntant le GR2 qui traverse l'Ile de la Réunion. Je n'en ferai qu'une portion, reliant la Plaine des Cafres au point de vue sur le Piton de la fournaise, le volcan actif de l'Ile.

Une heure de marche me sépare des sentiers tranquilles, je choisie donc de partir à 5h00 pour me faire ce préambule routier dans le noir. (Tamarin des Hauts à 5h45, à peine 10°C).

01 de nuit

Je m'engage ensuite à travers les pâturages d'où l'on peut déjà voir les premiers rayons de soleil tapés sur l'autre volcan principal, le Piton des neiges, point culminant de la Réunion. 

02 paturage

Durant la progression aux abords des prairies, quelques arbres isolés et des secteurs de landes d'altitudes nous permet de savoir où nous sommes: les espèces sont endémiques et typiques de l'altitude. Elles sont également  pionnières de ses milieux où l'érosion est fortes par les pluies estivales et cycloniques, et les résurgences de plaques volcanique sont omniprésentes. Quelques espèces d'oiseaux m'accompagnent, dont ces "zoizos blancs", ou oiseaux-lunettes gris ou encore Zosterops borbonicus borbonicus, qui habituellement ne sont pas si facile à photographier. C'est pourtant l'un edes espèces les plus présentes sur tout les milieux de l'Ile!

03 Zosterops borbonicus borbonicus

J'arrive à hauteur du Piton Textor, sommet à partir duquel il est bon de se retourner pour faire le point! En deuxième plan, la Plaine des Cafres d'où je viens, et en troisième plan les hauteurs qui entourent les forêt les plus humide de l'Ile, les secteurs de Bélouve et Bébours. Enfin en quatrième plan à gauche, toujours le sommet du piton des neiges. Je profite du point de vue car à ces altitudes, le brouillard peut venir d'un seul coup!

04 textor

Sur une touffe de Branle vert, un Tec-tec (Saxicola tectes) profite du petit matin!

05 saxicola tectes

Et bien sûr, à la sortie des pâturages, il ne faut pas beaucoup de temps pour voir les nuages embrasser les croûtes de laves sur lesquelles j'évolue. 

06 brouillard

Mais la suite me montre que ce n'est pas une fatalité... Les nuages se dissipent et dans les hauts de la rivière de l'Est, le point de vue est tel que je vois ce qu'il me reste à parcourir: devant à gauche, le vide, c'est la naissance de la rivière de l'Est; passé les quelques brandes, je descendrai sur la plaine des sables, dernier paysage à traverser avant de dominer le Piton de la Fournaise que nous voyons très bien sur cette photo au fond à gauche!

07 reste a faire

Ayant descendu le relief au fond à droite, je suis maintenant sur la plaine des sables, partagée entre rocailles, graviers...

08 plaine

... et sables. Ici des conditions extrèmes balaient cette régions. Deuxième point le plus humide de l'Ile, l'amplitude thermique est assez importante et les vents quasi permanents (ci-dessus: la graminée est Pennisetum caffrum, typique de ces milieux).

Quelques espèces végétales s'instalent malgré tout: ici Psiadia callocephala, une astéracées, accompagnée d'un Myosotis de Bourbon en fruit (en second plan, Cynoglossum borbonicum).

09 des sables+Cynoglossum borbonicum

Un criquet et une araignées semblent bien seuls à première vue, au milieu de l'immensité. Pourtant, le silence qui règne à ces altitudes est rompus par des trilles de criquets un peu partout.

10 criquet

11 araignée

 

Les sables et graviers laissent la place aux plaques de laves cordées, gagnées progressivement par les lichens...

J'en profite pour photographier mes compagnons de routes: ma chaussure et le balisage du GR.

12 gr

La végétation reprend, quelques Petit bois de rempart Agauria buxifolia colorent la lande de Branle vert et Branle blanc de leurs fleurs rouges. De la famille des Ericacées, c'est une bruyères de 50cm de haut que l'on trouve jusque dans les laves du volcan!

13 Agauria buxifolia

Le ciel est encore bleu lorsque j'arrive au point de vue. Il est 10h30 et je suis un peu en avance sur mo rendez-vous... Anne et Mahé doivent venir me rejoindre envoiture!

14 fournaise

Benoit

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:34

Ce deuxième parcours est un aller-retour. Je quitte les sentiers pour remonter le fond du Bras des Roches Noires: un lit de cailloux, galets et bloques. A la Réunion, toutes les ravines sont généralement quasi sèches, et leur configuration dépend des grands évenements pluvieux comme les cyclones. Les eaux utilisent alors l'ensemble du lit et peuvent s'adonner à leur travail d'érosion. 

20 DSCN0226

 

Pour l'heure seul un petit torrent facilement franchissable sillonnent ce "désert" de blocs, les blocs de plus de 2 mètres cubes sont monnaie courante. Le tarier de la réunion (Saxicola tectes) toujours bien présent peut ainsi trouver de nombreux reposoirs pour chanter.

25 Saxicola tectes2

 

Dans ce décors immense, l'oeil finit par s'habituer et tombe sur quelques petites bêtes qui trouvent leur place au milieu du dédale. Les premiers habitants observés, les libellules. Nous retrouvons Anax imperator et trithemis haematina. Une espèce non déterminée de demoiselle, de livrée brune, se laissera difficilement approcher, s'envolant tel un fourmilion maladroit pour ce reposer quelques mètres plus loin.

21 Anax imperator22 Trithemis haematina2

 

Ce sont ensuite les araignées. Chacune a sa loge, l'une placant sa toile entre deux galets, ...

24 epeire sp

... l'autre au dessus de l'eau, une autre encore chassant à vue sur les paroies abruptes.

23 araignee sp

La dernière espèce contacter est la seule identifiée, la fameuse Nephila inaurata (sur la photo, l'individu fait près de 15cm de long avec les pattes) avec son chapelet de proies. Elle est accompagnée d'une espèce beaucoup plus petite qui semble profiter de la même toile (!?).

26 Nephila inaurata

 

Arrivée à mi parcours, isolé de toutes présences humaines, certaines paroies abruptes présentes des failles propices pour l'Hirondelle de Bourbon (Phedina borbonica), qui y niche. Une dizaine d'individu en chasse permanente autour du rempart m'aura attiré l'attention... 

28 Phedina borbonica

 

La ravine semble maintenant se végétaliser et les dénivelés deviennent plus sérieux. La végétation des abords semble devenir plus locale avec des sols volcaniques encore en lichen et en mousses, parsemés de petits arbres pionniers et bien souvent endémique. C'est  le début des vertigineux remparts inexplorés. Pour la petite histoire, les derniers individus de Pétrels noires de Bourbon peuplent encore ces flancs de hautes altitudes. Cette espèce restée légendaire de par ses moeurs strictement nocturnes s'éteind inexorablement!

Le Merle pays (Hypsipetes borbonicus), espèce endémique de ces forêts primaires, viendra me chanter au nez et me sonner l'heure du retour. Qu'il est bon de pouvoir s'immerger encore dans ces paysages presque vierge...

29 Hypsipetes borbonicus

 

Benoit

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 14:13
Décidément, le mardi sera le jour de la semaine pour les marches en solitaires. C'est ainsi que par deux fois, deux semaines de suite, j'ai pu m'adonner à mes déambulations en redécouvrant des milieux de rivières... le Bras de la Plaine et l'un de ses affluents, le Bras des Roches Noires!
11 DSCN0097
Les sommets dominants les bras de la Plaine et des Roches noires.

La première balade est consacrée au bras de la Plaine, rivière principale de ce secteur sud ouest de l'Ile. Le principe de mon circuit est de descendre vers le lit de la rivière à hauteur de la Plaine des Cafres (de 1300m à 600m d'altitude), puis de descendre le lit de la rivière (sur 7 km) jusqu'à hauteur de Pont d'Yves, où il suffit de remonter (de 350m à 800m d'altitude)!
12 DSCN0099
J'aborde le village de Grand Bassin, avec ses moineaux domestiques et ses Merles Maurices, tous introduits et pullulant en milieu humain.
15 DSCN0210
Aussitôt dépassé le bas du villages et son "voile de la Mariée", des visions plus tranquilles s'offrent aux yeux, comme ce jeune Tec-tec ou Tarier de la Réunion (Saxicola tectes) qui semble venir voir ce que je suis.
13 Saxicola tectes
Arrivé aux abords du cours d'eau, une faune aquatique profite des parties au courant plus calme: Anax imperator (sous espèce éthiopienne) ou encore Trithemis haematina chasse au dessus, tandis que sous la surface des Gobies non déterminés flirtent avec les tétards du crapaud africain (Bufo gutturalis), présents dans n'importe quel zone d'eau.
16 Trithemis haematina
              
La randonnée se complique alors puisqu'à la date où nous sommes, les premières pluies prennent les hauteurs de l'Ile et grossissent sensiblement le cour d'eau qui prend des allures de torrent... encore franchissable puisque je vous raconte comment ça s'est passé!
17 Actitis hypoleucos
Tandis que je mouille jusquà ma culotte pour progresser, quelques belles observations viennnent m'encourager: trois Chevaliers guignette se jouent du torrents et s'alimentent entre les galets (individu originaire a priori d'asie, ce qui explique des proportions bien plus élancées qu'en métropole). La frustration reste cette demoiselle noire et bleue qui me passe sous le nez alors que j'ai de l'eau jusqu'à la taille et que mes deux mains me sont plus utiles à garder mon équilibre le long de la paroie rocheuse qu'à prendre mon appareil photo!
Le lit minéral de la rivière en plaine érosion permet de voir des passages rocheux en voûtes, dont certain accueille des colonies de Salanganes des Mascareignes, sorte de martinet local. La progression vers l'aval du cours d'eau voit le lit se végétaliser: les espèces pionnières se mellent aux espèces de zones humides comme cette grande prêle (Equisetum ramosissimum) abondante par endroit!
19 Equisetum ramosissimum
Après de nombreuses traversées de la rivière, j'arrive enfin à reprendre un sentier, c'est le début de la fin et un Zoizo la vierge (Terpsiphone bourbonnensis bourbonnensis) m'accueille...
10 Terpsiphone bourbonnensis bourbonnensis
Cette première balade m'aura fait faire 6 heures de marches, de quoi vérifier que la machine marche bien!
A suivre...
Benoit
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 15:45

Le bout du monde, vous connaissez ? C'est ici à Hoëdic link (reportage de TV Quiberon !)! Loin des tumultes du continent, des médias à oeillères qui colportent le pessimisme ambiant...

 

Le bout du monde Julien Sanson

 

Nous voici comme tous les ans au rendez-vous des oiseaux égarés sur une île bretonne. Une semaine bien profitable évitant les fortes précipitations du continent. Plus de 94 espèces ont été observées dont certaines peu communes.

Une tempête de vent de sud a malheureusement empêché la plupart des oiseaux migrateurs à faire halte sur l'île.

 

Plage de l'Argol Hoëdic Olivier VANNUCCI

 

Les plages sont vides de bipèdes, accueillant seulement le roulis des vagues accentuées par le vent de sud et les forts coefficients (107).

 

Le lendemain de notre arrivée, c'est la folie des passereaux, notamment des pouillots ! 9 Pouillots à grands sourcils seront notés (un record pour l'île), plus quelques raretés observées par la quinzaine d'ornithos présents. Arrivant par le Sémaphore et l'ouest de l'île, les oiseaux s'engouffrent ensuite dans les jardins en direction de l'est pour finir souvent à l'abri du vent dans la saulaie de la carrière.

 

Carrière et saulaie Julien SANSON

 

Pouillot véloce de type collybita.

 

Pouillot véloce Olivier VANNUCCI

 

Dans ce prunellier se cache un oiseau mystérieux, il n'a jamais mal au cou ! C'est le Torcol fourmilier (Jynx torquilla).

 

Torcol fourmilier Olivier VANNUCCI

 

 

Dans les jardins, les Gobemouches noirs (Ficedula hypoleuca) font ripailles en plongeant sur les derniers diptères formant des essaims au-dessus des potagers.

 

Gobemouche noir Olivier VANNUCCI

 

Un figuier bien garni fait le bonheur des frugivores locaux et migrateurs. Les étourneaux sansonnets, les merles noirs, les grives, les fauvettes à tête noire et l'Etourneau roselin (Pastor roseus) se gavent de figues sucrées.

 

Etourneau roselin Olivier VANNUCCI

 

Les rapaces ne sont jamais très loin ! Un jeune Epervier d'Europe (Accipiter nisus) tentera de capturer un moineau devant notre gîte, ce sera un échec, mais quelle obs !

 

Epervier d'Europe. Olivier VANNUCCI

 

D'autres rapaces sont présents sur l'île : Faucon pélerin, Faucon émerillon, Faucon crécerelle et Busard Saint Martin.

 

Faucon crécerelle Olivier VANNUCCI

 

Décollage de ce Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), autant surpris que moi au niveau du champ où pâturent les chevaux camarguais.

 

Faucon pélerin imm. Olivier VANNUCCI

 

Ce jeune Faucon pélerin (Falco peregrinus) fait des allers-retours entre Houat et Hoëdic, survolant l'île et guettant les limicoles depuis le Grand Mulon. 

 

Lichens des rennes Hoëdic Olivier VANNUCCI

 

Sur la côte, les pipits se nourrissent dans les laisses de mer et sur la dune grise couverte de lichens (le paradis de Willy!). Un Pipit farlouse (Anthus pratensis) posté sur la jétée du vieux port se fait une place parmi les bergeronnettes grises.

 

Pipit farlouse Olivier VANNUCCI

 

Un peu plus à l'est, un pipit me pose question. Ses pattes couleur chair à orangé brun ne facilite pas sa détermination comme Pipit maritime (Anthus petrosus), il s'agirait peut-être d'un individu de la sous-espèce littoralis.

 

Pipit maritime Olivier VANNUCCI

 

Phare Hoëdic Olivier VANNUCCI

 

Du côté du phare, les mouettes rieuses se concentrent à marée haute picorant la laisse brassée par les vagues. Une Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus) sera repérée parmi ses congénères.

 

Mouette mélanocéphale Olivier VANNUCCI

 

De petits "gardes" jalonnent l'estran fouillant le moindre recoin, en vol leur croupion blanc les rendent plus facilement repérables. Souvent sur un promontoire, il se dressent, observent puis courent après leur proie. Ce sont les Traquets motteux (Oenanthe oenanthe) !

  Cache cache motteux Olivier VANNUCCI

Traquet motteux leucorhoa Olivier VANNUCCI

Traquet motteux . Olivier VANNUCCI

 

Mardi matin avec Claire, nous avons découvert un Tarier oriental (Saxicola torquatus maurus), je n'avais pas l'appareil photo donc merci à Philippe J. Dubois pour ces clichés souvenirs. Oiseau aux couleurs "froides" contrairement au tarier pâtre, rémiges bordées de blanc et surtout un croupion non écailleux de couleur beige chamois uni.

 

Tarier oriental PJD2

Tarier oriental PJD

 

La tempête de sud a soufflé sur nos côtes et dans les laisses de mer, la marée a déposé une sorte de méduses (neuston) appelée Galère portugaise (Physalia physalis) link. On dirait une forme de vie extraterrestre ;-) avec ses couleurs surréalistes.

 

Physalia physalis Julien SANSON

 

Une autre forme de vie de notre plancton marin s'est échouée également, les Vélelles (Velella velellalink (petite vidéo intéressante).

 

Velella velella Julien SANSON

 

Le rare Ormeau (Haliotis tuberculata) restera sous son rocher !

 

  Ormeau Julien SANSON

 

Enfin voici notre compagnon de la semaine, passe-partout :

 

Troglodyte mignon Olivier VANNUCCI

 

La ronce ou désespoir du chat, est un perchoir idéal pour le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) !

 

Arc en ciel Hoëdic Olivier VANNUCCI

 

Bref un pur moment de bonheur pour tous et à toute heure !

 

 Julien (le chef cuisinier), Claire (la cueilleuse de plantes sauvages), Adeline (la pêcheuse de crevettes) et Olivier (le trouveur de Tarier oriental).

 Sans oublier Philippe et Elise s'ajoutant à la biodiversité de l'île ;-)

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 08:04

 

Voici le dernier chapitre de ce périple corse riche en rencontre et en observations. Le mois de mai reste un des meilleurs mois pour découvrir cette île méditerranéenne. La flore explose de partout, chez les oiseaux nous sommes en présence de nicheurs, de migrateurs... Chez les insectes, les amphibiens et les reptiles c'est parfait ;  tout ce petit monde est bien actif.

 

Les images proposées dans cet article complètent les observations détaillées précédemment.

 

Morimus asper Olivier VANNUCCI

 

Un longicorne s'est posé à proximité de notre tente, il s'agit du Morime rugueux  (Morimus asper) insecte saproxylophage (il se nourrit de bois en décomposition), l'espèce semble coloniser les boisements de résineux.

 

Hémidactyle verruqueux O VANNUCCI

 

Dans ce camping à la ferme dans l'arrière pays de Porto Vecchio, on rencontre également toute une faune nocturne dont l'Hémidactyle verruqueux (Hemidactylus turcicus) qui sort des tuiles pour prendre la fraicheur du soir.

Cette ambiance ne pourrait être complète sans cette note flûtée répétée venant des arbres alentours berçant les campeurs vannés.

 

L'hôte, petit mais bruyant, se pose à proximité de nous !


Hibou petit duc O VANNUCCI

 

Vision nocturne oblige, je ferai ce cliché en noir et blanc pour ce Petit-duc scops (Otus scops).

 

Dans les toilettes un prédateurs est affairé autour du néon, ils guettent les papillons nocturnes se collant sur le mur. Le festin attend la Tarente de Mauritanie (Tarentola mauritanica).

 

Tarente de Mauritanie O VANNUCCI

 

Le lendemain, rencontre avec un Faucon pélerin (Falco peregrinus) posé sur une falaise maritime gettant des pigeons biset bien imprudents.

 

Faucon pélerin O VANNUCCI

 

Quelques papillons s'approchent facilement dont l'Azuré des cytises (Glaucopsyche alexis), magnifique azuré posé sur une fabacée.

 

Azuré des cytises O VANNUCCI

 

Certains sont plus difficiles à approcher, où leur observation se transforme en course poursuite dans le maquis ! C'est un papillon qui se mérite, la plante hôte est l'arbousier. Son vol rapide, ne facilite pas le tirage de son portrait.

Je vous présente le Pacha à deux queues (Charaxes jasius) ou Jason.

 

Pacha à deux queue OVANNUCCI;

 

Pacha à deux queues O VANNUCCI

 

C'est l'image de la fin d'un périple que je recommande à tous.

 

Samuel, Claire, Adeline et Olivier.

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 09:02

Nous sommes partis pour quelques jours fin octobre-début novembre sur l'île d'Hoëdic dans le Morbihan (la plus petite des îles après Belle Île et Houat située à l'est).

Les conditions météo exceptionnelles avec des températures quasi estivales nous ont permis de profiter au maximum des paysages et des oiseaux.

 

Quelques ornithos étaient présents, car cette île est connue pour les raretés occasionnelles se perdant lors de leur migration (Pouillot de Pallas, Grive de Sibérie, Grive Dorée, Chevalier à pattes jaunes,...).

 

Justement le premier oiseau à montrer la pointe du bec est un Etourneau roselin (Pastor roseus) espèce venant de l'est de l'Europe voire d'Asie. 2 individus se baladent parmi les étourneaux sansonnets, qui profitent des dernières ressources alimentaires avant les rigueurs de l'hiver (pommes, figues et autres invertébrés !)

 

Etourneau roselin O VANNUCCI

E. roselin O VANNUCCI

 

Les oiseaux assez farouches se sont laissés admirer surtout le matin et le soir autour de l'église et sur le figuier face à la Trinquette !

 

Les turdidés ont débarqué en masse sur l'île avec de nombreuses Grives musiciennes (Turdus philomelos) et de Merles noirs (Turdus merula).

 

Grive musicienne O VANNUCCI

 

Merle noir O VANNUCCI

 

Ces oiseaux sont très actifs toujours en quête de nourriture, ils en oublient les bipèdes souvent à moins d'un mètre d'eux. Justement en parlant de bipèdes voici une petite brochette d'ornithologues charentais, bretons et sarthois !

 

Belle brochette O VANNUCCI

 

Les paysages d'automne sont splendides avec des lumières rasantes accompagnées de gros nuages chargés de pluie.

 

Plage sud Hoedic O VANNUCCI

 

Les limicoles forment des reposoirs à marée haute au pied du Grand Mulon, quelques Bécasseaux violets se dissimulent parmi les Tournepierres à collier. Voici une vue de l'île depuis le sommet du Rocher du Grand Mulon (accessible uniquement à marée basse).

 

Grand Mulon O VANNUCCI

 

Peu de passereaux cette année, peut-être à cause d'une météo un peu en retard (le froid se fait attendre) ; les oiseaux profitent des températures encore douces avant de rejoindre les régions situées plus au sud. Quelques pouillots, roitelets, fauvettes à tête noire et surtout de nombreux rougegorges surveillant leurs rivaux en escale avant de continuer plus vers le sud.

 

Rougegorge familier O VANNUCCI

 

Certaines espèces sont suivies particulièrement sur l'île notamment le Moineau domestique (Passer domesticus), ce noyau de population isolé du continent fait l'objet d'une étude avec un baguage des oiseaux et une pose de nichoirs sur de nombreuses façades des maisons du bourg.

 

Moineau domestique O VANNUCCI

 

 

Ici le mâle porte des bagues de couleur blanche à la patte gauche et verte et orange à la patte droite (pas visible sur ce cliché).

 

De nombreux prédateurs dont certains rapaces font du tourisme gastronomique ! Les faucons émerillons et les éperviers d'Europe s'attaquent aux oiseaux faisant des haltes souvent épuisés et désorientés.

Un épervier à l'affût guette une troupe de fringilles à proximité du Sémaphore :

 

Epervier d'Europe O VANNUCCI 

 

 

Ces températures permettent aux insectes aussi de prolonger de quelques semaines leurs activités dont la reproduction (de nombreux sympetrum et aeschne pondent dans le grand marais).

 

Aeshne mixte OVANNUCCI

 

Voici l'Aeschne mixte (Aeshna mixta), cette espèce apparaît en fin d'été sur les eaux stagnantes.

 

Marek a découvert un papillon auquel nous ne pensions pas du tout avant notre arrivée : le Sphinx tête de mort (Acherontia atropos). Sur la tête et une partie du thorax un crâne humain semble dessiné. Ce grand hétérocère migrateur est originaire d'Afrique. Les oeufs et les chenilles se développent sur les feuillages de pomme de terre puis la chrysalide se terre pour se métamorphoser.

 

Les adultes volent en septembre octobre pour rejoindre le sud avant l'arrivée du froid.

L'individu (une femelle) se tenait sous un lampadaire sur le mur de la boulangerie.

 

 Sphinx tête de mort O VANNUCCI

 

Les trois jours sont passés très vite, le bateau nous attend à quai. Entre Hoëdic et Houat un petit groupe de Plongeon imbrin (4) pêche dans ce secteur. Au port de Houat une jeune sterne pierregarin longe la jetée en plongeant à plusieurs reprises puis se pose avant de se faire déloger par une goéland argenté ! 

 

Sterne pierregarin O VANNUCCI

 

Port Houat O VANNUCCI

 

Marek, Pauline, Morgane, Adeline, Thomas, Pierrot, Fred et Olivier.

 

Un peu frustré de ne pas avoir trouvé une espèce rare sur l'île, je me suis baladédans une saulaie à côte de Pen Bron au sud de la Turballe à la recherche de pouillots nordiques (seuls des roitelets seront observés). Je quitte la saulaie pour les vasières et autres salines à proximité. Et là je découvre ce qui sera confirmé par la suite un Bécasseau à longs doigts (Calidris subminuta) de première année sur la saline Gau. Première observation de l'espèce pour la France métropolitaine !

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