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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 14:31

En ces fêtes de fin d'année, on vous propose de partager notre périple écossais du mois d'août dernier, histoire de se remémorer de biens beaux paysages en cette grisaille persistante du nord de la France (bien que ça ne soit pas vraiment mieux en Ecosse en co moment !).

 

Bref, il a fallu une journée de traversée de l'Angleterre en voiture pour arriver en fin d'après-midi de début août. Bon, autant le dire tout de suite, si vous devez partir en Ecosse ne partez surtout pas en août, les colonies d'oiseaux marins sont déjà désertés et la flore déjà passée. Préferer plutôt le mois de juin qui plus est le mois le plus ensolleilé avec septembre.

Reprenons, nous arrivons donc à l'extrème sud-est de l'Ecosse juste après avoir traversé la frontière pour faire une première halte à Saint Abb's Head. Nous profitons d'un magnifique coucher de soleil sur des éoliennes !!!!

High View Caracan Park

Saint Abb's Head est réputé pour son importante colonie d'oiseaux marins notamment de Macareux moine. Mais, malheureusement il ne restait plus qu'un couple de Pinguoin torda et de nombreuses Mouettes tridactyles.

 

Après quelques jours passés à Edimbourg pour profiter du festival de spectacles de rue nommé Fringe, nous continuons notre route vers le Parc national des Cairngorms. Leur gestion de la lande est particulière, les chasseurs pratiquent l'écobuage c'est-à-dire qu'ils brûlent des langues de lande afin de régénérer celle-ci mais surtout de pourvoir chasser plus facilement le Lagopède d'Ecosse très commun dans ce parc national.

Ce parc accueille aussi de très vieux boisements de Pin d'Ecosse, c'est très impressionnant d'être immergé dans ces forêts tortueuses qui invitent à l'imagnination ! N'hésitez surtout pas à sortir des chemins battus pour découvrir ces vieux bois !

Loch an Eilein

Bien sûr il n'y a pas que les arbres, il y a les tourbières aussi. Celle de Uath Lochan vaut le détour. Un chemin en caillebotis permet de la traverser sans se mouiller les pieds et surtout d'être au contact de cette végétation particulière et particulièrement rare en France planitaire. Ici on retrouve en mélange les pieds dans l'eau le Trèfle d'eau (Menyanthes trifoliata) et le Comaret (Potentilla palustris).

Uath Lochan

Plus proche des berges, les Linaigrettes (joliement nommées Cotton-grass en anglais) prennent le relais et sont bercées par le vent. Certaines invitent à la rêverie comme les vieux arbres !

Eriophorum

 

Et puis, toujours plus au nord, nous rentrons dans les fameuses Highlands où la forêt laisse définitivement la place aux landes et tourbières à perte de vue. La route se retrécissent pour devenir des "single-track roads". En fonction de l'endroit où se trouve les passing place, on doit se ranger mais contrairement à la France, ici les gens ne sont pas du tout stressés par la route et font régulièrement des signes de courtoisie.

A836

Les troupeaux de moutons cassent la monotonie imposée par le paysage. Il y a tellement rien à brouter que les moutons se concentrent sur les bas côtés. On doit donc très souvent ralentir pour les regarder tranquillement brouter le long de la route !

DSC09192

La route vers le nord finit bien par s'achever et nous arrivons donc face à le mer mais la baie de Torrisdale mérite bien qu'on s'y arrête. Totalement méconnue des guides touristiques, cet interstice dunaire formé par deux estuaires est tout simplement magnifique. Se retrouver seuls au monde sur ce sable très peu foulé par l'Homme a quelque chose de grisant !

Torrisdale Bay

 

Direction la pointe Nord-Ouest apellée Cape Wrath pour se retrouver sur les plus hautes falaises. L'occasion pour nous d'observer pour l'unique fois durant le voyage le Guillemot à miroir baignant au large du cap.

Vaste terrain militaire, nous ne pouvons malheureusement pas sortir des sentiers par crainte de tomber sur un explosif !

Cape Wrath

Maintenant, il est temps de retourner tranquillement vers le sud en longeant la côte ouest. Nous continuons à prendre les petites routes (de toute façon il n'y a que ça !) en faisant bien attention de ne pas écraser les crapauds !

People on Road !

Les colonies d'oiseaux marins sont très présentes de ce côté de l'Ecosse. L'ile de Handa en aceuille de nombreuses espèces avec notamment les deux espèces de Labbe (Grand Labbe et Labbe parasite). A la pointe du phare de Stoer, on peut également voir les colonies de Fulmar et Mouette tridactyle si on ne veut pas prendre le bateau !

Fulmar

Ce bout de terre se détache pour laisser un rocher seul en mer haut de 60 mètres, le "Old man of Stoer".

Old Man of Stoer

Les landes et tourbières continuent de nous accompagner dans ce voyage. Ici, les Rhynchospores et les Narthécies sont très communes (aussi communes que le Ray-grass chez nous).

Narthécie et Rhynchospore

Les observations entomologiques restent rares et discrètes mais je suis content de trouver cette chenille de Acronicta menyanthidis, rare en France  mais beaucoup plus commune dans ce pays ! (cf. UKMoths.org.uk)

Acronicta menyanthidis

Voir l'Ecosse sans voir l'île de Skye serait vraiment dommage. L'ile est l'image de tout ce que peux offrir l'Ecosse notamment au niveau du relief. Un exemple avec le petit massif des Quiraing très découpé pendant le seul moment où le soleil a réussi a réussi à se frayer un chemin à travers les nuages !

Quiraing

Voilà, notre périple touche à sa fin mais une chose est sûre, on reprendra notre chemin vers l'Ecosse un jour ou l'autre.

Tarbat Ness Lighthouse

 

Marek et Pauline

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 07:00

Dans le top 20 des trucs à faire pendant qu'on peut, il y avait: voir le loup (sauvage bien entendu) en Europe.

Dans le top 15, il y avait : voir le loup (ouioui, sauvage, pas en zoo) en activité (reproduction, éducation des louveteaux, chasse, « chantant ») en Europe.

 

Et vous savez ce que c'est quand on a un truc en « top liste »...

 

Alors je me suis renseigné auprès de mon indic en matière de mammifère, le bien nommé Carlitos Dugaz (ne cherchez pas à le reconnaître, son nom a été changé) et celui-ci m'a dit:

« Te vu voer le louc ! T'a qu'a te n'allae a Vilardeciervos, o lé en Espagne, pi te cherche la grousse père bllanche. Pi quan te l'a trouvé, bé te rgarde la vallée qu'est en face. Pi te rgarde bé longtemps, passque pr voer le louc, faut être patient! »

 

Alor me v'la n'allé en Espagne... Pardon. Je suis donc allé en Espagne.

Après Noël (Noël, c'est en famille, on est bourré de principes...) le 26 décembre, on charge Claire et moi, le camion des jumelles, longue-vue et autres guides naturalistes, et c'est parti pour l'aventure!

On a croisé La Rochelle, Saintes, Bordeaux, les Landes et ses grues, le pays Basque et ses bérets, on a franchi la frontière ibérique à Hendaye et Irùn. On a été réveillé par un vol de Vautours fauves (une bonne centaine quand même!) et de grand Corbeau alors qu'on passait la nuit sur la côte cantabrique, et les milans royaux nous ont accompagné jusqu'à notre objectif: la vallée de la couleuvre..

 

DSCN0294

 

..

 

Dans « la sierra de la culebra » on y a cherché un village qui s'appelle « Villardecervios » (ça veut dire village de cerfs en castillan) et dans ce village de cerfs, il y a beaucoup de cerfs. Et qui est-ce qui mange les cerfs? Les loups!

On a mis une journée à trouver le caillou blanc de Carlito, et enfin, le 29 décembre dans l'après-midi, on sort Bibi la longue-vue, et on mate...

Superbe. Entre les vols de milans, on découvre pas loin de trente cerfs et biches, d'âges et de tailles différents. Jusqu'à voir celui qu'on nomme le roi de la forêt, un vieux dix cors (ça veut dire que les bois ont dix ptits picos en fait, et dix, c'est beaucoup...) le tout dans un paysage de landes rocailleuses. En voyant ce paysage, c'est une musique d'Enio Morricone qui vient en tête.

 

lobo2013 1444

 

 

Mais pas de loup. On fait nos réserves au supermercado de Villar, et on retourne au caillou pour dormir.

Le réveil sonne à 7h30 le 30. A 9h, on sort observer (c'est les vacances quand même!) alors que le brouillard se lève tout juste. Des Milans, des corneilles, et des cerfs, plein de cerfs! Jusqu'à 13h, pas de loup à l'horizon. On décide de se balader autour du lac voisin. C'est plein de traces de cerfs, des lichens, et les paysages sont à couper le souffle. Quelques grand cormorans et Bruant fou pour changer un peu, et à 16h, on y retourne. Quand la nuit tombe, on a un peu l'impression d'avoir la longue vue de greffée à l'oeil, et toujours pas de loup dans la rétine...

 

Jour trois le 31 décembre. On recommence, à 8-9h, on se revisse la longue vue, cette fois accompagné de deux andalous venus eux aussi voir la bète. L'un d'eux a déjà eu la chance de le croiser en randonnée. Une rencontre furtive qui lui a donné envie de l'observer un peu plus. Il m'explique que ce site est très réputé pour les obs de loups, il est connu qu'une meute vit dans cette vallée, juste devant nous.

Nos deux co-observateurs prévoient d'être présents jusqu'au mercredi 3 janvier. A trois, le temps d'observation nous semble moins long, et surtout, on est rassuré: on ne s'est pas trompé de site! Le loup est bien -potentiellement- présent! Dés 10h30 le brouillard nous oblige a arréter l'observation, et, alors qu'un des andalous nous explique que le temps sera à la pluie et au brouillard toute la journée et toute la nuit, on se pose la question de rester ou non. La pluie est physiquement plus redoutable que le froid sec qu'on a pu endurer avec nos multiples couches de vêtements cagoules et chepka, et surtout, empèche toute bonne observation (manque de lumière et brume de pluie...).

Nous profitons(?) de la pluie pour visiter une ville proche (Benavente) pour avoir un peu d'informations sur la vie des gens ici (ben oui, on est pas que des bètes Bon Dieu!), c'est vrai que depuis trois jours, on se demande de quoi vivent les habitants de la région. L'agriculture n'a l'air que vivrière, peu de traces d'élevage, encore moins de céréales ou de maraichage, à part les cailloux, rien ne semble pousser.

A Benavente, on n'y trouve rien qui nous plait. Office du tourisme fermé, une librairie ou nous ne trouvons comme info sur la région qu'un atlas routier Espagne et Portugal. Je sais pas si c'est la recherche du loup ou autre chose, mais la ville ne nous donne pas du tout envie. Trop de gens, trop de choses. Nous, ce qu'on veut, c'est personne et du silence. Retour vers les landes!

On découvre un petit sentier de randonnée qui traverse une partie de la sierra culebra. On s'y promène jusqu'à une « hutte » ronde, couverte de brande sauf en son centre, de manière à former une sorte de rond de mur de pierre avec un préeau de chaume. Le préeau est bienvenu, car il se remet à pleuvoir. On repart non sans avoir posté un piège photographique sur ce qui semble être la passée d'un blaireau.

Nous sommes de retour à la nuit, et nous réveillonons au chorizo et au riz. Bonne année 2013 à tous.

La dernière chance. Le dernier jour d'obs. Je sais pas si c'est ce qui me motive, mais le premier janvier 2013, à 8h30, j'ai la longue vue vissé à l'oeil gauche (le droit dort encore) et je suis prèt à montrer au loup récalcitrant que je serais la jusqu'à la dernière minute de la période que Claire et moi nous nous étions réservée à l'obs du loup. J'étais d'autant plus motivé qu'en partant vers le spot, la météo était superbe! Un super ciel bleu et clair... Mais pour avoir la suite, je vous ai fait un copié collé d'un passage du mèl de remerciements envoyé à Carlos Dugaz (c'est quand même grâce à lui que tout est arrivé!), je pense qu'elle est assez parlante.

 

« Bon ben mon Carlito, je profite d'une connexion sur l'hotel pour te renouveler mes meilleurs voeux, et te re-remercier pour le spot!

C'est du 29décembre au 1er janvier que nous avons garé le camion sur le chemin, et que nous avons passé Claire et moi nos matinées et nos fins d'après midi à observer les cerfs (déja un spectacle magnifique...) Il n'y en a qu'un seul, le 31 ou la météo trop brumeuse et pluvieuse nous a empêché de se visser la léica à l'oeil.

Et enfin, la délivrance le jour de l'an. Alors que deux espagnols du coin nous ont rejoint, vers 10h je vois très loin un groupe de quatre à cinq bêtes qui en effet se révèlent être des loups! Ils se chauffaient au soleil sans avoir l'air trop stressé de la vie (retour de réveillon?)... Ils étaient éloignés, et dans la lande, l'obs n'était pas évidente.

Claire (partie faire chauffer de l'eau pour le pti dej) allant manquer la bète, je profite un peu de l'obs (quand même!)et courre (enfin courrir comme seul je sais le faire, marcher vite quoi...) la chercher. 

En arrivant, l'un des espagnols m'explique que c'est 7 loups qui sont devant nous, dont trois jeunes de l'année (marron unis) et le vieux mâle chef de meute. Les autres ne sont pas forcément remarquables (enfin ce sont des loups quand même!..) 

L'ami andalou était déja bien excité par l'obs quand on remarque que la meute de loups se rapproche d'un troupeau de cerfs et biches. Ils s'approchent au début doucement et ensuite d'une belle foulée vers le troupeau qui, les ayant repéré se met à courir dans leur direction (me demande pas pourquoi dans la direction des loups, je ne comprend pas...) c'est vite raconté, mais le temps de les voir sauter, courir à travers la lande, disparaitre, réapparaitre plus loins, etc, ça prend un bon moment (obs totale avec Claire, donc avec ce qui va suivre: 7 à 10 minutes!!!)

et là, un truc de fou digne d'un reportage de ton chef cassegrain du trou: Les loups se séparent et encerclent le troupeau, et lui donnent la chasse (autant te dire qu'à ce moment là l'espagnol ne tenait plus debout en criant GUAPO TIO! EL LOBO! THE WOLF! EN CAZA! GUAPO!, et moi, j'en avait perdu la parole, et ce n'était que de la bave et des sons gutturaux qui sortaient de ma bouche...) Malheureusement, la course s'est continuée (et terminée?) derrière une colline, et pas d'autre obs ensuite (en même temps, je pense qu'on a été largement gaté!)

En discutant ensuite avec les espagnols, ils me disaient ne l'avoir vu qu'en maraude, en passage, et souvent un par un, et la dernière obs datait du 12 décembre, autant dire qu'on a eu une chance phénoménale...

 

Autant te dire qu'en te réécrivant ça, même le lendemain soir, j'en tremble encore...

J'espère que j'en tremblerais moins en te racontant ça de visu, mais j'en suis pas certain...

 

bises en attendant, et à très vite!

Claire et Samuel. »

 

Voila! C'est fait, et quand on a en même temps éliminé une tache de sa liste top 20 et top 15 des trucs à faire pendant qu'on peut, on est un peu sur un nuage...

On est le premier janvier, alors on envoie quand même deux trois voeux par texto surtaxés (on est vraiment bourré de principes!), et on se décide à quitter le caillou blanc en début d'après-midi pour remonter vers Ourense. On a vu qu'une chambre d'hôtes Accueil paysan proposait un hébergement dans la vallée de la Sil (canon de Sil). Nous faisons la route enjoués et guillerets, en se répètant qu'on en a vu sept d'un coup!

Arrivé à la chambre d'hôtes (je vous passe les habituelles galères de routes, trouver son chemin, etc...) le paysan accueillant nous explique qu'il est fermé en janvier... Notre bonne humeur féroce nous fait prendre ça avec philosophie, et nous trouvons un parking sur une belle situation pour manger et nous coucher en imaginant la superbe vue que nous aurons au réveil.

Le lendemain matin, la vue est à la hauteur de ce qu'on imaginait. Une mer de nuages sur le canon nous accueille à la sortie du camion, et nous profitons d'une bonne marche pour atteindre un point de vue sympa pour les photos.

Après un petit dèj', nous faisons route en fin de matinée vers Santiago de compostela (ben oui, on fait aussi du tourisme non naturaliste!).

La ville nous est toujours aussi désarmante, et l'or et le luxe dégoulinant de la cathédrale, malgré notre attirance pour le chemin de St Jacques, nous dégoutte un peu et nous fait regretter le caillou blanc et sa terre rouge. Nous profitons tout de même des offices de tourisme pour réserver une « casa rural » une auberge à Ordes, ville à une petite heure de route vers A Coruna.

Après une semaine de camion, le luxe de l'auberge et surtout de la douche nous ravissent (ben oui, dégoutté par le luxe des églises, mais quand le luxe est pour nous, pas dégoutté du tout!).

Une grillade de poissons et poulpes nous change agréablement des pâtes:chorizo et des riz/chorizo de tous les jours, et nous profitons des prises de courant et de la connexion internet pour trier nos quelques photos, commencer le compte rendu, et relever/envoyer quelques mails. Une nuit dans des draps secs et propres, dans un lit ou je tiens alongé de tout mon long, et c'est rechargé à bloc, après un petit dej' que nous repartons vers la France, bien décidés à profiter de la côte galicienne et basque.

Première pause vers 13h30 le deux janvier à Reinante, Gallice.Nous nous baladons sur les falaises en profitant des fringiles, et des premières fleurs.

Nous continuons vers Bilbao, en avalant les kilomètres et en nous arrêtant dans une cafeteria pour mannger des plats « surprise » (vu qu'on ne comprend pas la carte, on pense commander des pâtes, mais mangeons tripes au pois chiches, épinard surimi et poivrons farcis à la crevette...). Nous nous arrêtons sur un parking de la réserve de biosphère de Urdaibai vers 23h30, bien heureux de pouvoir nous coucher.

Réveil sur une plage basque (plage de laga), le paradis n'est pas loin de ça... goélands, corneilles, cormoran huppé... nous remontons vers les falaises de Elantxobe, pour un pti dej' face à un autre paysage. 

 

Samuel et Claire.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 18:50

Nous revoici parti à la reconqûete de l'Estrémadure (qui viendrait d'extrêmement dur selon Fred le belinois qui y a vécu quelques temps) avec :

- BenJ, alias Barre à mine durant le voyage, son septième qui plus est,

- Chacha, alias Chachounetta (entre autre) durant ce périple,

- Sylvain et Sylvie (je n'ose dire leur surnom...) qui nous rejoindront quelques jours plus tard.

 

Ce voyage était principalement destiné à l'observation des oiseaux. Mais quel surprise de voir un paysage aussi fleuri à notre arrivée après avoir traversé des régions comparables à la Beauce.

DSC08382

 La dehesa (milieu de savane de chênes liège et vert) et les steppes sont recouvertes de vipérines et d'Astéracées de toute sorte. Le maquis, quant est lui, est également fleuri par les cistes (essentiellement Cistus ladanifer). Autre genre également très présent, ce sont les Lupins : Lupinus angustifolius, luteus et celui que je préfère gredensis :

Lupinus gredensis

 

Nos premiers jours sont consacrés aux spots habituels d'observation (Salto del Gitano, Puerto del Tiétar,...). Puis après avoir fait grimpé très rapidement notre liste de piafs, nous prenons le temps au niveau l'arroyo de la Vid. C'est l'occasion d'observer des reptiles tout à fait commun dans la région : le Lézard hispanique et le Psammodrome algire (Psammodromus algirus) :

Psammodromus algirus 

 De retour au camping, cet hétérocère s'est glissé dans la voiture alors j'en profite pour le photographier et le déterminer sous le nom de l'Acidalie de l'Alysson (Idaea alyssumata) sans en être sur à 100% :

Idaea alyssumata

 Et le soir arrivé, gros orage, le tente prend l'eau mais, peu importe, car la nuit, tous les Amphibiens (ou presque) traversent les routes comme ce Triton pygmée (Trituris pygmaeus) :

Triturus pygmaeus

Ainsi que ce Triton à côtes saillantes sorti tout droit de la Préhistoire (Pleurodeles waltl) :

  Pleurodeles waltl

Les ballades autour de la Masion de Parc national de Monfraguë sont l'occasion de voir toutes sortes de Fauvettes (orphée, passerinette, mélanocéphale et pitchou).

Monfraguë

 Peu de Rhopalocères auront été vu durant ce périple, il faut donc être à l'affut du moindre mouvement si l'on veut cocher !

Cet Echéquier des Almoravides (Melanargia ines) aura été le seul exemplaire observé malgré sa relative banalité dans le secteur :

Melanargia ines

 Etre à l'affut des papillons mais également des plantes car certaines se revelent pour le moins discrète comme ce Dipcadi serotinum. 

Dipcadi serotinum

L'un des papillons qu'on aura vu le plus en nombre est sans nul doute la Proserpine (Zerynthia rumina) mais cette forme orangée nous aura interpellé. Juste le temps de prendre un cliché, un Aigle ibérique est observé, le choix est cornélien !

Zerynthia rumina

 D'autres ballades nous amènent à rencontrer ce reptile très étrange ressemblant à un ver de terre, l'Amphisbène (

 Blanus cinereus) :

Blanus cinereus

 J'avais déjà observé cet Iris (Moraea sisyrinchium) 4 ans plus tôt et publié la photo mais la fleur est tellement belle que je ne résiste pas à la montrer à nouveau !

Moraea sisyrinchium

 Souvenez-vous également, il y a 4 ans, nous avions visité une butte à Orchidées au sud d'Almaraz. Nous y sommes retourné, peu d'Orchidées restaient en fleur (Serapias parviflora, etc.) mais d'autres plantes ont pris le relais comme cette magnifique Nigelle (Nigella gallica sans certitude) :

Nigella gallica

 Les insectes sont également au rendez-vous comme cet Hétérocère (Synthymia fixa). 

Synthymia fixa

 Encore plus au Sud se trouvent les steppes à Grande Outarde mais désormais les Grandes Outardes sont bien encadrées par une sentinelle. Nous n'irons pas plus loin. Si ça peut leur permettre d'avoir un plus grand succès reproducteur alors tant mieux ! Nous aurons quand même la chance d'observer la fin d'un charnier avec la présence des Vautours moines et fauves !

A part les piafs, peu d'observation des petites bêtes, seul ce Zébré du sisymbre (Euchloe belemia) est déniché !

Euchloe belemia

 Pour finir en beauté, nous changeons de milieu et allons vers la montagne de la vallée de la Jerte. D'abord une halte au col à la frontière de l'Estrémadure. Il fait hyper froid et la végétation a beaucoup plus de retard ! Nous observons entre autre la Linaire élégante (Linaria elegans) que nous avons failli prendre pour une Orchidée. 

Linaria elegans

Cet arrêt est également l'occasion d'observer de nombreux Bruants ortolans dont le cri nous restera dans la tête.

Bien en contre-bas, notre dernière ballade sera dans la Réserve naturelle des Gargantas de los infernos. 

Garganta de los Infiernos

 

 Les sous-bois de chataigners sont bien plus riches que chez nous, nous verrons 2 Orchidées (Cephalanthera longifolia et Limodorum abortivum) ainsi que cette Pivoine (Paeonia broteri). 

Paeonia broteri

 Au dessus des gorges, cet Alyte (Alytes cisternasii) nous fait l'honneur de croiser notre route de départ ! 

Alytes cisternasii

 Un voyage que l'on recommande à tous !

 

Marek, BenJ, Chacha, Sylvain et Sylvie

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 12:17

Pas terrible le temps cette année en Pologne. Nous avons réussi à passer à travers les gouttes.

 Nie straszny czas w tym roku w Polsce. Udało nam się przejść przez krople.

carte swidwie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une bergeronnette grise niche le long de l'observatoire. Que de dérangement.

L'accés à la réserve est très compliqué. Des petites routes sableuses découragent la surfréquentation . Pourvu que cela dure.

Pliszka siwa wzdłuż obserwatorium. To wina.

Dostęp do rezerwy jest bardzo skomplikowany. Małe piaszczyste drogi zniechęcać przepełnienia. Długo, jak długo to trwa.

044047

Passage d'un héron cendré .

Czapla siwa.

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Aloès d'eau. Stratiotes aloides. 

 

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Mâle de coenagrion armatum ( une rareté) Les cerques du mâle sont très volumineuses.

Łątka zielona 

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Łątka wiosenna    coenagrion lunulatum

Plus commun en europe. En France que dans le massif central.

Coenagrion lunulatum

 

095

Dans la ville de Zlotow, la nature et toujours très présente et les choucas comme des pigeons.

Beaucoup d'activité chez les hirondelles cette année. Humidité ?

Nourissage du jeune.

W mieście Złotów, przyrody i nadal obecna i kawki jak gołębie.

Znaczna aktywność w jaskółki w tym roku. Wilgotność?

Wczesne karmienie.

oknowka

101102

Nettoyage.Czyszczenie103105178

Réparation du nid. Prise de boue dans une flaque .

Naprawa gniazda. Wykonano w kałuży błota.

208

Dans la réserve de la Warta, les hirondelles rustique nichent à un mètre de nos têtes.

Rezerwy Warty, gniazdo jaskółki w rustykalnym metr naszymi głowami.

      Dymowka

496495

Les lacs bordant la ville sous le ciel gris.

Jeziora w sąsiedztwie miejscowości pod szarym niebem.

339165Le céphale  Coenonympha arcaniaStrzępotek perełkowiec

153

160Cuivré de la verge d'or Lycaena virgaureae Czerwończyk dukacik183331

Zéréne de l'orme. Abraxas sylvata.  Plamiec leśniak342

Jeune rouge queue noir. Kopciuszek

Choucas.Kwaka351

Petit mars changeant.  Apatura iliaMieniak strużnik

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Au retour, un petit arrêt casse croûte dans la réserve de la Warta près de Francfort sur Oder.

W zamian za mały przystanek przekąska w rezerwacie Warty koło Frankfurtu nad Odrą.

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busard des roseaux. Blotniak stawowy510

Guifette noire. Rybitwa czarna

Et de nombreux vols d'oie cendrées. Gegawa513514515518

cigogne noir en vol. Bocian czarny542547

Bergeronnette printanière.Pliszka zolta

Désolé pour les Polonais la traduction est de google.

Przepraszamy za polskiego tłumaczenia Google.

Véro- Marion- Lucie-Mélissa-Ludivine-Kasia-Axel-Pierre et François

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 17:15

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Pieuré de Marcevol XII s. Il domine la plaine de Perpigan et offre un beau paysage sur le Canigou.

marcevol

La guarrigue autour du prieuré pleine de promesse, mais hélas il fait trop chaud. Quelques orthoptères sont visibles.

Du boulot pour Olivier.

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A la sortie de Ill sur Tet, des formations argileuses ( cheminées de fées).

Le piemont des Pyrénées est occupé par des formations détritiques meubles.

Les pluies ruisselent  sur ces terrains. Les parties les plus protègées par des boudins de grès ressortent en relief.

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Ill sur tët.

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Le village d'Evol et ses maisons étagées.

Le village dominé par son château du XIII s. est un lieu où était extrait les ardoises. 

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Chapitaux de saint Michel de Cuxa. Haut lieu du Moyen-Age.

Dans ce lieu après la conquète de Charlemagne s'installe une communauté de religieux ( 840)

Son influence va alors rayonner sur un grand territoire.

Un magnifique cloitre du XII en marbre présente de superbes chapiteaux

Ces lions sont surement les représentations des animaux qui peuplaient l'atlas marocain à cette époque.

Le dernier lion de l'atlas a disparu en 1943.

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Vallée et gorge de la Carança.

La Carança troue le massif du Canigou et ses schistes. La gorge est très étroite .

Bercé par le chant des Epiphigères nous sommes en plein climat méditérranéen.

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Tecla du chêne vert.

Retour à la maison avec le train jaune.

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BARCELONE: Pas beaucoup de nature sous le chaud soleil. Les ramblas.

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Boneto

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Hélas; je n'ai pas vu de reptiles intéressants sauf sur la façade de la Sagrada Familia.

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Eus

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François

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 17:12

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La ville de Berga se situe en limite des dernières montagnes pyrenéennes.

La Patum de Berga est une fête traditionnelle et populaire. Elle consiste en une série de représentations théâtrales et de défilés de personnages divers dans la rue. La présence de feux et de pyrotechnie, comme une grande participation citoyenne, en sont caractéristiques.Ces fêtes catalagnes sont au patrimoine  mondial UNESCO.

 

berga

Le Llobergat descend des Pyrénées et se jette dans la mer à Barcelone.

Le climat est très chaud car l'altitude est faible. C'est la guarrigue.

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Polyommatus coridon.

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Amaryllis

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Hespèrie SP

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everetes argiades

cerdagne 5

pont du Moyen-Age.

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hoplia caerula

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Emergence de plecoptere. Si quelqu'un connait le nom?

François

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:25

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Cette année, temps froid et pluvieux sur la Pologne. Pas trop propice aux observations.

Chez les reptiles et les amphibiens entre deux averses.

Pelobate brun '(courant en Pologne)

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Et le lézard des souches.

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Les nombreuses tourbières ont toutefois données leur lot de découverte.

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coenagrion pulchellus

La forêt de son côté nous a livrée une magnifique aire de Pygargue.264

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Tabac d'espagne.

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Cuivré de la verge d'or

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Le céphale (c; arcania) merci Marek

De nombreux étangs forestiers et au détour d'un champs des grues.

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De nombreux nids de cigognes.

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Pologne 11 P7

Pologne 11 P8

Dans le centre de la ville, de nombreux corvidés.

Pologne 11 P 14Pologne 11 P 15

Avant de passer la frontière allemande. Arrêt dans la réserve naturelle de la rivière Varta.

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Pygargue. Le seigneur des lieux.

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De nombreuses oies cendrées.

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Cigogne blanche.

Cigogne noire, guiffette leucoptère, chevalier aboyeur, bergeronnette printanière,cygne tuberculé, vanneau huppé, et surement plein d'autre chose.

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François

 

 

 

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 18:41

Bonjour,

Quelques photos de Sardaigne faites par une amie.

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Comme beaucoup de côte du sud. Les posidonies laissent des dépots le long des plages.011

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Echasse blanche.

A l'intérieurs des terres.

Des oliviers milénaires.

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Et des fleurs sérapias?? et iris sans doute sisyrinchium.050

Pour les reptiles : les 2 lézards sardes.

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Lézard de Bédriaga.

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Lézard de tiliguerta

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Corneille mantelée

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Goéland leucophée

François et Murielle

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 13:07

aquarelle ferme

En ce début de mois de juillet, le petit séjour en Pologne comme chaque année.

A noter cette année la visite  de la réserve de Kuznik  à côté de la ville de  Pila.P1012425

Lacs et  tourbières en voie de comblement.

 

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Ledum palustre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Coenagrion pulchellum

 

Le parc national de la Warta sur le bord de l'Oder avait cette année un niveau d'eau assez élevé.

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Le vol de grues venant se nourrir sur une prairie fauchée.

sympetrum flaveolum.061Cuivré de la verge d'or

 

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Toujours cette magnifique forêt avec la visite d'un grand mars changeant.

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La visite de fermes a été également à l'ordre du jour. Peu de vache, elles sont en stabules.

chats

vache

aquarelle neige

La  ville de Gdansk est vraiment superbe.

gdansk

François

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:11

L'île de Pag au nord de Zadar est vraiment très spéciale. Le vent glacé qui descent du Vélébit en hiver se charge de sel sur le bras de mer séparant l'île du continent puis il vient balayer l'île.

Le paysage est lunaire sur le côté exposé au continent.

533-copie-1

Des endroit plus protégés abritent cependant des choses fort intéréssantes.

Avant d'arrivée à Pag

 

482-copie-1

 

                                                                                                                 Village de Nin. Ancienne capitale Croate construit sur une île entouré de salines.

Oiseaux observés: Echasse blanche;combatant varié;  bécasseau minute; chevalier arlequin en plumage nuptial. aigrette garzette;

 

 

 

 

 

 

 

 

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Avant le pont de Pag une petite zone argileuse abrite du lin de narbonne et un cortège de papillons.

 

516-copie-1

 

 

 

 

 

  La diane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

518-copie-1

  le Machaon

 

  Lin de narbonne

 

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  Podarcis siculus

 

 

523-copie-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le nord de l'île plus protégé abrite une forêt d'oliviers séculaires.558-copie-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chance nous a fait cotoyer un blongio sans doute en migration.

 

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Traquet oreillard ( sous espèce balkanique) : dos plus blanc que l'espèce espagnol.

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aquarelle traquet

602

aquarelle kvar

François

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