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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 12:51

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Dans le chenal du traict du Croisic de nombreuses grêbes à cou noir.

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Goéland argenté à la toilette.

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François

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:00

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Pointe du Billiers

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A l'intérieur des terres, les passereaux commencent à se montrer .

 

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Chant du mâle d'accenteur mouchet.

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Mâle de bruant zizi.

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François

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 12:49

 

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Grand gravelot

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vanneau huppé et pluvier argenté.

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François

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 12:25

Le printemps arrive à grand pas . L'estuaire de Villaine déborde de canards. Toutes les espèces sont présentes avec de grandes concentrations de canards souchets. ( plusieurs milliers)

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Port de Tréhiguier.

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Peu de canards siffleurs et un peu plus de pilets.

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canard souchet.

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canard chipeau ( une dizaine)

 

 

L'estuaire est un super endroit pour observer le fuligule milouinan. Des groupements vers le mois de mars  dans le chenal.

Le milouinan niche au nord de l'europe. ( Islande- scandinavie- Sibérie)

En France, quatre sites d'hibernation sont fréquentés en priorité.

Baie de Vilaine-Littoral d'Augeron- baie de Veys- estuaire de la Seine.

Au cours de ses séjours hivernaux, il est très marin. Sa nourriture est contituée de coquillages (moules- coques- littorines)

 

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De 1997 à 2001, les effectif de baie de Vilaine le premier site d'hibernation français ont chuté.

de 3100 à 322.

 

 

En bordure de l'estuaire les roselières ont récupéré également leurs oiseaux.

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Cisticole des joncs.

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      François

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 19:00

Fin février et encore du froid.

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Les vanneaux se serrent face au vent froid.

Dans les milieux humides tout semble figé.

 

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Molinie dans la glace

 

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Sphaignes 

 

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massettes.

 

François

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 20:00

En ces temps d'été austral, la pluie abondante et quotidienne en après-midi nous amène à plus profiter des bas. Le littoral, pour sa partie Sud, dévoile quelques facettes, et donc des contextes d'observations, bien différentes.

 

Nous commencerons par la panacé pour voir des oiseaux sous toutes les latitudes: la station d'épuration! Sous ses odeurs particulières, la "STEP" permet, par ces différents bassins (ainsi que son contenu), d'attirer les oiseaux d'eau de passages. C'est donc ici, à la Réunion, un endroit d'autant plus stratégique qu'il y a très peu de vasières ou d'étang naturels.

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Ma première visite de celle de St Louis s'est faite en compagnie d'ornitho locaux (et c'est plutôt rare ici). Ils ont pu m'initier à l'accès au site, ainsi qu'au protocole d'observation. Nous avons pu voir les habituelles chevaliers guignette Actitis hypoleucos et aboyeur Tringa nebularia, mais aussi un bécasseau cocorli Calidris ferruginea et le Gravelot de Leschenault Charadrius leschenaultii leschenaultii (que je voyait pour la première fois).

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D'autres visites de ce site m'ont permis de revoir Pluvier argenté Pluvialis squatarola, Chevalier guignette...

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... et Héron vert Butorides striata rutenbergi. Tous les limicoles sont des migrants originaires d'asie!

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En repartant du site d'épuration, je traverse des milieux plus agréables puisque le sentier borde la limite intérieur de l'Etang du Gol, composé de rives aux végétations aquatiques, de prairies plus ou moins humides et de savanes. Ces dernières sont sous concessions de pâturages avec quelques éleveurs. On peut y croiser les bovins paturant à l'attache, surveillé de loin par les meutes de chiens qui trainent "terla".

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Ambiances aquatiques avec Orthetrum brachiale...

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... et Tramea limbata, sur fond de cris de poule d'eau.

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Les prairies sont des milieux attirant pour les différents fringiles introduits: Bec rose Estrilda astrild rubiventris ou Veuve dominicaine Vidua macroura (dont la femelle est en photo ci dessous) s'agitent autour des boeufs indifférents.

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En sous bois, de nombreux Agames asiatiques sont en chasse!

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A suivre...

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 11:19

Depuis la route menant vers le volcan de la Fournaise, les reliefs s'imposent par leur grandiosité... ou du moins les contre-reliefs. Le paysage radical aux dénivelés remarquables découlent en effet de l'érosion toujours plus forte de ces roches volcaniques poreuses et fragiles.

La rivière des remparts en est un des plus beaux exemples du sud sauvage.

Notre parcours commence depuis la route du volcan et l'objectif est de rejoindre le village du fond de la rivière: Roche Plate, ici perdu dans l'obscurité du petit matin, au fond de la vallée.01 départ

Nous quittons la végétation éricoïde des plateaux exposés aux vents. Au milieu des Tamarins des hauts (de couleur vert vif), on se rapproche de boisements plus particuliers: la forêt de bois de couleurs porte bien son nom tant la texture et la couleur des feuillages est hétérogène.

02 bois de couleur

Selon les secteurs de l'Ile, telle ou telle espèce prend la dominance. Ici c'est le petit Mahot (Dombeya ficulnea) qui s'exprime le plus.

03Dombeya ficulnea

Mais comme dans tout les peuplements primaires, l'espèce dominante laisse une large place aux autres espèces, ici le bois de Laurent-Martin (Forgesia racemosa)...

04 Forgesia racemosa

... ou encore le bois de fer Bâtard (Sideroxylon borbonicum)!

05 Sideroxylon borbonicum

 

Une fois passé ce petit paradis végétal, la perte d'altitude entraine l'évolution habituelle: l'ancienne exploitation du milieu par l'homme, puis la déprise laisse les paysages se revégétaliser par des espèces au développement rapide, mais non originaire de l'ile, Mimosas et Galabert s'imposent au détriments des espèces locales.

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En continuant quelques insectes profitent de la température de milieu de matinée: les charençons (Cratopus sp.) représentent un groupe important à la Réunion. On en voit des petits comme la tête d'une épingle comme de "géants" comme ceux là, qui font presque 15 mm de long

07 cratopus sp

Les papillons me laissent peu de temps pour les prendre en photo: euroma floricola sur Change-écorce (Aphloia theiformis), et  l'Azuré du galabert (zizula hylax- le plus petit azuré présent sur l'Ile) sur sa plante hôte.

08 euroma floricola09zizula hylax

Une bombe tourne autour de moi et fini par ce poser:  zygonix torrida, indigène sur l'Ile (seule une espèce d'odonate est endémique).

10 zygonix torrida

 

Nous arrivons à Roche -Plate. Le village est abondonné depuis les années 60 où un effondrement spectaculaire avait créer un barrage naturelle, formant en amont un lac. Les habitants avait fuit ce village reculé, à 4h de marche de la ville principale.

L'activité reprend sous forme de quelques exploitations et d'accueil touristique, facilité aujourd'hui par une piste carrossable, utilisé par les 4x4 et camions tout terrain.

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Nous retournons sur nos pas et quelques espèces d'oiseaux accompagnent notre ascension:

le merle pays (Hypsipetes borbonicus),

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le Papangue ou Busard de Maillard (Circus maillardi),

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ou encore le zoizo la vierge ou Terpsiphone de Bourbon (Terpsiphone bourbonnensis bourbonnensis), tous endémiques de la Réunion.

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Une pose s'impose avant l'ascencion la plus rude. Comme toujours lors de l'été austral, l'après midi se poursuivra sous la pluie!

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Benoit

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 15:38

Histoire courte d'un rapace en pleine expansion, mais pourquoi ?

 Elanion immature Olivier VANNUCCI

 

Historique européen :

 

Ce rapace reste très rare et localisé jusque dans les années 1960-1970 au sud-ouest de la péninsule ibérique (Géroudet 1978), semblant se cantonner principalement au sud du Portugal. L’espèce progressera rapidement sur l’ensemble de l’Espagne jusqu’aux années 1990 et franchira même les Pyrénées.

C’est en 1983 qu’un couple s’installera pour la première fois en France dans la région Aquitaine. Il faudra attendre 1990 pour que les premiers jeunes à l’envol soient finalement observés en France (Guyot 1990). Par la suite quelques cas de reproduction isolés seront notés ça et là ; en 1994 un couple se reproduit dans le marais Vernier en Normandie ; en 1998 un couple avec 4 jeunes est observé dans les Grands Causses.

La petite population française stagnera jusqu’au début des années 2000 en Aquitaine (pas de couples en Gironde) avec 5 couples. Mais à partir de 2003 (année de la canicule) et jusqu'à 2009 l'Aquitaine passera à 35 couples d'Elanions blanc (soit une augmentation de 30 couples en 6 ans, donc une progression de 500 %). On notera un succès de reproduction important (70 jeunes à l'envol en 2007, François Delage - Groupe Elanion).

 

En 2012 de nombreux couples cantonnés sont observés, en Loire-Atlantique, en Deux-Sèvres, en Mayenne, en Vienne, en Charente... Cette vague sudiste serait liée en partie à une quantité de campagnols importantes, notons le succès de reproduction remarquable chez le Faucon crécerelle également (nombreux individus un peu partout).

 

 

Habitat et écologie :

 

Les Elanions blancs sont de petits rapaces répandus dans les paysages ouverts africains tels que les savanes. En Europe, cette espèce colonise des milieux agricoles diversifiés, on la retrouve à proximité de grandes parcelles cultivées (céréaliculture) bordées de haies arborés et de prairies. Il affectionne les grands arbres souvent des chênes ou des pins pour construire son nid toujours proche de ses secteurs de chasse. Son installation dépend aussi de la ressource alimentaire disponible notamment en micromammifères. Il conserve un comportement erratique lui permettant une grande adaptabilité suivant les conditions des territoires de nidification. C’est un oiseau opportuniste chassant aussi bien des insectes, des passereaux que de petits mammifères.

La particularité de l'espèce est sa faculté à se reproduire quasiment toute l'année, surtout de février à novembre.

 

Voici une petite serie de photos d'oiseaux observés en Loire-Atlantique et Mayenne (2012-2013)

L'année 2012 montre que l'espèce s'implante dans tout l'Ouest de la France.

 

Elanion apport brindilles Olivier VANNUCCI

 

Un individus récolte une brindille au sol pour donfectionner son nid ressemblant à celui d'une corneille noire au sommet d'un chêne pédonculé ici dans le 44.

 

Elanion & Bondrée Olivier VANNUCCI

 

Ici un individus chasse une Bondrée apivore passant trop près de son nid lors de sa migration post-nuptiale.

 

Elanion à l'affût Olivier VANNUCCI

 

Elanion immature Olivier VANNUCCI

 

Posté souvent au sommet d'un arbre, sur une branche morte ou un fil électrique, il guette ses proies à l'affût.

 

Elanion en vol Olivier VANNUCCI

 

L'oiseau en vol est très rapide et agile, il fond sur sa proie directement ou alors fait du sur place se laissant tomber en parachute.

 

Elanion en chasse Olivier VANNUCCI

 

Il a un taux de réussite de capture assez important.

 

Elanion capture campagnol Olivier VANNUCCI

 

Ici un immature présent en Mayenne, ramenant sa proie sur un perchoir pour la dépecer, on aperçoit le campagnol pendu aux serres de l'oiseau.

 

Elanion dépèçe campagnol Olivier VANNUCCI

 

 L'oiseau ne perd pas de temps et engloutit sa proie en quelques minutes.

 

Elanion se pose Olivier VANNUCCI

 

 En espérant que ce nouvel arrivé dans l'avifaune de l'Ouest de la France redore l'image des rapaces !

 

Olivier Vannucci

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 15:24

Nous redescendons vers le Saint Laurent, en direction de Tadoussac (site incontournable pour observer les cétacés et autres oiseaux marins). Nous nous arrêtons alors dans la réserve du Cap Tourmente. Ce site est connu pour son stationnement de milliers d’oies des neiges au printemps et à l’automne, mais moins comme spot de migration de nombreux rapaces. Plusieurs étangs accueillent de nombreux anatidés et ardéidés, les forêts et autres "boisés" peuvent abriter de nombreuses espèces de passereaux en période prénuptiale et postnuptiale.

 

Cap Tourmente Olivier Vannucci

 

Les étangs de la ferme sont intéressants pour les Butors d’Amérique et le Petit blongios. Quelques sarcelles à ailes vertes et à ailes bleues se rassemblent en période de mue. Parmi elles, les foulques d’Amérique, les grèbes à bec bigarré et les fuligules à tête noire se faufilent dans la masse.

 

Foulque d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Ici une Foulque d'Amérique (Fulica americana) reconnaissable à son bec, en comparaison avec la Foulque macroule son front n'est pas orné par une plaque osseuse.

 

Chevalier solitaire Olivier VANNUCCI

 

Dans un petit canal, un petit groupe de Chevalier solitaire (Tringa solitaria) se repose sur une branche.

 

Cap Tourmente Olivier Vannucci

 

      Epervier brun & Martin pêcheur d'Amérique Olivier VANNUC

 

Un épervier brun se jette sur un Martin pêcheur d’Amérique, je ne sais pas si il veut l’attraper ou chiper sa pêche, car le petit rapace ne fait pas le poids face au grand pêcheur !

 Jaseur d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Bruant à gorge blanche Olivier VANNUCCI

 

Dans les haies, les bruants à gorge blanche et les jaseurs d’Amérique se nourrissent de baies pour l’un et de graines pour l’autre dans une mangeoire bien garnie.

 

Cap Tourmente vue Saint Laurent Olivier Vannucci

 

Après avoir monté sur la coline dominant la réserve, nous apercevons le Saint-Laurent et à l'horizon sur la droite la ville de Québec. De là nous observerons la seule Petite buse du voyage (Buteo platypterus).

 

Petite buse Olivier VANNUCCI

 

 

Changement de décor, nous reprenons la route vers le nord pour faire un petit crochet vers le Parc National des Grands Jardins (dépaysement garanti, un petit goût de Laponie).

Ce parc immense est recouvert par les épinettes et les lichens. Quelques tourbières abritent les canneberges et autres droséras.

 

Lac Grands Jardins Olivier VANNUCCI

 

Lichens Olivier VANNUCCI

 

Notre première rencontre est un pic, ressemblant au Pic tridactyle, il s'agit du Pic à dos rayé (Picoïdes dorsalis). Très peu farouche, il se chauffa au soleil, puis il commença à se nourrir en explorant les toncs des sapins.

 

Pic à dos rayé Olivier VANNUCCI

 

 

Pic à dos rayé Olivier VANNUCCI

 

Avec son petit bec légèrement retroussé, il décolle les plaques d'écorces et les lichens.

 

Etang tourbeux Olivier VANNUCCI

 

Les étangs tourbeux sont magnifiques, les libellules chassent dans les chemins et se posent parfois. Ici une Aschne difficile à déterminer.

 

Aeschne sp Olivier VANNUCCI

 

On poursuit notre chemin à travers la forêt, nous croisons deux passereaux présents en nombre. Le premier est une paruline, le Paruline à croupion jaune (Setophaga coronata). L'autre oiseau plus discret repérable en vol par ses rémiges blanches, c'est le Junco ardoisé (Junco hyemalis).

 

Paruline à croupion jaune Olivier Vannucci

 

Junco ardoisé Olivier Vannucci

 

Grands Jardins Olivier VANNUCCI

 

Un silence règne comme si le lichen avait remplacé la neige étouffant le moindre bruit. Soudain une bande bien bruyante s'approche, ils ont repéré notre présence.

 

Mésangeai du Canada Olivier VANNUCCI

 

Mésangeai du Canada Olivier VANNUCCI

 

Curieux et malheureusement habitués à la nourriture des humains, ces 3 Mésangeais du Canada (Perisoreus canadensis) poursuivront leur route. Nous finissons la boucle puis reprenons la voiture pour partir à la recherche de l'Ours noir.

 

Sur la piste, nous croisons une Gélinotte huppée qui a failli finir sous le 4x4 des gardes. Et enfin un indice de présence du plantigrades : une belle crotte !

 

Crotte d'ours noir Olivier VANNUCCI

 

Celle-ci est pleine de myrtilles lui donnant une teinte violacée. Un peu plus loin un criquet aux ailes jaunes crépite lorsqu'il s'envole, c'est l'Oedipode verruqueux (Trimerotropis verruculata).

 

Oedipode verruqueux Olivier VANNUCCI

 

 

 

Grands Jardins Olivier VANNUCCI

 

Une autre petite marche nous amène au coeur de la fôret de résineux, c'est impressionnant cette densité d'arbres et cette immensité sans voir la présence humaine !

 

Epinettes Olivier VANNUCCI

 

Toujours ce silence, un petit frisson me fait éternuer, une gros rapace décolle ! C'est incroyable, j'ai surpris ce jeune Autour des palombes qui se pose à une dizaine de mètres de nous.

 

Autour des Palombes Olivier VANNUCCI

 

Nous rentrons en direction du Saguenay...

 

Olivier et Adeline.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 07:15

Voilà l'occasion de refaire un parcours que nous avions déjà fait avec Anne à ma première venue ici. Monter jusqu'au volcan à pied en empruntant le GR2 qui traverse l'Ile de la Réunion. Je n'en ferai qu'une portion, reliant la Plaine des Cafres au point de vue sur le Piton de la fournaise, le volcan actif de l'Ile.

Une heure de marche me sépare des sentiers tranquilles, je choisie donc de partir à 5h00 pour me faire ce préambule routier dans le noir. (Tamarin des Hauts à 5h45, à peine 10°C).

01 de nuit

Je m'engage ensuite à travers les pâturages d'où l'on peut déjà voir les premiers rayons de soleil tapés sur l'autre volcan principal, le Piton des neiges, point culminant de la Réunion. 

02 paturage

Durant la progression aux abords des prairies, quelques arbres isolés et des secteurs de landes d'altitudes nous permet de savoir où nous sommes: les espèces sont endémiques et typiques de l'altitude. Elles sont également  pionnières de ses milieux où l'érosion est fortes par les pluies estivales et cycloniques, et les résurgences de plaques volcanique sont omniprésentes. Quelques espèces d'oiseaux m'accompagnent, dont ces "zoizos blancs", ou oiseaux-lunettes gris ou encore Zosterops borbonicus borbonicus, qui habituellement ne sont pas si facile à photographier. C'est pourtant l'un edes espèces les plus présentes sur tout les milieux de l'Ile!

03 Zosterops borbonicus borbonicus

J'arrive à hauteur du Piton Textor, sommet à partir duquel il est bon de se retourner pour faire le point! En deuxième plan, la Plaine des Cafres d'où je viens, et en troisième plan les hauteurs qui entourent les forêt les plus humide de l'Ile, les secteurs de Bélouve et Bébours. Enfin en quatrième plan à gauche, toujours le sommet du piton des neiges. Je profite du point de vue car à ces altitudes, le brouillard peut venir d'un seul coup!

04 textor

Sur une touffe de Branle vert, un Tec-tec (Saxicola tectes) profite du petit matin!

05 saxicola tectes

Et bien sûr, à la sortie des pâturages, il ne faut pas beaucoup de temps pour voir les nuages embrasser les croûtes de laves sur lesquelles j'évolue. 

06 brouillard

Mais la suite me montre que ce n'est pas une fatalité... Les nuages se dissipent et dans les hauts de la rivière de l'Est, le point de vue est tel que je vois ce qu'il me reste à parcourir: devant à gauche, le vide, c'est la naissance de la rivière de l'Est; passé les quelques brandes, je descendrai sur la plaine des sables, dernier paysage à traverser avant de dominer le Piton de la Fournaise que nous voyons très bien sur cette photo au fond à gauche!

07 reste a faire

Ayant descendu le relief au fond à droite, je suis maintenant sur la plaine des sables, partagée entre rocailles, graviers...

08 plaine

... et sables. Ici des conditions extrèmes balaient cette régions. Deuxième point le plus humide de l'Ile, l'amplitude thermique est assez importante et les vents quasi permanents (ci-dessus: la graminée est Pennisetum caffrum, typique de ces milieux).

Quelques espèces végétales s'instalent malgré tout: ici Psiadia callocephala, une astéracées, accompagnée d'un Myosotis de Bourbon en fruit (en second plan, Cynoglossum borbonicum).

09 des sables+Cynoglossum borbonicum

Un criquet et une araignées semblent bien seuls à première vue, au milieu de l'immensité. Pourtant, le silence qui règne à ces altitudes est rompus par des trilles de criquets un peu partout.

10 criquet

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Les sables et graviers laissent la place aux plaques de laves cordées, gagnées progressivement par les lichens...

J'en profite pour photographier mes compagnons de routes: ma chaussure et le balisage du GR.

12 gr

La végétation reprend, quelques Petit bois de rempart Agauria buxifolia colorent la lande de Branle vert et Branle blanc de leurs fleurs rouges. De la famille des Ericacées, c'est une bruyères de 50cm de haut que l'on trouve jusque dans les laves du volcan!

13 Agauria buxifolia

Le ciel est encore bleu lorsque j'arrive au point de vue. Il est 10h30 et je suis un peu en avance sur mo rendez-vous... Anne et Mahé doivent venir me rejoindre envoiture!

14 fournaise

Benoit

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