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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 09:03

La sapinière de la Sarcena au dessus de Valdrome profite de son exposition nord pour subsister.

 

Le sentier de découverte emmène les promeneurs à l'ombre de sapins géants.

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lis Martagon.

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Quelques pins accrochés au col de Miscon.

Pas la même stature que mes collègues de la Sarcena.

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Le sous bois abrite des cytises. Note lumineuse dans cet océan vert.

 

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Aconit tue loup.

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Les collines au dessus de Valdrome.

 

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Charcé. Premier pas dans la Provence.

François

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 06:55

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Pays de Provence.Le collines s'applanissent vers le sud.

Les cigales apparaissent. Ci-dessus la cigale plébéienne (Lyristes plebejus)

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Grignan et son château domine les champs de lavande.

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Poët Laval magnifique petit village médiéval sur la route de Dieulefit.

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Le marché de Nyons

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Vaison la Romaine.

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Le rocher du Caire au dessus de Rémuzat. C'est le lieu d'implantation de la colonie de vautours.

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Notre observation est écourtée par un orage.

Dommage! cela nous permet toutefois de capter de magnifique couleurs entre ombre et lumière.

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Le vautour fauve le principal habitant des lieux.

 

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Croquis de terrain.

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François

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 09:00

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Les géologues ont besoin de repère pour caler leur échelle  du temps.

Pour cela, sur le globe terrestre c'est la chasse aux niveaux que l'on peut dater précisément.

La coupe du Serre de l'âne à Charcé.

      Les géologues ont décidé de choisir ce lieu comme modèle ( stratotype) du passage Valanginien -hauterivien.

Période du crétacé.

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Rostres de Bellemnites

 

belemnite

 

 

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ammonite 2

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Ammonite

amonites 1

Une population typique d'ammonites vivait dans cette mer profonde. Grâce à ces animaux de nombreux renseignements peuvent être tiré. Les ammonites avaient des territoires limités. L'Acanthodiscus ne vivait que dans la mer téthys, cela a permis aux spécialistes de rattacher les dépots de la Drome à cette mer disparue.

ammonite 3

 

Le crétacé est une période charnière dans la région de la Drome. 

La Téthys ( l'océan alpin) dépose des sédiments argileux dans une fosse profonde: la fosse vocontienne.

A côté, il y a des hauts fonds avec des dépots de calcaire plus épais.

cretace inf

Dans la deuxième partie du crétacé l'océan atlantique s'ouvre et la téthys disparait.cretace inf 2

Je ne sais pas si ce genre d'article vous intéresse? 

J'attends vos réponses.

François

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 08:59

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Au dessus de Die le Vercors se termine avec de grandes falaises.

Ci-dessus :l'entrée du vallon de Combeau.

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Les murailles du cirque d'Archiane.

Archiane avec son cirque accueille des animaux montagnards, mais aussi du fait de son exposition plein sud des animaux méditerranéens.

A noter son super café.

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L'azuré du serpolet.

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L'apollon.

 

 

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Le village de Chatillon en diois. sous le chaud soleil de juillet.Les roses trémières et les petites rues à l'ombre.

De nombreux villages médiévaux parsèment la campagne dromoise.

 

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Le Font D'Urle

Depuis la plateau la vue est magnifique sur le Diois.

 

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Les chocards à bec jaune profitent des courants d'air chauds pour faire de la voltige.

 

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Moiré lancéolé.

 

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miramelle frontinale.

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Les falaises du Vercors dominent de près de 1000 m les vallées. 

Le plateau est armé par les calcaires Urgoniens du Crétacé très compact. Dans le Diois c'est de petites barres Jurassique ( Tithonique) qui arment les reliefs. La barre jurassique étant beaucoup moins épaisse, les reliefs sont différents.

 

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Barbiliste ventru

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Negritelle

 

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Orchis globuleux

 

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Apollon

 

Croquis de terrain du Vercors.

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Le plateau calcaire du Vercors est  percé par des grottes très profondes.

-483 m à la Luire. -1323 m pour le gouffre Berger.

La grotte de la Luire est une résurgence de type Vauclusienne.  C'est à dire:  Généralement à sec ce porche est une soupape d'évacuation du réseau souterrain de la Venaison.

En cas de fortes pluies; l'eau remonte de 400 m dans les galeries et  une cascade de  40 m3/ sec. envahi l'entrée.

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grotteMerci Internet et face book pour la photo.

 

Le Vallon de Combeau permet un accès relativement calme aux hauts plateaux du Vercors.

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Hespérie de L'hélianthème?

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Le dectique verrucivore.

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En fin de promenade: le bouquet; une magnifique vue sur le mont Aiguille.2087 m.

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En bordure du plateau, les sucettes de Borne s'élèvent en fond de vallée.

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En sous bois la pyrole.

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La campanule des Alpes.

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François

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 08:59

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Cette espèce de libellule est vraiment très particulière. Elle vit dans des écoulements et des suintements d'eau.

Le niveau d'eau est très faible et dans ce cas le "courant "est assez fort.

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De la végétation pousse dans ce fossé, cela permet la présence de perchoir pour cet animal territorial.

Attention pas facile de distinguer les 2 cousins.

Le cordulégastre bidenté ci-dessus et le cordulégastre annelé. ci- dessous.

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Bon, moi je vis dans les ruisseaux. Cela fait plus sérieux que mon cousin.

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Bon; c'est l'heure du jeu.

Pour trouver la différence entre nous deux. Il faut regarder nos abdomens.

Pas facile. A vos loupes.004

François

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 08:57

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Le Diois est une zone de transition entre les Alpes et les garrigues.

Au nord, les hauts plateaux du Vercors.

Au sud, les espèces du midi.

 

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Genet d'Espagne.

 

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Cupidone.

 

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Mélitée Athalia.

Très présent sur les prairies.

 

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Le Gazé 

 

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Mélitée orange.

 

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Le sylvandre. Papillon de grosse taille. Très difficile à distinguer les espèces de sylvandre.

 

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croquis de terrain.

 

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Nacré de la ronce.

 

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Mélitée noirâtre.

 

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Céphale

 

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Orchis moucheron.

 

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Campanule sp.

 

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La ville de Dié sous le soleil.

Elle garde des traces de son passé gallo-romain. Un belle enceinte du début de notre ére.

 

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Abbaye de Valcroissant fondée en 1188 dans une vallée au pied du Vercors.

Elle sert depuis pas mal d'année de ferme et de gîte pour les randonneurs.

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Les trois Becs dominent le synclinal perché de la forêt de Saou.

C'est le dernier massif avant la vallée du Rhône.

François

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 11:29

Juillet sur le plus grand volcan européen.

Plateau calme parcouru par des ruisseaux gonflés par les orages.

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La planéze du Cézallier.

Ce plateau basaltique fait la jonction entre le Cantal et le Mont Dore.

De nombreuses tourbières occupent les lacs d'altitude.

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lac du pêcheur. 

La vallée de Cheylade.

Cette vallée glacière en U se termine sur le pointement du puy Mary 1783 m.

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Le puy Mary est un pointement de lave pâteuse. ( trachyandésite)

Le volcanisme du Cantal.

Entre 13 et 7 M. d'années : premières coulées balsaltiques de base.

Entre 8,5 et 7 M. d'années:Un volcan énorme ( plus de 3000 m.) s'édifie en lave pateuse.

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sommet du puy Mary: restes du strato-volcan trachy-andésitique.

autour de 7 M. d'années: effondrement du volcan ( coulées de boue- nuages de ponces-avalanches de débris) 

                                     Des avalanches de débris peuvent être notées jusqu'à 40 km. du centre.

Vers 6,5 M. d'années: intrusions de dômes de phonolite.

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Le roc phonolitique d'Hozière.

La phonolite doit sont nom au fait qu'elle "sonne" en cas de choc.

Entre 7 et 2 M. d'années fin du volcanisme avec de grandes coulées de basalte. ( Les planèzes actuelles)

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La vallée de Cheylade; les planézes basaltiques et au loin le strato-volcan du mont Dore.

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Les ruisseaux franchissent souvent d'anciens fronts de coulées en faisant de magnifiques cascades.

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cascade de Cheylade.

Les bâtiments des plateaux sont construit en lave.

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Eglise de Cheylade: XII s. 

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Petite ville de Salers avec ses roches brunes.

De nombreuses maisons de la fin du Moyen-Âge et de la Renaissance.

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Châpiteaux roman de l'église de Trizac. Roche blanche ( trachyte de Mené)

 

Les sommets proches du Puy Mary sont occupés par des landes d'altitude.

Le matin à 7 h. pas un bruit, juste le souffle du vent. Le soleil se lève.

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Fleur de vérâtre blanc. Vrai poison à ne pas confandre avec la gentiane jaune.

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Arnica et moiré de la Canche.

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sympetrum flavéolum.

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criquet des genévriers.

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dectique verrucivore.

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petite tortue.Elle ne craint pas l'altitude car l'année dernière dans les Alpes, elle volait au délà de 3000 m.

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Ail victorial ou ail des cerfs.Espèce fragile dans nos montagnes.

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croquis de terrain: roc d'hozière et puy Mary.

Les chamois qui peuplent les alpages se font de plus en plus discrets du fait de la surfréquentation des alpages par les vacanciers.

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Tous les alpages sont peuplés par des bovins. Nous sommes au pays du fromage.

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Les Salers et leur pelage roux occupent les alpages.

Vache réputée pour sa viande.Sa traite est très difficile, le veau doit rester attaché à sa mère pour que celle-ci veuille donner du lait.

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Montbelliard: plus facile à utiliser comme vache laitière.

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Les burons occupent les hauteurs. Peu sont occupés actuellement. Les alpages sont désertés par les buronniers qui passaient naguère la saison estival isolés. De nos jours, le lait est descendu dans les vallées et les fromages ne sont plus fait en altitude.

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Les plateaux du Cantal déserts actuellement ont été occupé de façon plus importante autour de l'an mille.

A cette époque un redoux climatique permettait d'avoir des conditions correctes même assez haut en altitude.

Le hameau abandonné  de Cotteughes à Trizac montre des traces de ses habitats semi-enterrés.

La guerre de cent ans, la peste et le rafraichissement climatique ont eu raison de ces lieux.

 

En redescendant des plateaux nous retrouvons vite des animaux plutôt du sud.

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Mélitée orangée.

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Sténobothre bourdonnant.

François

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 08:09

Depuis l'automne 2012, des précipitations abondantes ont réalimenté les nappes, notamment  superficielles. De nombreux sites ayant perdu de leur superbe depuis la canicule de 2003 revivent à nouveau. Les mares comblées, les zones humides drainées, réapparaissent au milieu des champs cultivés ; une campagne de photographie aérienne aurait été riche d'enseignements ce printemps !

 

Mais revenons à notre sujet : les roselières !

Souvent mal considérées, associées aux zones humides, elles sont aujourd'hui encensées dans les techniques modernes d'assainissement.Ce milieu riche abrite de nombreuses espèces patrimoniales et rares.

 

En sud Sarthe, le marais de Cré sur Loir / La Flèche, nous permet de comprendre comment cet habitat joue un rôle important dans les écosystèmes humides.

Marais de Cré aérien Olivier VANNUCCI

 

Ce site n'est pas le seul, certaines gravières réhabilitées en lacs de loisirs arborent des roslières de ripisylve. Ces habitats restreints par leur surface, ont cette année attiré un bon nombre d'espèces d'oiseaux grâce à des niveaux d'eau exceptionnels (maintenant le pied des tiges des roseaux dans plusieurs décimètres d'eau).

 

Ripisylve lac roselière Olivier VANNUCCI

 

Deux espèces d'oiseaux se sont installées dans ces roselières, espèces qui n'avait pas été observées comme nicheuses depuis de nombreuses années notamment pour une fauvette paludicole (dernière mention certaine remontant à 1980).

 

En mai dernier, un chant puissant retentit d'une roselière, des craquements et des sifflements puissants, jour et nuit !

 

Rousserolle turdoïde Olivier Vannucci

 

Mais oui, c'est bien elle, la Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus), la plus grande de sa famille observée en France. Deux couples sont cantonnés en bordure du lac de loisirs. Les mâles chanteurs poursuivent les rousserolles effarvattes qui s'aventurent trop près du poste de chant.

 

Un ardéidé petit et discret déjà observé en migration, sembe s'intaller lui aussi dans des roselières de ripisylve.

 

Blongios nain Olivier VANNUCCI

 

Ce mâle de Blongios nain (Ixobrychus minutus) observé pendant qu'il chante arbore un bec rouge, signe de sa maturité sexuelle. Au total trois mâles et une femelle sont observés jusqu'à la mi-juillet. Son chant, sorte d'aboiement ou de grognement, au volume sonore assez faible s'entend plutôt en soirée.

 

Blongios nain vol. Olivier VANNUCCIBlongios nain vol Olivier VANNUCCI

 

Son vol "ramé" rapelle celui de la huppe fasciée ! Il passe au ras de la surface de l'eau allant de roselières en roselières.

 

Les roseaux servent aussi de reposoir à certains amphibiens, telle que la Rainette verte (Hyla arborea). En journée les adultes se chauffent dans la végétation luxuriante à proximité de leur lieu de reproduction. Certains plus aventuriers se retrouvent dans les jardins ou collés aux vitres des maisons !

 

Rainette verte Olivier VANNUCCI

 

Revenons à notre rousserolle, en ce moment les couples nourissent les jeunes. Ils cherchent leur nourriture dans la végétation et au niveau de la surface de l'eau.

 

Rousserolle turdoïde juillet Olivier Vannucci

 

Certains individus captures des petits poissons venant à la surface, d'autres préfèrent attraper des libellules émergentes !

 

Rousserolle turdoïde juillet Olivier Vannucci

 

Justement une grande libellule patrouille sur son territoire en exécutant des vols en sur place. C'est l'Anax napolitain (Anax parthenope). Cette espèce méridionale s'installe de plus en plus au nord de son aire originelle formant de bonnes populations de nos jours en sud Sarthe.

 

Anax parthenope Olivier Vannucci

Anax parthenope Olivier VANNUCCI..

 

Cet anax pond en tandem sur les tiges de roseaux, sa cousine l'anax empereur pond seule se posant sur de la végétation flottante (potamot, etc) déposant ses oeuf sur les tiges immergées.

 

Anax parthenope 25 05 2011 OV (1)

 

L'été est enfin arrivé, les humains se trempent les orteils aux côtés des mille et une bestioles qui se développent à leurs côtés. Il serait bon qu'ils prennent le temps de regarder ce que la nature offre à leurs yeux !

 

Olivier.

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 07:00

Dans le top 20 des trucs à faire pendant qu'on peut, il y avait: voir le loup (sauvage bien entendu) en Europe.

Dans le top 15, il y avait : voir le loup (ouioui, sauvage, pas en zoo) en activité (reproduction, éducation des louveteaux, chasse, « chantant ») en Europe.

 

Et vous savez ce que c'est quand on a un truc en « top liste »...

 

Alors je me suis renseigné auprès de mon indic en matière de mammifère, le bien nommé Carlitos Dugaz (ne cherchez pas à le reconnaître, son nom a été changé) et celui-ci m'a dit:

« Te vu voer le louc ! T'a qu'a te n'allae a Vilardeciervos, o lé en Espagne, pi te cherche la grousse père bllanche. Pi quan te l'a trouvé, bé te rgarde la vallée qu'est en face. Pi te rgarde bé longtemps, passque pr voer le louc, faut être patient! »

 

Alor me v'la n'allé en Espagne... Pardon. Je suis donc allé en Espagne.

Après Noël (Noël, c'est en famille, on est bourré de principes...) le 26 décembre, on charge Claire et moi, le camion des jumelles, longue-vue et autres guides naturalistes, et c'est parti pour l'aventure!

On a croisé La Rochelle, Saintes, Bordeaux, les Landes et ses grues, le pays Basque et ses bérets, on a franchi la frontière ibérique à Hendaye et Irùn. On a été réveillé par un vol de Vautours fauves (une bonne centaine quand même!) et de grand Corbeau alors qu'on passait la nuit sur la côte cantabrique, et les milans royaux nous ont accompagné jusqu'à notre objectif: la vallée de la couleuvre..

 

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..

 

Dans « la sierra de la culebra » on y a cherché un village qui s'appelle « Villardecervios » (ça veut dire village de cerfs en castillan) et dans ce village de cerfs, il y a beaucoup de cerfs. Et qui est-ce qui mange les cerfs? Les loups!

On a mis une journée à trouver le caillou blanc de Carlito, et enfin, le 29 décembre dans l'après-midi, on sort Bibi la longue-vue, et on mate...

Superbe. Entre les vols de milans, on découvre pas loin de trente cerfs et biches, d'âges et de tailles différents. Jusqu'à voir celui qu'on nomme le roi de la forêt, un vieux dix cors (ça veut dire que les bois ont dix ptits picos en fait, et dix, c'est beaucoup...) le tout dans un paysage de landes rocailleuses. En voyant ce paysage, c'est une musique d'Enio Morricone qui vient en tête.

 

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Mais pas de loup. On fait nos réserves au supermercado de Villar, et on retourne au caillou pour dormir.

Le réveil sonne à 7h30 le 30. A 9h, on sort observer (c'est les vacances quand même!) alors que le brouillard se lève tout juste. Des Milans, des corneilles, et des cerfs, plein de cerfs! Jusqu'à 13h, pas de loup à l'horizon. On décide de se balader autour du lac voisin. C'est plein de traces de cerfs, des lichens, et les paysages sont à couper le souffle. Quelques grand cormorans et Bruant fou pour changer un peu, et à 16h, on y retourne. Quand la nuit tombe, on a un peu l'impression d'avoir la longue vue de greffée à l'oeil, et toujours pas de loup dans la rétine...

 

Jour trois le 31 décembre. On recommence, à 8-9h, on se revisse la longue vue, cette fois accompagné de deux andalous venus eux aussi voir la bète. L'un d'eux a déjà eu la chance de le croiser en randonnée. Une rencontre furtive qui lui a donné envie de l'observer un peu plus. Il m'explique que ce site est très réputé pour les obs de loups, il est connu qu'une meute vit dans cette vallée, juste devant nous.

Nos deux co-observateurs prévoient d'être présents jusqu'au mercredi 3 janvier. A trois, le temps d'observation nous semble moins long, et surtout, on est rassuré: on ne s'est pas trompé de site! Le loup est bien -potentiellement- présent! Dés 10h30 le brouillard nous oblige a arréter l'observation, et, alors qu'un des andalous nous explique que le temps sera à la pluie et au brouillard toute la journée et toute la nuit, on se pose la question de rester ou non. La pluie est physiquement plus redoutable que le froid sec qu'on a pu endurer avec nos multiples couches de vêtements cagoules et chepka, et surtout, empèche toute bonne observation (manque de lumière et brume de pluie...).

Nous profitons(?) de la pluie pour visiter une ville proche (Benavente) pour avoir un peu d'informations sur la vie des gens ici (ben oui, on est pas que des bètes Bon Dieu!), c'est vrai que depuis trois jours, on se demande de quoi vivent les habitants de la région. L'agriculture n'a l'air que vivrière, peu de traces d'élevage, encore moins de céréales ou de maraichage, à part les cailloux, rien ne semble pousser.

A Benavente, on n'y trouve rien qui nous plait. Office du tourisme fermé, une librairie ou nous ne trouvons comme info sur la région qu'un atlas routier Espagne et Portugal. Je sais pas si c'est la recherche du loup ou autre chose, mais la ville ne nous donne pas du tout envie. Trop de gens, trop de choses. Nous, ce qu'on veut, c'est personne et du silence. Retour vers les landes!

On découvre un petit sentier de randonnée qui traverse une partie de la sierra culebra. On s'y promène jusqu'à une « hutte » ronde, couverte de brande sauf en son centre, de manière à former une sorte de rond de mur de pierre avec un préeau de chaume. Le préeau est bienvenu, car il se remet à pleuvoir. On repart non sans avoir posté un piège photographique sur ce qui semble être la passée d'un blaireau.

Nous sommes de retour à la nuit, et nous réveillonons au chorizo et au riz. Bonne année 2013 à tous.

La dernière chance. Le dernier jour d'obs. Je sais pas si c'est ce qui me motive, mais le premier janvier 2013, à 8h30, j'ai la longue vue vissé à l'oeil gauche (le droit dort encore) et je suis prèt à montrer au loup récalcitrant que je serais la jusqu'à la dernière minute de la période que Claire et moi nous nous étions réservée à l'obs du loup. J'étais d'autant plus motivé qu'en partant vers le spot, la météo était superbe! Un super ciel bleu et clair... Mais pour avoir la suite, je vous ai fait un copié collé d'un passage du mèl de remerciements envoyé à Carlos Dugaz (c'est quand même grâce à lui que tout est arrivé!), je pense qu'elle est assez parlante.

 

« Bon ben mon Carlito, je profite d'une connexion sur l'hotel pour te renouveler mes meilleurs voeux, et te re-remercier pour le spot!

C'est du 29décembre au 1er janvier que nous avons garé le camion sur le chemin, et que nous avons passé Claire et moi nos matinées et nos fins d'après midi à observer les cerfs (déja un spectacle magnifique...) Il n'y en a qu'un seul, le 31 ou la météo trop brumeuse et pluvieuse nous a empêché de se visser la léica à l'oeil.

Et enfin, la délivrance le jour de l'an. Alors que deux espagnols du coin nous ont rejoint, vers 10h je vois très loin un groupe de quatre à cinq bêtes qui en effet se révèlent être des loups! Ils se chauffaient au soleil sans avoir l'air trop stressé de la vie (retour de réveillon?)... Ils étaient éloignés, et dans la lande, l'obs n'était pas évidente.

Claire (partie faire chauffer de l'eau pour le pti dej) allant manquer la bète, je profite un peu de l'obs (quand même!)et courre (enfin courrir comme seul je sais le faire, marcher vite quoi...) la chercher. 

En arrivant, l'un des espagnols m'explique que c'est 7 loups qui sont devant nous, dont trois jeunes de l'année (marron unis) et le vieux mâle chef de meute. Les autres ne sont pas forcément remarquables (enfin ce sont des loups quand même!..) 

L'ami andalou était déja bien excité par l'obs quand on remarque que la meute de loups se rapproche d'un troupeau de cerfs et biches. Ils s'approchent au début doucement et ensuite d'une belle foulée vers le troupeau qui, les ayant repéré se met à courir dans leur direction (me demande pas pourquoi dans la direction des loups, je ne comprend pas...) c'est vite raconté, mais le temps de les voir sauter, courir à travers la lande, disparaitre, réapparaitre plus loins, etc, ça prend un bon moment (obs totale avec Claire, donc avec ce qui va suivre: 7 à 10 minutes!!!)

et là, un truc de fou digne d'un reportage de ton chef cassegrain du trou: Les loups se séparent et encerclent le troupeau, et lui donnent la chasse (autant te dire qu'à ce moment là l'espagnol ne tenait plus debout en criant GUAPO TIO! EL LOBO! THE WOLF! EN CAZA! GUAPO!, et moi, j'en avait perdu la parole, et ce n'était que de la bave et des sons gutturaux qui sortaient de ma bouche...) Malheureusement, la course s'est continuée (et terminée?) derrière une colline, et pas d'autre obs ensuite (en même temps, je pense qu'on a été largement gaté!)

En discutant ensuite avec les espagnols, ils me disaient ne l'avoir vu qu'en maraude, en passage, et souvent un par un, et la dernière obs datait du 12 décembre, autant dire qu'on a eu une chance phénoménale...

 

Autant te dire qu'en te réécrivant ça, même le lendemain soir, j'en tremble encore...

J'espère que j'en tremblerais moins en te racontant ça de visu, mais j'en suis pas certain...

 

bises en attendant, et à très vite!

Claire et Samuel. »

 

Voila! C'est fait, et quand on a en même temps éliminé une tache de sa liste top 20 et top 15 des trucs à faire pendant qu'on peut, on est un peu sur un nuage...

On est le premier janvier, alors on envoie quand même deux trois voeux par texto surtaxés (on est vraiment bourré de principes!), et on se décide à quitter le caillou blanc en début d'après-midi pour remonter vers Ourense. On a vu qu'une chambre d'hôtes Accueil paysan proposait un hébergement dans la vallée de la Sil (canon de Sil). Nous faisons la route enjoués et guillerets, en se répètant qu'on en a vu sept d'un coup!

Arrivé à la chambre d'hôtes (je vous passe les habituelles galères de routes, trouver son chemin, etc...) le paysan accueillant nous explique qu'il est fermé en janvier... Notre bonne humeur féroce nous fait prendre ça avec philosophie, et nous trouvons un parking sur une belle situation pour manger et nous coucher en imaginant la superbe vue que nous aurons au réveil.

Le lendemain matin, la vue est à la hauteur de ce qu'on imaginait. Une mer de nuages sur le canon nous accueille à la sortie du camion, et nous profitons d'une bonne marche pour atteindre un point de vue sympa pour les photos.

Après un petit dèj', nous faisons route en fin de matinée vers Santiago de compostela (ben oui, on fait aussi du tourisme non naturaliste!).

La ville nous est toujours aussi désarmante, et l'or et le luxe dégoulinant de la cathédrale, malgré notre attirance pour le chemin de St Jacques, nous dégoutte un peu et nous fait regretter le caillou blanc et sa terre rouge. Nous profitons tout de même des offices de tourisme pour réserver une « casa rural » une auberge à Ordes, ville à une petite heure de route vers A Coruna.

Après une semaine de camion, le luxe de l'auberge et surtout de la douche nous ravissent (ben oui, dégoutté par le luxe des églises, mais quand le luxe est pour nous, pas dégoutté du tout!).

Une grillade de poissons et poulpes nous change agréablement des pâtes:chorizo et des riz/chorizo de tous les jours, et nous profitons des prises de courant et de la connexion internet pour trier nos quelques photos, commencer le compte rendu, et relever/envoyer quelques mails. Une nuit dans des draps secs et propres, dans un lit ou je tiens alongé de tout mon long, et c'est rechargé à bloc, après un petit dej' que nous repartons vers la France, bien décidés à profiter de la côte galicienne et basque.

Première pause vers 13h30 le deux janvier à Reinante, Gallice.Nous nous baladons sur les falaises en profitant des fringiles, et des premières fleurs.

Nous continuons vers Bilbao, en avalant les kilomètres et en nous arrêtant dans une cafeteria pour mannger des plats « surprise » (vu qu'on ne comprend pas la carte, on pense commander des pâtes, mais mangeons tripes au pois chiches, épinard surimi et poivrons farcis à la crevette...). Nous nous arrêtons sur un parking de la réserve de biosphère de Urdaibai vers 23h30, bien heureux de pouvoir nous coucher.

Réveil sur une plage basque (plage de laga), le paradis n'est pas loin de ça... goélands, corneilles, cormoran huppé... nous remontons vers les falaises de Elantxobe, pour un pti dej' face à un autre paysage. 

 

Samuel et Claire.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 18:50

Nous revoici parti à la reconqûete de l'Estrémadure (qui viendrait d'extrêmement dur selon Fred le belinois qui y a vécu quelques temps) avec :

- BenJ, alias Barre à mine durant le voyage, son septième qui plus est,

- Chacha, alias Chachounetta (entre autre) durant ce périple,

- Sylvain et Sylvie (je n'ose dire leur surnom...) qui nous rejoindront quelques jours plus tard.

 

Ce voyage était principalement destiné à l'observation des oiseaux. Mais quel surprise de voir un paysage aussi fleuri à notre arrivée après avoir traversé des régions comparables à la Beauce.

DSC08382

 La dehesa (milieu de savane de chênes liège et vert) et les steppes sont recouvertes de vipérines et d'Astéracées de toute sorte. Le maquis, quant est lui, est également fleuri par les cistes (essentiellement Cistus ladanifer). Autre genre également très présent, ce sont les Lupins : Lupinus angustifolius, luteus et celui que je préfère gredensis :

Lupinus gredensis

 

Nos premiers jours sont consacrés aux spots habituels d'observation (Salto del Gitano, Puerto del Tiétar,...). Puis après avoir fait grimpé très rapidement notre liste de piafs, nous prenons le temps au niveau l'arroyo de la Vid. C'est l'occasion d'observer des reptiles tout à fait commun dans la région : le Lézard hispanique et le Psammodrome algire (Psammodromus algirus) :

Psammodromus algirus 

 De retour au camping, cet hétérocère s'est glissé dans la voiture alors j'en profite pour le photographier et le déterminer sous le nom de l'Acidalie de l'Alysson (Idaea alyssumata) sans en être sur à 100% :

Idaea alyssumata

 Et le soir arrivé, gros orage, le tente prend l'eau mais, peu importe, car la nuit, tous les Amphibiens (ou presque) traversent les routes comme ce Triton pygmée (Trituris pygmaeus) :

Triturus pygmaeus

Ainsi que ce Triton à côtes saillantes sorti tout droit de la Préhistoire (Pleurodeles waltl) :

  Pleurodeles waltl

Les ballades autour de la Masion de Parc national de Monfraguë sont l'occasion de voir toutes sortes de Fauvettes (orphée, passerinette, mélanocéphale et pitchou).

Monfraguë

 Peu de Rhopalocères auront été vu durant ce périple, il faut donc être à l'affut du moindre mouvement si l'on veut cocher !

Cet Echéquier des Almoravides (Melanargia ines) aura été le seul exemplaire observé malgré sa relative banalité dans le secteur :

Melanargia ines

 Etre à l'affut des papillons mais également des plantes car certaines se revelent pour le moins discrète comme ce Dipcadi serotinum. 

Dipcadi serotinum

L'un des papillons qu'on aura vu le plus en nombre est sans nul doute la Proserpine (Zerynthia rumina) mais cette forme orangée nous aura interpellé. Juste le temps de prendre un cliché, un Aigle ibérique est observé, le choix est cornélien !

Zerynthia rumina

 D'autres ballades nous amènent à rencontrer ce reptile très étrange ressemblant à un ver de terre, l'Amphisbène (

 Blanus cinereus) :

Blanus cinereus

 J'avais déjà observé cet Iris (Moraea sisyrinchium) 4 ans plus tôt et publié la photo mais la fleur est tellement belle que je ne résiste pas à la montrer à nouveau !

Moraea sisyrinchium

 Souvenez-vous également, il y a 4 ans, nous avions visité une butte à Orchidées au sud d'Almaraz. Nous y sommes retourné, peu d'Orchidées restaient en fleur (Serapias parviflora, etc.) mais d'autres plantes ont pris le relais comme cette magnifique Nigelle (Nigella gallica sans certitude) :

Nigella gallica

 Les insectes sont également au rendez-vous comme cet Hétérocère (Synthymia fixa). 

Synthymia fixa

 Encore plus au Sud se trouvent les steppes à Grande Outarde mais désormais les Grandes Outardes sont bien encadrées par une sentinelle. Nous n'irons pas plus loin. Si ça peut leur permettre d'avoir un plus grand succès reproducteur alors tant mieux ! Nous aurons quand même la chance d'observer la fin d'un charnier avec la présence des Vautours moines et fauves !

A part les piafs, peu d'observation des petites bêtes, seul ce Zébré du sisymbre (Euchloe belemia) est déniché !

Euchloe belemia

 Pour finir en beauté, nous changeons de milieu et allons vers la montagne de la vallée de la Jerte. D'abord une halte au col à la frontière de l'Estrémadure. Il fait hyper froid et la végétation a beaucoup plus de retard ! Nous observons entre autre la Linaire élégante (Linaria elegans) que nous avons failli prendre pour une Orchidée. 

Linaria elegans

Cet arrêt est également l'occasion d'observer de nombreux Bruants ortolans dont le cri nous restera dans la tête.

Bien en contre-bas, notre dernière ballade sera dans la Réserve naturelle des Gargantas de los infernos. 

Garganta de los Infiernos

 

 Les sous-bois de chataigners sont bien plus riches que chez nous, nous verrons 2 Orchidées (Cephalanthera longifolia et Limodorum abortivum) ainsi que cette Pivoine (Paeonia broteri). 

Paeonia broteri

 Au dessus des gorges, cet Alyte (Alytes cisternasii) nous fait l'honneur de croiser notre route de départ ! 

Alytes cisternasii

 Un voyage que l'on recommande à tous !

 

Marek, BenJ, Chacha, Sylvain et Sylvie

 

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