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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:00

Aujourd'hui, un peu de ciel bleu, et comme toutes personnes sensées nous allons sous terre avec Thomas.

C'est la fin de la saison d'hiver pour les chiroptères.

 

Luché 1

 

Croquis de terrain ( à la lampe) avec aquarelle à la maison(  peindre dans le noir pas possible).

Les carrières souterraines présentent de grandes salles et de nombreux éboulements. 

 

luché 4

 

A l'ombre des voûtes de nombreuses inscriptions. Des carriers ont noté dans la pierre leur plan d'exploitation; mais également nous trouvons la trace d'inscriptions de soldats allemands réfugiés là pendant la deuxième guerre mondiale.

 

006

 

Thomas prend un cliché et moi je dessine.

photo thomas

Dans les nombreuses cavités, les restes de vie du passé ressurgissent.

 Luché 6

Charrette 

luché2

 

Barbelés bien inutiles.

Le côteau est truffé d'anciennes maisons troglodytiques. Les portes se retrouvent suspendues et les murs  envahis de mousse.

 

Luché 3

 

Luché 5

 

Dans ces lieux les chiroptèrologues ont fini d'oeuvrer. Voilà le retour du calme.

 

Le Lude

 

Exemple de comptage avec quelques croquis de terrain.

Bon, il est temps de partir et de laisser le monde souterrain tranquille.

 

Luché 7

Thomas et François

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 19:45

Comme tous les hivers, nous parcourons les caves et champignonnières pour compter les chiroptères en hibernation.

Un passage à Jarzé dans le maine et loire sous la conduite de Marek et voici plusieurs croquis de terrain.daubenton 1Grand murin 1

échancré 1échancré 2

grand rhino 1

moustache 2

moustache 4

Natterer 1natterer 2petit rhino

Marek et François

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 18:11

Comme chaque année au mois de janvier, les chiroptérologues se regroupent pour faire un comptage des populations sarthoises.

vallée sud sarthe

En hiver, les chauves-souris ne se rencontrent pas toutes dans les mêmes endroits.

Les espèces forestières supportent les variations de température plus importantes et sont présentes à l'entrée de cavités.

Les Oreillards, les Pipistrelles : nombreux réveils en cas de redoux.

Les Sérotines : passe l'hiver sur leur site d'été en charpente. Rare en cave.

Les Murins de Bechstein : caves humides, arbres. Ils supportent de grosses variations de températures.

Les Murins de Natterer : dans des fissures profondes.

Les barbastelles : dans les endroits ventilés et humides peu attractifs pour les autres.

On ne trouve ces espèces qu'en petite quantité.

 

0aquarelle oreillard 2

Oreillard roux : zones à hygromètrie élevée. Il peut résister à de basses températures.

natterer week end comptage

Murin de Natterer avec ses oreilles en forme de spatule recourbée.

 

D'autres espèces ont besoin de plus de stabilité dans les températures pour leur repos hivernal.

Rhinolophes : le Grand Rhinolophe (grandes cavités humides avec une température entre 7 à 9°C).

                           le Petit Rhinolophe : toutes cavités entre 4 à 11°C.

Murin à oreilles échancrées : hibernation profonde et longue (jusqu'à 7 mois).

Grand Murin : fissures et plafonds de cavités humides.Composition1 (2)

 

Enfin les "petits" Murins à moustaches bien que forestiers peuvent se retrouver un peu dans toutes les parties des caves fraiches (9°C).

 

  moustache comptage 2011

caves Marçon

François

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 09:03

Avant de commencer la rédaction de cet article, nous tenons à préciser que ces clichés ont été realisés avec un minimum de dérangements. Les espèces pour lesquelles les effectifs sont réduits et en déclins ne feront pas l'objet de photographies. Nous rappelons également que les photographies d'espèces servant à la sensibilisation ne riment pas avec photographies de collection !

Chaque hiver les chauves-souris font l'objet d'un recensement organisé par des associations locales, régionales voire nationales reconnues (www.sfepm.org) dans le but d'améliorer les connaissances de ces petites bêtes. Chaque cavité (carrières, caves, souterrains, grottes,...) est alors comptée (quand il y a des effectifs significatifs) une fois par an pendant les périodes les plus froides.

Dans chaque région un Plan d'Action Chiroptères est mis en place sur une période donnée où des fiches actions permettent de décliner différentes opérations (protection, suivis, sensibilisation,...). Des "espèces prioritaires" sont identifiées afin de se focaliser sur celles-ci pour entreprendre des suivis plus lourds (radiopistage, protection de gîtes,...).

En France métropolitaine, on dénombre 33 espèces de chiroptères(toutes protégées) dont certaines décrites récemment comme l'Oreillard des Alpes (Plecotus macrobullaris) ou le Murin d'Alcathoe (Myotis alcathoe). L'engouement des naturalistes pour ce groupe taxonomique est de plus en plus important, c'est donc dans ce cadre que nous réalisons cet article.

Chauves-souris 0204

Ici un Murin à moustaches (Myotis mystacinus) couvert de gouttelettes condensation.

daub françois
Croquis de Murin de Daubenton.

Différentes familles de chauves-souris sont présentes en France métropolitaine, la plus importante est celle des Vespertilionidés (Murins), ensuite vient celle des Rhinolophidés (Rhinolophes), les Molossidés (Molosses) et les Minioptéridés (Minioptères).

daub


Pendant l'hibernation les chiroptères se réfugient dans des cavités où la température reste constante et où il y règne une hygrométrie assez importante (tous ces paramètres varient énormément d'une espèce à l'autre). Ci-dessus un Murin de Daubenton (Myotis daubentonii) s'est glissé dans une fissure d'un bloc de roche, cette espèce est inféodée aux milieux humides (cours d'eau, étangs, canaux,...). Ci-dessous la même espèce active en automne.

Daubenton


Certaines espèces sont plus grégaires que d'autres pendant l'hibernation, chez les Murins (genre Myotis) seuls les Murins de Capaccini (Myotis capaccinii)  plus méridionaux et les Murins à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)  chez nous peuvent former des "grappes"  ou essaim comprenant jusqu'à une centaine d'individus. 
 

MOE


Ci-dessous un individu isolé, reconnaissable à son poil hirsute, ses oreilles plutôt parallèles lorsqu'on le voit de dos suspendu. Son échancrure à l'oreille est plus ou moins visibles suivant les cas. En hibernation il s'intalle de préférence dans des fissures, d'où il ne dépasse guère.

 

  mu o e

Quelques croquis de François dans les cavités, avec un oreillard sp., des grands murins et un murin sp.

 comptage sarthe janvier 2010
La plus grosse bête que l'on trouve c'est le Grand Murin (Myotis myotis), avec ces oreilles divergentes assez larges, son museau proéminent et ses longues griffes des pouces.

Grand Murin

Cette espèce s'observe souvent dans des secteurs plus frais et humides dans les cavités et dans une totale obscurité.

016

Voici un autre murin, le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii) qui est présent dans quelques cavités. Souvent, cette espèce se faufile dans fissures assez étroites mais donnant accès à de micro-cavités dans les parois (disjointement de pierres dans les souterrains, ...). Il est reconnaissable à ses oreilles assez grandes proportionnellement à sa taille (qui est moyennne pour un murin), son museau épais et sa couleur avec un démarquage entre le ventre et le dos (pas aussi blanc que le Murin de natterer).

natt

Justement, le voici le Murin de Natterer (Myotis nattereri) avec ses oreilles en visières de casquette, son museau violacé plus pointu que le Bechstein, sur ce cliché nous ne voyons pas ce fameux ventre blanc si marqué chez cette espèce. Ce murin est le roi du "passage" inaperçu ! Il se glisse souvent très profondément dans les fissures, il se trahit par une oreille qui dépasse ou par son ventre bien blanc quand on ne voit qu'une partie de la bestiole.

or roux


L'Oreillard roux (Plecotus auritus) quant à lui, s'observe un peu partout, dans les entrées de cavités à même la roche ou glissé dans une fissure. Ses grandes oreilles sont protégées entre son corps et ses ailes repliées. Seuls les tragus (sorte de petite languette au coeur du pavillon de l'oreille, protégeant le conduit auditif) dépassent au-dessus de ses yeux. Son nez est large et fort.

004 (4)

La Barbastelle (Barbastella barbastellus) ci-dessus présente des caractéristiques morphologiques qui la sépare des autres murins. De couleur noire, avec un museau particulier (base des oreilles élargie avec les yeux implantés à proximité du tragus) et une face "un peu écrasé". Cette espèce forestière se rencontre aux entrées de cavités ou entre les poutres de bâtiments.  

g r

Une autre famille les Rhinolophidés, très sensible au dérangement et dont les espèces sont en déclin dans de nombreuses régions. Ici un Grand rhinolophe accroché à un ancien néon dans une vieille champignonnière. Les rhinolophes s'enferment dans leurs ailes et sont visibles le plus souvent suspendus au plafond des galeries.

PET RH


Le Petit Rhinolophe pas grand du tout se faufilant dans le moindre recoin souvent très près du sol. Il peut également hiberner dans des terriers de gros mammifères (renard, blaireau,...). Ces espèces ont sans doute plus souffert des mythes et légendes car elles ressemblent aux représentations de vampires et autres draculas. De plus elles sont à la vue et à la portée tout le monde contrairement aux murins qui se cachent.

Alcathoe

Dans les espèces plus anecdotiques et où la connaissance n'est pas suffisante pour apporter plus de détails voici un probable Murin d'alcathoe (Myotis alcathoe). Petit murin reconnaissable par son aspect punk (touffe de poils bombée au niveau du front), une zone de peau nue autour de l'oeil, un tragus brun clair...

Chauves-souris 0013 

Une dernière famille plus rare dans le Nord Ouest de la France, les Minioptéridés, ici représentée par une grappe de Minioptères de Schreibers (Minioptreus schreibersii). Cette espèce de taille moyenne est essentiellment cavernicole, son museau est court, ses oreilles sont petites et dépassent peu du pelage,...


Toutes les données concernant les sites d'hibernation et les gîtes de parturition (reproduction) sont intéressantes pour les associations locales (Groupes chiroptères régionaux). Des conventions peuvent être passées entre les propriétaires et certaines associations afin de suivre les colonies et les protéger.


Olivier, Marek et François.





 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 11:33
Les grêlons sont de grosses tailles cette année.
021 (3)
Malgré cela les courageux sont sur le pied de guerre.


001 (2)croquis moustache décembre 2009

















Marek, Fred et françois
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 17:10

Le week-end dernier, direction la Vendée pour être présent à un gros spot de swarming (regroupement automnal de Chauves-souris) organisé par la LPO 85 et Les Naturalistes Vendéens. Un seul filet de capture a été installé mais ce sont près de 250 Chauves-souris qui ont été capturées, mesurées, pesées, marquées puis relachées.

A la table de marquage est passé plus de 95% de Barbastelles ! Les autres espèces capturées (de maximum 5 individus) étaient l'Oreillard, la Sérotine commune, le Murin à moustaches et le Grand Rhinolophe.
La surprise de la soirée était la capture d'une Barbastelle albinos au 3/4 !
Bien sur, on ne capture pas les Chiroptères pour faire joli mais il y a un réel intérêt dérrière tout ça! Le but est de mettre en évidence que le site de capture est un lien de swarming pour ces p'tites bêtes. Pour ça, on vérifie l'état sexuel des Barbastelles et leur comportement à l'aide de jumelles de vision nocturne.
Une fois capturées, toutes les Barbastelles sont marquées avec une petite pastille numérotée collée à la base de la tête. Si jamais il y a recapture de la bête sur une autre site, ça permet dévaluer la distance parcourue pour venir se reproduire. On peut également retrouver les Chauves-souris marquées lors de l'hibernation.
Marek
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 11:31
Grande enquète policière en forêt de Perseigne dans le nord Sarthe.

Cette nuit la police à sillonnée  la magnifique forêt de Perseigne.  Un dangereux criminel a été aperçu sous les arbres de la forêt. Des affiches ont été distribué. Les agents de la force publique ont du éviter des filets tendues au travers les routes, des retraités en fugue et vers 2 h du matin l'individu est enfin tombé dans leurs filets.
Barbastelle
François
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 09:51


Avant le commencement de la saison hivernale. Une petite aquarelle du Murin de Bechstein avant de faire du croquis d'après nature.
François
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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 18:14
Déjà en compagnie de Willy en 2007 en sud Sarthe un Alcathoe. Il est un peu compressé.
Un petit dessin  d'échancré toujours vu avec Marek et Willy
François

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 09:21

Après plusieurs soirées passées en sud Sarthe à chercher des sites de swarming, nous n'avons rien trouvé d'intéressant, seulment des individus isolés. La liste des espèces est faible : Petit Rhinolophe, Grand Murin, Murin à oreilles échancrées et Murin d'Alcathoe. Pour cette dernière, ce serait vraisemblablement le 3ème mention sarthoise. Reste plus maintenant qu'à trouver un gîte d'été.
Allez, au boulot les gars!

 

Il s'agit effectivement d'un juvénile de Murin de Daubenton, merci à Olivier Farcy !!!

 

Willy

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