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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 14:04

Situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le pôle nord, l’archipel du Svalbard se situe entre les 74° et 81° de latitude nord. Constitué de moins de 10 îles, la plus grande est le Spitzberg. C’est sur celle-ci que je suis allé en juin 2005. A cette époque de l’année, le sol commence a dégelé et il fait jour en permanence.

Ce n’est pas une destination rêvée pour qui veut voir de nouvelles espèces, on y dénombre près de 30 espèces d’oiseaux nicheurs, sans aucun rapace : Plongeon catmarin, Fulmar boréal, Oie à bec court, Bernache cravant et nonnette, Harelde boréale, Eider à duvet et à tête grise, Lagopède alpin, Bécasseau violet, Phalarope à bec large, Labbe parasite, à longue queue et Grand, Goéland bourgmestre, Mouette blanche, Sterne arctique, Macareux moine, Guillemot de Troïl, de Brünnich, à miroir, Mergule nain, Pingouin torda et Bruant des neiges (le seul passereau de l’archipel).

Les mammifères ne sont pas en reste avec le Morse, les Phoque barbu et marbré, le Bélouga, le Renard polaire et le Renne arctique.

La végétation au sol est rase et les seuls arbres qu’on y trouve sont les différentes espèces de saules arctiques, ne dépassant pas les 10cm! Malgré les vents parfois violents, les plantes sont pourtant bien présentes.

Le séjour de 12 jours s’est déroulé en 3 campements à des endroits stratégiques pour observer les colonies d’alcidés, les phoques (souvent couchés sur des blocs de banquise dérivants) et la plus grande colonie de Mergules nains (les effectifs du Svalbard avoisinent les 2 millions).

Sur un territoire où l’Ours polaire est omniprésent, il est de rigueur d’avoir avec soi un fusil, des fusées de détresse et un téléphone satellite. Même si les attaques contre l’homme sont plutôt rares, mieux vaut être vigilants.


débarquement du campement pour quelques jours en autonomie



au fond, la banquise












dès qu'on arrive à Longyearbyen, les Bruants des neiges sont omniprésents, chantant sur le toit des maisons






à 2 pas de la plus grande ville se trouve LE spot à Eider à tête grise





Fulmar boréal, ici la forme sombre, typique des oiseaux nordique
 



Goéland bourgmestre près de son nid


falaises permettant de longues séances de photo ou de dessin





Guillemot de Brünnich, reconnaissable entre autre aux commissures blanches du bec


Macareux moine du Svalbard, la plus grande des sous-espèces, les habitués noteront son bec plus fort et plus coloré









quant aux Mergules nains, ils préfèrent établir leurs nids dans les pierriers





couple de Harelde boréale près du camping où on trouve également une colonie de Sternes arctiques et quelques couples de Phalarope à bec large








Oie à bec court au nid (photo faite en digiscopie et à bonne distance pour ne pas perturber la nidification)






Labbe parasite, les couples étaient à peine formés lors du voyage



Lagopède du Svalbard, une sous-espèce de notre Lagopède alpin, que l'on peut trouver au beau milieu des villes


Renne du Svalbard, plus petit que ses congénères de Laponie. C'est un animal très curieux et craintif à la fois, il n'hésite pas à venir à la rencontre de l'homme. Chose étonnante, il n'est pas rare de les voir traverser les fjords à la nage!


Renard polaire, très farouche en dehors de l'été, il n'hésite pas à venir fouiller dans votre sac à la recherche
de nourriture pour ses jeunes

Phoque barbu lors d'une randonnée en kayak. Les Guillemots à miroir y sont également abondants mais difficiles à approcher.
Et pour finir quelques images de plantes



Cassiope tetragone




Draba oxycarpa




Dryas octopetala




Oxyria dygina




Papaver dahlianum





Ranunculus sulphureus




Silene acaulis




Saxifraga nivalis




Salix reticulata

Willy

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 17:44

Vers le 15 août petite virée au pays du cidre de l'andouille et de la cogema.
La côte ouest du Cotentin est superbe entre cordon de galet à chou marin et longue plage .

Des bécasseaux à marée montante, à droite 3 Bécasseaux variables et à gauche un bon groupe de Bécasseaux sanderling.
François
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 15:48

10 jours passés à rechercher les oiseaux (154 espèces rencontrées), les reptiles et amphibiens d’Europe de l’Est. Le Parc National d’Hortobagy dans le nord-est du pays demeure un des meilleurs spots ornithologiques, avec une population florissante de Cormorans pygmées (près de 250 inds dénombrés en reposoir). La puszta (steppe) et les anciens bassins piscicoles avec leurs énormes roselières et leurs herbiers offrent un refuge pour nombre d’espèces rares chez nous : Blongios nain, Fuligule nyroca avec des dizaines d’oiseaux, Pygargue à queue blanche, Buse féroce, Aigle impérial et pomarin, Faucon kobez, Marouette poussin, Goéland pontique, Rollier d’Europe, Rémiz penduline, Pie-grièche à poitrine rose et Corneille mantelée.

Blongios nain en pêche au bord d'une roselière d'Hortobagy-Halasto


Buse féroce
Cormoran pygmée
Panure à moustaches
Pie-grièche à poitrine rose
Le parc national d’Aggtelek, toujours dans le même secteur du pays, permet quelques randonnées dans la montagne. On y côtoie toutes sortes de passereaux forestiers comme le Grimpereau des bois, le Grosbec, le Beccroisé des sapins ; les nombreuses ornières sont une aubaine pour les centaines de Sonneurs à ventre de feu. Quant au Lézard vert oriental, il préfère les versants ensoleillés.



Sonneur à ventre de feu dans une mare d'Aggtelek
Crapaud vert trouvé dans le bourg d'Hortobagy
Lézard vert oriental dans le parc national d'Aggtelek (merci à Philippe Geniez pour la détermination)
Pour finir, nous avons recherché les vasières près de la frontière autrichienne. Cet énorme lac à vocation touristique côté autrichien, est classé en réserve du côté hongrois. Ses impressionnantes roselières (des centaines de km2) abritent toutes les espèces de fauvettes paludicoles présentent en Europe occidentale (Rousserolles effarvatte, turdoïde, Locustelles luscinioïde et Lusciniole à moustaches) sans compter le nombre de hérons à faire pâlir la Camargue. A cette époque de l’année, des milliers d’oiseaux transitent par ce site, c’est le cas de toutes les espèces de chevaliers et bécasseaux européens. Nous avons eu la chance d’y observer le Phalarope à bec étroit en halte migratoire. Mais c’est aussi un site de prédilection pour les amphibiens. Lors d’une soirée pluvieuse, des centaines de Rainettes vertes, Grenouilles vertes sp et tritons sp ont été découvert en migration, malheureusement les pertes dues à la circulation routières sont énormes (estimées à 80%). Nous avons quand même fini par découvrir le Triton crêté du Danube, inféodé aux vallées alluviales du fleuve.

La Hongrie est également très riche pour son entomofaune, les papillons sont très abondants sur les prairies et dans les bois. En revanche, les abondantes précipitations qu’a connue le pays ces derniers mois ne nous a pas permis d’apercevoir beaucoup d’odonates, tout au plus une dizaine d’espèces.



Azuré du trêfle


Cuivré mauvin



Fadet de la mélique



Mélitée égéenne


Piérides du navet

Robert le diable
Sylvandre



Tabac d'Espagne
Lithosie quadrille
Et pour finir quelques autres à identifier




Si c'est une épeire, laquelle?




Ephippigère?

Willy

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 11:26



Vallée  des Contamines

Le massif du Mont Blanc vu de 2500 m. (le mont Joly)
Le genepi est bon, le rosé aussi et face au Mont Blanc!


Au dessus de Sallanche, le désert de platé est un paradis pour la faune et la flore, enfin avant l'arrivée des touristes à midi.
François
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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 13:12

Les azurés du genre « Maculinea » sont tous protégés en France par Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national. Ces petits papillons bleus se retrouvent dans des habitats devenus rares, sensibles à la modification des milieux et surtout aux collectionneurs !!! Les Maculinea ont une autre particularité extraordinaire, sur leur cycle de vie.
Pour accomplir leur cycle de reproduction, le papillon est lié à une seule plante hôte, dans ce cas précis la Sanguisorbe officinale (Sanguisorba officinalis) et la chenille est récupérée puis élevée par une fourmi du genre Myrmica (fourmi rouge). La chenille doit  passer une partie de sa vie dans une fourmilière pour arriver au stade nymphe et ainsi à la métamorphose. La disparition des fourmis entraîne la disparition du papillon.
Cette espèce a été observée fin août sur une tourbière alcaline de Dordogne.

Olivier

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 12:54
Une quinzaine de jours en Dordogne, pour chercher les insectes ou autres bestioles des coteaux calcaires et sans oublier les plantes !

Quelques papillons sympathiques avec l'Azuré bleu céleste (Polymmatus bellargus), un Zygène à déterminer !      
Des libellules et notamment  la Cordulie splendide (Macromia splendens), qui chasse ses proies le long des genévriers et des chênes sans jamais se poser malheureusement pour moi.
Et un papillon magnifique le grand nègre des bois (Minois dryas)qui n'a pas survécu à l'attaque d'une thomise !

Ce papillon est facile à reconnaître avec ses ocelles bleu azur cerclées de noir sur fond de brun foncé, à l'intérieur des ailes.
















Toujours des papillons, mais celui-ci est plutôt nocturne, voici le Sphinx du liseron (Agrius convolvuli), d'une taille
remarquable, 10 à 12 cm d'envergure et très bruyant en vol.























Voici une chenille de Sphinx demi paon (Smerinthus ocellata), la chenille se tient souvent à l'envers sur les rameaux de saule (plante hôte).
Observé sur une île de la Dordogne près de Limeuil.













Et voici l'insecte mystère à identifier, sans doute de la famille des cétoines, il était sur un carex sp. bord de Dordogne.

















Et un petit clin d'oeil au bandit masqué, autrement dit le Lérot; qui toutes les nuits venait récupérer les grains de raisins d'une treille à proximité de la maison.

Olivier.
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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 11:00

Photo du mois de juillet.
Dans les Alpes en face du Mont Blanc, 2500 m. le désert de platé.
Le matin avant les touristes,  vol de lagopède. Oui la photo n'est pas terrible!
Le secteur est super. Un paradis pour la bota.
J'ai d'autres photos, mais quel bazar pour les rentrer sur le blog.
François
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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 11:23
Me voilà au pays de l'or blanc sur les marais de la Salorge de Vertonne où travaillent Samuel et Benoit. Les sauniers comme on les appelle au sud de la Loire (paludiers au nord) récoltent le gros sel dans les aires salantes que l'on voit ci-dessus, la fleur de sel se formera en surface quand le vent et le soleil commenceront leur labeur ! Le marais n'abrite pas que des Hommes, il y aussi des animaux qui travaillent pour la biodiversité en pâturant le bossis (digue séparant les marais, couvert de chiendent maritime), ici Papillon l'âne qui prend la pause.















En parlant de biodiversité, justement voici quelques photos d'insectes observés sur le marais :


Par exemple chez les Orthoptères, on trouve l'Ephippigère carénée (Uromenus rugosicollis) ci-contre, reconnaissable à son oviscapte recourbé (appendice servant à déposer les oeufs) et mesurant la moitié de la longueur du corps.


quelques Odonates intéressants, avec plusieurs espèces de Lestes et notamment le Leste à grands stigmas (Lestes macrostigma), le Leste barbare (Lestes barbarus),...
Et aussi le Sympetrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii) en photo chassant à l'affût sur les bossis, facile à déterminer grâce à la couleur de ses yeux (tâche bleue à la base) et les nervures des ailes en partie rouge.






























Pour les oiseaux, surtout limicoles, ils s'alimentent dans les différents bassins c'est le cas pour l'Echasse blanche (Himantopus himantopus), de l'Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), le Chevalier gambette (Tringa totanus), le Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) et les nombreuses autres espèces en passage post-nuptial : Courlis corlieu, Chevalier sylvain,...


Et une touche de botanique qui fera plaisir à certains, avec la Salicorne annuelle (Salicornia europaea) de la famille des Chénopodes appelé aussi haricot de mer, son nom venant du mot sel en latin. Les jeunes poussent sont comestibles marinées dans le vinaigre ou cuite à la crème comme des haricots verts.



Olivier.
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 15:50
Ca faisait longtemps !

Voici un petit rapport de voyage après une semaine passée dans le Larzac (dans le département de l'Aveyron). Le paysage est vraiement typique des causses avec des conditions très difficiles pour le développement de la végétation (pas de réserves d'eau et beaucoup de vent) : 

On y rencontre donc une végétation adaptée à ces conditions dont notamment la Stipe pennée (Stipa pennata), graminée typique des pelouses calcicoles, formant de grands tapis :
Stipa pennata



















































Sinon, ces steppes représentant le royaume des Astéracées (Centaurées, Cirses, Carlines,...) dont voici un exemplaire que j'ai identifié comme la Centaurée à perruque (Centaurea pseudophrygia) car elle a de très longues bractées ramifiées :
Centaurea pseudophrygia

A défaut de trouver José Bové (c'est un peu comme chercher Yvan Colonne en Corse), j'ai continué de faiblir sur le papillon, le Sud étant réputé pour sa diversité d'espèces. J'ai donc croisé le chemin de la Zygène des garrigues (Zygaena erythrus) :
Zygaena erythrus




Pour finir cet article, je vous présente l'emblème naturaliste du Larzac, il s'agit de la Cardabelle que tout bon autochtone du coin veut absolument sur sa porte d'entrée !


Marek
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Published by Naturalistes
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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 09:49
Cypripedium calceolusNous ne pouvions quitter ces magnifiques milieux sans voir l'une des plus mythiques orchidées : le Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus) !
Rares observations pour cette plantes aussi belle qu'impressionnante. Le Vercors restera le seul territoire nous permettant de la contempler.
Que dire de plus, peut-être insister sur le fait de protéger en photographiant plutôt que de cueillir en sacrifiant ces espèces rares.


































Olivier et Marek
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Published by Naturalistes - dans Botanique
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