Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 12:30

Depuis plusieurs années, cet oiseau de montagne vient passer ses vacances d'hiver en plaine. En Sarthe, il fréquente la cité Plantagenêt en arpentant les façades des maisons en pierres et surtout la cathédrale. Ce qu'il préfère se sont les zones ombragées où il peut dégoter des petits invertébrés dans les fissures et la mousse.

 

On peut l'observer le matin ou en fin d'après-midi se déplaçant tel un alpiniste et voletant de bâtisses en monuments. Quand il déploie ses ailes, un rouge écarlate apparaît bordé de noir picoté de blanc.

 

Tichodrome Le Mans... 12 02 11

 

Tichodrome Le Mans.... 12 02 11

 

 

Tichodrome Le Mans 12 02 11

 

Tichodrome Le Mans. 12 02 11

 

Belle observation au soleil couchant !

 

Olivier, Marek, Pauline et Adeline.

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Ornithologie
commenter cet article
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 12:22

 

Pour enfin finir la virée en Camargue d'avril 2010, voici un petit aperçu de la Camargue gardoise au niveau des étangs du Scamandre.

 

Cet ensemble de lagunes, de roselières et de prairies accueillent de nombreux espèces d'ardéidés et de fauvettes paludicoles.

 

Voici une série qui résume l'ambiance un peu grise lors de notre passage un peu court !!!

 

Camargue 1635

 

C'est le bal des Guifettes moustac et noire, de temps en temps la leucoptère fait quelques brèves incursion sur le secteur un peu éloignée de ses trajectoires de migrations se trouvant plus à l'est .

 

Camargue 1638

 

Malheureusement la lumière ne sera pas au rendez-vous !!!

 

Camargue 1640

 

Cette Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus)  jouera quelques instants à cache-cache avant de disparaître.

 

Camargue 1647

Ibis1

 

Sans oublier l'Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus) qui se reproduit en grand nombre parmi les Hérons gardeboeufs et les Aigrettes garzettes.

 

IMG 156 V2

 

Et pour finir ce petit article, une rencontre très sympathique avec le Blongios nain (Ixobrychus minutus). Très discret dans la végétation, le mâle sera repéré en vol.

 

Camargue 1656

 

Voilà le point final à ce séjour méridional.

 

Olivier, Willy, Fabien et Marek.

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Ornithologie
commenter cet article
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 17:34

Suite à un moratoire du 30 juillet 2008 :

"La chasse de la barge à queue noire, du courlis cendré et de l’eider à duvet est suspendue sur l’ensemble du territoire métropolitain pour une durée de cinq ans."

 

Donc ce limicole profite de ces quelques années de sursis pour se montrer davantage. En tous les cas on le voit en plus grand nombre aujourd'hui ne craignant plus les plombs des chasseurs !

Cet oiseau possède un long bec recourbé lui permettant de se nourrir dans les sols meubles et humides. Ses grandes pattes facilitent son déplacement dans les zones inondées ou submergées.

 

Voici une petite serie de clichés pris de la voiture sur les prairies de la vallée du Loir sur la commune de La Flèche.

 

Courlis cendré 12 2010 O VANNUCCI (2)

 

Courlis cendré 12 2010 O VANNUCCI (1)

 

Courlis cendré 12 2010 O VANNUCCI

 

Olivier.

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Ornithologie
commenter cet article
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 18:11

Comme chaque année au mois de janvier, les chiroptérologues se regroupent pour faire un comptage des populations sarthoises.

vallée sud sarthe

En hiver, les chauves-souris ne se rencontrent pas toutes dans les mêmes endroits.

Les espèces forestières supportent les variations de température plus importantes et sont présentes à l'entrée de cavités.

Les Oreillards, les Pipistrelles : nombreux réveils en cas de redoux.

Les Sérotines : passe l'hiver sur leur site d'été en charpente. Rare en cave.

Les Murins de Bechstein : caves humides, arbres. Ils supportent de grosses variations de températures.

Les Murins de Natterer : dans des fissures profondes.

Les barbastelles : dans les endroits ventilés et humides peu attractifs pour les autres.

On ne trouve ces espèces qu'en petite quantité.

 

0aquarelle oreillard 2

Oreillard roux : zones à hygromètrie élevée. Il peut résister à de basses températures.

natterer week end comptage

Murin de Natterer avec ses oreilles en forme de spatule recourbée.

 

D'autres espèces ont besoin de plus de stabilité dans les températures pour leur repos hivernal.

Rhinolophes : le Grand Rhinolophe (grandes cavités humides avec une température entre 7 à 9°C).

                           le Petit Rhinolophe : toutes cavités entre 4 à 11°C.

Murin à oreilles échancrées : hibernation profonde et longue (jusqu'à 7 mois).

Grand Murin : fissures et plafonds de cavités humides.Composition1 (2)

 

Enfin les "petits" Murins à moustaches bien que forestiers peuvent se retrouver un peu dans toutes les parties des caves fraiches (9°C).

 

  moustache comptage 2011

caves Marçon

François

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Chiroptères
commenter cet article
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 20:34

Suite et fin du périple dans les Cévennes, avec l'article le plus méridional !

 

Causse de Blandas

 

Au mois d'août, la végétation herbacée est un peu grillée. Seuls les Oursins de Provence (Echinops ritro) teintent les pelouses par leur bleu profond ! Mais en se rapprochant du sol, on a la surprise de voir une multitude d'insectes aussi surprenant que colorés.

 

Melitaea didyma

 

Ce papillon par exemple "flashe" par son orangé vif, il s'agit de la Mélitée orangée (Melitaea didyma). Ici un mâle voletant au ras de la pelouse sèche.

 

Palpares libelluloides.

Palpares libelluloides

 

Une bête étrange s'envole d'un bouquet de lavande, on dirait une libellule par son vole et sa taille. Mais en fait c'est le Fourmilion géant (Palpares libelluloides) avec ses ailes marbrées et son abdomen jaune et noir. C'est le plus grand des Névroptères européens, ses ailes dépassent 5 cm de longueur. Son vol n'est pas très sûr, il parcourt de faibles distances puis se sert de son camouflage pour disparaître.

 

Pseudotergumia fidia

 

Un autre lépidoptère, le Chevron blanc (Hipparchia fidia) vit dans la garrigue basse et les pelouses sèches caillouteuses, souvent à proximité des zones pâturées par les ovins. Cette espèce est présente à l'heure actuelle uniquement sur le pourtour méditerranéen.

 

Chazara briseis

 

Son cousin, l'Hermite (Chazara briseis) qui lui est lié exclusivement au pastoralisme ovin, a subi un déclin impressionnant en France. Les chenilles pour la plupart se développent sur la fétuque ovine (Festuca ovina) et on ne rencontre les imagos que sur les parties pâturées par les moutons !!! 

 

Cromlech Blandas

 

Le Cromlech de Peyrarines est accessible de la route, ce site est remarquable pour la botanique et l'entomologie. Les Circaètes ne sont jamais loin et les Pie-grièches à tête rousse fréquentent également le site !

 

Cevennes 3155

 

Une plante qui par son apparence ressemble à une sauge, il s'agit de l'Herbe au vent (Phlomis herba-venti). Les feuilles de cette plante servaient à la fabrication de mèches pour les bougies.

 

Cirque de Navacelles

 

En arrivant au cirque de Navacelles, ce qui surprend, c'est cette brèche géante formant un véritable canyon dans ce plateau calcaire. Au fond coule la Vis, une rivière qui disparaît puis réapparaît dans la vallée après avoir parcouru plusieurs kilomètres sous terre !

 

Cirque de Navacelles 2

 

La Vis a formé un méandre, qui aujourd'hui n'est plus alimenté suite à un effondrement (en bas au centre de la photo). L'ancien lit se distingue par les prairies verdoyantes encerclant une petite colline. Le village de Navacelles est coupé en deux parties. Une fois que l'on quitte la rivière, on retrouve la garrigue qui s'étend à perte de vue.

 

Natrix maura

 

De nombreuses Couleuvres vipérines (Natrix maura) se faufilent dans les ruisseaux et autres petits canaux d'irrigation. On peut les observer de nuit enroulée sous l'eau guettant les petits poissons et autres têtards. 

 

Pont sur la Vis

 

La Vallée de la Vis renferme plein de mystères et de curiosités ! Pendant plus de 12 kilomètres son lit est sec car il poursuit sa route dans le karst pour réapparaître au Moulin de la Foux. Ici la nature explose, entre le vacarme de la résurgence et la présence de nombreux touristes, le Cingle plongeur se laisse observer facilement ainsi que de nombreuses autres bestioles. 

 

Moulin de la Foux

 

Sur les branches d'un aulne, une grosse chenille vert-fluo avec de petits points bleus et de grandes soies se déplace lentement à vue, c'est la larve du Grand Paon de nuit (Saturnia pyri).

 Saturnia pyri

 

Un peu plus bas dans au bord de la Vis :

 

Hoplia coerulea

 

L'Hoplie bleue (Hoplia coerulea) se rencontre sur la végétation de la ripisylve se nourrisant de feuilles.

 

 Bituminaria bituminosa

 

Une plante originale qui a une odeur de goudron, c'est le Trèfle bitumeux (Bituminaria bituminosa). Elle se rencontre un peu partout du plateau au fond de vallée.

 

 

 Adeline et Olivier 

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Insectes
commenter cet article
5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 00:00

Petite virée en Isère pendant le week-end 11 novembre pour voir la neige et le relief des Alpes.

Nous décidons de partir à la découverte du plateau de Sornin prémice du plateau du Vercors. Le soleil et la douceur sont au rendez-vous surprenant à cette période de l'année !

 

ascension 

 

 

Les feuillus commencent à perdre leurs feuilles mais les couleurs de l'automne sont toujours présentes. Des petits cris viennent de la cime des sapins, les Mésanges noires s'affairent et visitent chaque arbre en compagnies d'autres mésanges et roitelets.

 

Belledone 

 

Au loin on aperçoit le massif de Taillefer enneigé à partir de 1500 mètres. La neige est tombée jusqu'à 800/1000 mètres mais les températures douces l'ont fait disparaître !

 

Vue Chartreuse

 

De l'autre côté se trouve le PNR de Chartreuse, on entrevoit un sommet plus blanc que les autres. Et oui on distingue le sommet du Mont Blanc (au centre de l'image) !

 

La flore a grillé par le froid, mais dans un recoin abrité j'ai trouvé cette petite gentiane :

  Gentianella ciliata

 

C'est la Gentiane ciliée (Gentianella ciliata), elle pousse sur les pelouses calcaires d'août à octobre jusqu'à 2000 mètres. Curieusement un pied est encore en fleur et les dernières fourmis font le va et vient pour récupérer un peu de nectar.

 

crâne ovin

 

Dans la série "nature morte" voici un crâne de brebis ou ce qu'il en reste ! le Plateau de Sornin est un parcours à moutons, ils maintiennent l'ouverture de la pelouse calcaire et contiennent l'avancée des hêtres, sapins et genévriers.

 

Pour la faune à part les allers venus d'un Cassenoix moucheté pas la moindre petite bête, sauf !! ce petit criquet, une femelle de Criquet des genévriers (Euthystira brachyptera) :

 

Euthystira brachyptera

 Euthystira brachyptera.

 

Sympathique orthoptère, aptère la femelle possède des embryons d'ailes de couleur rose très reconnaissables ! Le vert pomme du corps est surprenant, magnifique bestiole !

 

Ci-dessous voici l'habitat où je l'ai observé (il porte bien son nom ;-)):

 

habitat Euthystira brachyptera

 

Olivier et Adeline

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Montagne
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 12:00

Encore une fois l'île d'Ouessant a tenu ses promesses ! Belle météo, des observations furtives et de superbes rencontres avec des espèces venues de loin !  Récit d'une semaine d'observation du 16 au 23 octobre 2010.

 

Nous commencerons bien la semaine par l'observation d'un passereau nord-américain : le Viréo à oeil rouge (Vireo oleaceus). A défaut de photo, voici une petite description :

Le Vireo à œil rouge est vert olive dessus et jaune pale-blanc dessous. Il a un sourcil blanchâtre et une calotte grise distincte. Le juvénile a l’iris brun ambré, et cette couleur persiste jusqu’au printemps suivant. Le Vireo à œil rouge a un bec puissant, une queue relativement courte et des pattes solides. L’oiseau se déplace dans le feuillage dense à la rechercher d'insectes, il apparaît de temps à autre en lisière puis disparaît à nouveau.

 

Ouessant 2010 (11)

 

Des paysages qui nous transportent au bout du monde (mais je crois qu'en fait c'est déjà le "Bout du monde").

 

Ouessant 2010 (6)

 

Le véhicule indispensable pour se déplacer : le vélo, sert aussi de perchoir au Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) !

 

Ouessant_9627.jpg

 

Un petit PGS (Phylloscopus inornatus) pour donner le ton !!! Bah oui l'oiseau mythique de l'île, ce passereau parcourt des milliers de kilomètres avant d'atterir sur ce bout de cailloux. Souvent repéré à son cri si caractéristique : TSII - HUIT sifflé rappelant le cri de la mésange noire. C'est un hyper actif et il n'aime pas la concurrence, il poursuit les autres pouillots présents dans le même buisson que lui !

Quelques passereaux dans les laisses de mer comme ce Pipit farlouse (Anthus pratensis).

 

Ouessant 2010 (2)

 

Sur la côte, le Goéland marin (Larus marinus) est le maître des lieux, toujours à l'affût du moindre morceau de nourriture rejeté par la mer !

 

Ouessant 2010 (1)

 

Lors du séjour le vent de nord a apporté une bonne diversité d'oiseaux venus du froid : Oie à bec court (Anser brachyrhynchus), Cygne chanteur (Cygnus cygnus), Bernache nonnette (Branta leucopsis), Mergule nain (Alle alle),...

 

Nonettes

 

IMGP0455 

Les Oies à bec court ont séjourné quelques minutes au marais du Créac'h, puis elles ont fait le tour de l'île jusqu'au soir où elles ont rejoint les Cygnes chanteurs au réservoir amont pour passer la nuit.

 

Ouessant 2010 (8)

 

Le Troglodyte mignon se faufile partout en quête d'insectes, il est assez curieux et se poste sur un point dégagé pour observer les ornithos.

 

Ouessant 2010 (4)

 

  La météo fut clémente et la mer ne s'est pas agitée souvent, un vrai été indien avec des lumières qui n'existent qu'ici...

 

Ouessant 2010 (15)

  Vue sur le Creac'h

 

 Du côté de Kadoran, Fred a trouvé un passereau assez courant à cette époque de l'année, arrivé de l'est, il se laissera observer à plusieurs reprises dans une haie de troëne dans le jardin de la maison abandonnée :

 

Ouessant 2010 (20)

 

Ce petit passereau a joué à cache cache avant de se laisser observer, le Gobemouche nain (Ficedula parva). Il est très rapide et on le détecte grâce à son cri typique (de petits tek tek secs).

 

Ouessant 2010 (7)

 

Observation furtive d'un merle leucique qui en a surpris plus d'un dans le marais du Créac'h !!!

 

IMGP0709

 

Br. neiges 

 

Les passereaux nordiques sont également de la partie, plusieurs groupes de Bruants des neiges (Plectrophenax nivalis) sont signalés au quatre coins de l'île (un maximum de 18 ensemble). 

 

Ouessant 2010 (9)

 

Ouessant 2010 (14) 

Dérangés, ils décollent en troupe et se posent quelques mètres plus loin dans la végétation rase, se faufilant en sautillant parmi la callune et autres graminées. Il sont peu farouches et peuvent s'approcher jusqu'à un mètre !!!

 

IMGP0369

Les Bruants lapons (Calcarius lapponicus) sont plus farouches et restent cachés dans les herbes hautes, un groupe de plus de 60 individus sera noté en début de semaine.

 

 

Ouessant 2010 (16)

 

Au petit matin, les cocheurs se font rares (sans doute un peu fatigués de la coche fêtée la veille...), l'île semble déserte et l'ambiance lumineuse est surprenante. Le jaune des lichens de l'église de Lampaul contraste avec le granit à l'aube. 

 

IMGP0295

 

 Sur les pelouses rases, quelques migrateurs font des haltes plus ou moins courtes, comme le Tarin des aulnes (Carduelis spinus) ou encore le Traquet motteux longeant la côte faisant des allers-retours entre les rochers et les secteurs à végétation rase.

 

IMGP0352 

Le meilleur moment sera le vendredi en milieu d'après-midi où un oiseau rare sera découvert à Pount salaun, chacun étant réparti sur l'île (surtout Olivier à Porz doun) le coup de pédales fut sportif !!! Et oui une légende ornithologique venait d'être découverte : le Robin à flancs roux (Tarsiger cyanurus), moins de dix données homologuées en France. Arrivés sur le site, il a fallu s'armer de patience, des dizaines de paires d'yeux s'affairer à fouiller le moindre coin de végétation, 20 min plus tard un cri retentit "je l'ai", nous voilà parti à travers les brousailles pour descendre en contre bas de la saulaie. Premier coup de jumelles, une queue de couleur bleu fit une brève apparition, puis rien. Il faudra attendre encore un quart d'heure, pour l'apercevoir un peu mieux en lisière, ça y est première observation de la bête ! La meilleure obs reste celle du lendemain matin où le Robin a bien voulu se montrer à des ornithos ébahis. Malheureusement, il fallait déjà repartir pour la civilisation...

 

 Le Bateau

 

De gauche à droite : Nico, Tony, Olivier, Adeline et Fred sans oublier Marek le photographe

Spécial dédicace à Chaussette qui aura fait le tour de l'île en 7 jours !!!

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Les Iles
commenter cet article
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 19:53

La faune sarthoise s'enrichie d'une espèce venue du sud :

L'Ascalaphe commun (Libelloïdes longicornis).

 

042 (2)

 

Ce nevroptère est le seul de son genre à avoir des ailes colorées. Cet animal proche des fourmilions et des chrysopes est très discret.  Il fréquente les milieux très secs  riches en graminés. Il se nourrit d'insectes qu'il capture en vol.

 

aquarelle 2-copie-1

 

Sa larve  vit entre les cailloux sur le sol et chasse le long des tiges de graminées. Même si elle ressemble à celle du fourmillion elle ne creuse pas d'entonnoirs dans le sol.

 

dessin ascalaphe

 

Le problème de cette bestiole est sa vie très brève à l'état adulte ( 15 jours). Sa difficulté d'observation est liée à son activité de chasse inlassable dès que la température dépasse 25°.

 

feutres longicornis

 

François

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Insectes
commenter cet article
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 12:30

Un autre monde sur ce plateau calcaire, quittant les vallées du Tarn, de la Jonte et du Tarnon, nous voici propulsés sur un paysage sans âge !

Depuis des siècles le pastoralisme a modelé le causse, l’aspect steppique de la végétation contraste énormément avec la luxuriance des vallées et des falaises ceinturant ce bloc minéral.

 

Cevennes 3674

 

 

Au mois d’août le climat est chaud et sec, avec des épisodes orageux qui peuvent être violents. La flore est peu diversifiée à cette période, mais les pluies de juin ont permis à la nature d’exploser plus tardivement !

 

Cevennes 3649

 

Cevennes 3728

 

Quelques papillons arrivent jusqu’ici pour se nourrir et parader : l’Azuré de l’Orobe (Meleageria daphnis), le Sablé de la luzerne (Agrdiaetus dolus), le Zygène de la bruyère (Zygaena fausta), l’Argus frêle (Cupido minimus), l’Argus bleu-nacré (Lysandra coridon)...

 

Cevennes 3681

 

 Cevennes 3795

 

Quelques passereaux vivent dans ce milieu désertique, le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe), le Pipit rousseline (Anthus campestris), l’Alouette calandrelle (Calandrella brachydactyla) et la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio). Ils passent inaperçus la journée, mais dès que la chaleur tombe tout ce petit monde s’active.

 

Ce site de Lozère est connu pour les passages post-nuptiaux de Pluviers guignards et les rassemblements de Faucons crécerellettes en fin d'été (sans doute venus faire le plein d'orthoptères avant de rejoindre l'Afrique).

 

Une ombre passe au-dessus de nous...

 

Cevennes 3826

 

 

... un grand rapace file vers le Sud. C’est le domaine des grands charognards, Vautour fauve (Gyps fulvus) et Vautour moine (Aegypius monachus) cerclant à la recherche de cadavres d’animaux.

La journée ils ratissent le Causse et le soir venu  les vautours rejoignent les falaises des gorges.

 Cevennes 3818

 

Cevennes 3673

 

Un fossile vivant, un mammifère dessiné sur les parois des grottes par les hommes préhistoriques galope au milieu des vastes pelouses : le Cheval de Przewalski. Un programme de reproduction sur le Causse Méjean élèvent des individus pour qu’ils recolonisent le désert du Parc National de Gobi en Mongolie.

 

Cevennes 3782

 

Cevennes 3774

 

Les Orthoptères sont présents en nombre, difficiles à voir mais les oreilles détectent plusieurs espèces dissimulées dans la végétation :

 

Cevennes 3677

 

L'Ephippigère des vignes (Ephippiger diurnus) en pleine mue.

 

Cevennes 3719

 

La Decticelle bicolore (Metrioptera bicolor).

 

Cevennes 3727

 

Et l'emblématique Dectique des brandes (Gampsocleis glabra), qui se fera discrète sauf lors du chant !!!

 

Cevennes 3882

 

Au hasard de la route, on apercevra quelques portions arrondies cultivées ponctuant le Causse, ces zones de terre fertile se nomment Dolines.

 

Cevennes 3718

 

Maître goupil se laissera surprendre quelques secondes avant de disparaître...

 

Le meilleur moment est le coucher du soleil sur les Gorges du Tarn, là où les deux mondes se retrouvent pour ne faire plus q'un !

 

Cevennes 3853

 

 Olivier et Adeline

 

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Insectes
commenter cet article
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 13:56

La Toussaint apporte son cortège de nuages sur l'estuaire de la Garonne.072

Les dunes sont battues par le vent et quelques plantes continuent à fleurir.

067-copie-1

La Linaire à feuilles de lin (Linaria thymifolia) . Endémique de la côte landaise et des Charentes.

079

Cakile maritima

082

Liseron des dunes

083

Medicago maritima

089

Oeillet des dunes

090

Ambiance fin d'automne .

François

Repost 0
Published by Naturalistes - dans Botanique
commenter cet article