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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 19:45

Comme tous les hivers, nous parcourons les caves et champignonnières pour compter les chiroptères en hibernation.

Un passage à Jarzé dans le maine et loire sous la conduite de Marek et voici plusieurs croquis de terrain.daubenton 1Grand murin 1

échancré 1échancré 2

grand rhino 1

moustache 2

moustache 4

Natterer 1natterer 2petit rhino

Marek et François

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 17:55

Samedi 14 janvier, le froid et le vent débarquent enfin. Le gîvre refait parler de lui après des mois d'attente.

Cette sensation piquante sur les joues remotive pour chercher les oiseaux hivernants présents.

Un petit tour sur les gravières de la vallée du Loir permettra de voir si les canards se concentrent sur les parties non gelées des lacs. A la Flèche peu de canards plongeurs seront observés, direction Luché Pringé et sa carrière !

 

En arrivant, j'aperçois une grande aigrette pourchassant un oiseau de grande taille, une buse faisant de même je me dis que le rapport de taille entre les deux est énorme.

 

Py 72 O VANNUCCI

 

L'oiseau en question a une envergure conséquente, un bec fort me rappelant un oiseau observé en Pologne et en Vendée au Rochereau, il y a déjà quelques années ! Il s'agit bien d'un Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla), au vu du plumage il se pourrait que l'oiseau soit âgé de 3 ou 4 années (le bec est presque entièrement jaune, grandes taches blanches sur les plumes caudales, marques claires sur le dos).


Py 72 O VANNUCCI.

 

Le rapace descend à pic semblant se poser et puis il réapparaît plus loin échappant à ces poursuivants avec un reste de poisson dans les serres, il me survolera et continuera en direction d'un bois privé vers l'est pour déguster sa trouvaille !

 

Pygargue 72 O VANNUCCI

 

Cette espèce n'a pas été observée depuis de nombreuses années dans le département. A savoir si l'oiseau va séjourner quelques temps encore dans le secteur...

 

Olivier et Adeline.

 


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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 19:39

Un article s'imposait sur cette découverte, une première française c'est toujours sympa !

Je remercie Fabrice JALLU (photographe ornithologue sarthois) pour ces photographies de l'oiseau, réalisées le 24 novembre 2011 sous la brume et le froid.

 

Récit de la découverte :

 

Le 1er novembre 2011, de retour d'un week end ornithologique prolongé à Hoëdic (cf l'été indien sur Hoëdic, article de novembre), je m'arrête sur la commune de la Turballe en Loire Atlantique au niveau de la saulaie, située derrière le cordon dunaire et la pinède de Pen Bron. Là, parti à la recherche de pouillots nordiques, je remonte la saulaie sans voir grands choses. Pour rejoindre mon véhicule j'emprunte le chemin longeant les salines et m'arrête pour entrer dans le marais salant intrigué par une troupe de bruants. M'avançant dans le marais salant à travers les baccharis, j'aperçois 3 bécasseaux de petite taille dans la vasière de la saline Gau accompagnés par un groupe de Vanneaux huppés et de deux Combattants variés. Un des trois individus ne possède pas la même allure cependant, n’ayant pas de longue-vue à disposition (seulement mes jumelles 10 x 42), je ne peux l’identifier formellement. Pour plus de sécurité, je prends une vingtaine de clichés de ce bécasseau mystère, qui s'envolera un quart d'heure plus tard.

 

Bécasseau à longs doigts Olivier VANNUCCI

 

Clichés pris lors de sa découverte le 1er novembre 2011.

 

Bécasseau à longs doigts Olivier VANNUCCI 01 11 2011

 

Après observation des clichés et discussion avec Willy Maillard et Sébastien Reeber le 02/11, il semble que l'oiseau possède certains critères visibles pour un bécasseau à longs doigts ou un minuscule (petite taille, allure svelte, tête se dégageant nettement du corps, bec court, net sourcil blanc avec une bande claire sur le haut de la tête, pattes et pieds jaunâtres semblant assez longs), mais pas assez pour en confirmer définitivement l'espèce (notamment les pattes qui dépassent de la queue en vol). Willy Maillard alertera alors le 03/11 les ornithologues locaux par le biais de deux listes de discussion internet (forum du GNLA et Obs44) sur la présence d’un « bécasseau bizarre » (supposé longs doigts) dans les marais salants de Guérande. Il se rend alors sur place sans parvenir à retrouver l’oiseau et c’est Eugene Archer qui, le 05 novembre, confirme la présence de l’oiseau ainsi que les pattes jaunes et le sourcil marqué de celui-ci.Il penche alors fortement vers un Bécasseau minuscule (Calidris minutilla) ou à longs doigts.

Dès le lendemain, Julien Mérot, Aymeric Mousseau et Willy Raitière se rendent sur le site au lever du jour afin de tenter d'identifier l'espèce. Après une heure d’attente devant la saline Gau, un groupe de 3 bécasseaux est repéré en vol, en direction des observateurs. 2 des oiseaux font très rapidement demi-tour tandis que le 3me individu poursuit sa trajectoire et survole les ornithologues. Et là, surprise, l’oiseau en question présente clairement des pattes qui dépassent de la queue en vol. S’ensuit une observation minutieuse des moindres détails de l’oiseau, alors posé à une vingtaine de mètres des observateurs, aidés en cela par Alain Gentric et sa compagne venus en renfort. L’identification est alors établie de manière certaine et le Bécasseau à longs doigts finit par s’envoler, sans raison apparente, après plus de 30 minutes d’observation Il sera retrouvé quelques minutes plus tard sur la saline Gau lors du trajet retour des ornithologues. L'oiseau sera alors observé par de nombreux ornithologues de la France entière jusqu'au 21 décembre. (co-rédaction avec Julien Mérot, Aymeric Mousseau et Willy Raitière).

bld.24-11-11

 

Le Bécasseau à longs doigts se trouve sur la gauche avec trois Bécasseaux variables et un Bécasseau minute. On aperçoit les orteils dépassant de la queue. On notera également sa petite taille.

bld(3)

Quand il décolle ses "doigts" paraissent démesurément longs par rapport à la taille de son corps.

bld(2).24-11-11

Ce qui est troublant c'est que la Bergeronnette de Yarell donne une impression d'un oiseau de "grande" taille en comparaison avec cette espèce de limicoles. 

Fabrice et Olivier

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:22

Paysage Propriano Olivier VANNUCCI

 

Sur les hauteurs de Propriano, la flore est riche et diversifiée. Cet article fait suite à celui de septembre sur le voyage en Corse de mai 2011. Voici un "florilège" des espèces locales et/ou endémiques de l'île de Beauté.

 

Pour commencer, ce petit trèfle repérable à sa fructification si particulière en forme d'étoile. Son nom vient d'ailleurs de cette particularité : le Trèfle étoilé (Trifolium stellatum).

 

 

Trifolium stellatum Olivier VANNUCCI

 

La rosé du matin donne une impression de givre, mais avec les 17°C ce n'est pas le cas !

 

Ensuite viennent les orchidées, de nombreuses espèces sont en fleur. Certaines sont très discrètes d'autres plus exubérantes.

 

Serapias vomeracea Olivier VANNUCCI

 

Les Sérapias sont les plus impressionnantes avec leur labelle en forme de langue, ici il s'agit de la Sérapias à labelle allongé (Serapias vomeracea).

 

Serapias parviflora Olivier VANNUCCI

 

Plus petite que ses cousines, la Sérapias à petites fleurs (Serapias parviflora) s'observe plutôt à proximité du littoral. Il faut vraiment avoir le nez dessus pour la trouver car elle passe souvent inaperçue.

 

Ophrys incubacea Olivier VANNUCCI

 

Le seul Ophrys observé lors du voyage est l'Ophrys noirâtre (Ophrys incubacea).

 

Neotinea maculata Olivier VANNUCCI

 

Une espèce moins connue, l'Orchis maculé (Neotinea maculata) se distingue par ces petites fleurs en grappe et ces larges feuilles souvent tachetées. Ici un couple de cantharide copule à l'extrémité d'une de la hampe florale.

 

Limodore abortivum Olivier VANNUCCI

 

Une espèce pouvant atteindre 90 cm, le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum) est une orchidée saprophyte (qui ne dépend pas de la chlorophylle), elle parasite le réseau racinaire des chênes verts poussant dans ce secteur.

 

Cyclamen repandum

 

Le Cyclamen de Corse (Cyclamen repandum) est plus massif que l'espèce ornementale que l'on rencontre en automne dans les jardins. Sa couleur est également plus vive avec une teint rose fushia.

 

Cyclamen repandum Olivier VANNUCCI.

 

La grande Brize (Briza maxima) pousse un peu partout. Cette graminée semble porter des clochettes surtout quand le vent se lève, les panicule s'agitent dans tous les sens.

 

 

Briza maxima Olivier VANNUCCI

 

Le Gouet à capuchon (Arisarum vulgare) est une espèce remarquable par sa forme et ses couleurs. Cet arum fait un peu "exotique" en comparaison avec les arums du continent.

 

Arum de Corse Olivier VANNUCCI

 

Il reste encore un épisode voire deux sur la Corse, rencontre avec des reptiles spiderman et le hibou Petit Duc qui enchante nos nuits !!!

 

Olivier, Claire, Samuel et Adeline.

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:10

Bref résumé de nos aventures naturalistes en marais salant du Pays d'Olonne.

 

 

Un printemps précoce en sécheresse n'aura pas perturbé plus que ça les habitudes des bêtes qui nous entourent.

Cette saison aura été marqué par une bonne abondance d'abeilles solitaires en fin de printemps. Ces petites danseuses au yeux vert profitent des chemins de la salines pour créer leur cavité. Aller et venue incessant et en nombre nous oblige à revoir nos habitudes d'accès!

1112nature1

 

Autre fréquentation remarquable: le Circaëte Jean Le Blanc, aigle mangeur de reptile, aura fréquenté le marais régulièrement, allant jusqu'à se montrer tout les jours pendant presqu'un mois! Des observations forcément remarquable vu la taille de la bête qui allait de surcroît se nourrir sur les bosses attenantes de la salines! Contraste troublant au vue de la raréfaction des rapaces communs sur le marais (peu de buses, très peu de milan et encore moins de busard des roseaux).

1112nature2

 

Enfin des effectifs migratoires assez faibles, ce qui ne nous empêche pas de profiter des guifettes noires et bécasseaux cocorli de passage, ou des petits séjours des chevaliers sylvain.

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Le stationnement d'une dizaine de Sternes naines est également à noter pour la fin août, ce qui est assez inhabituel pour notre site. Une sterne naine à côté d'une plus classique Sterne pierregarin:

1112nature3

 

Du côté de la végétaion, le pâturage de nos moutons de ouessant permet la progression des trèfles... 

patur5


 

... associés à différentes annuelles, des crucifères précoces de février aux espèces plus tardives comme ce Buplèvre ténu qui attend tous les ans la fin juillet pour fleurir et se faire remarquer enfin!

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Juste pour la couleur, un Traquet motteux en bordure de réserve principal: "accompagné d'un autre individu, ils se laissent tout deux approcher facilement dans la fraîcheur de ce matin de septembre".

autom1

 

Benoit

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 10:14

La tempête qui a soufflé en cette moitié de décembre nous a apporté une population d'avocettes.

avocette

Des groupes ont été vu dans tout l'ouest de la France. A la Flèche, une vingtaine d'oiseaux nageait au milieu du lac.

aquarelle avocettes

Pour terminer, quelques aquarelles de terrain.

011

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A la prochaine tempête.

François

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 17:42

C'est le moment de profiter des images qui nous rappellent les belles journées de printemps loin de la pluie de la grisaille et du froid. Voici une série de prises de vue réalisées d'avril à juillet 2011 en Sarthe.

Cet article reste une compilation d'observations d'oiseaux mais un intru s'est glissé dans la liste !

 

Un petit clin d'oeil à la Fauvette des jardins, souvent discrète et se mettant rarement à la vue des bipèdes ! Un complément de vitamines pour son régime alimentaire plutôt insectivore.

 

Fauvette des jardins Olivier VANNUCCI

 

Les chanteurs audacieux se montrent ici et là dans les buissons ou sur leur perchoir du moment.

 

Rougegorge familier Olivier VANNUCCI

 

Le Rougegorge familier me nargue gosier grand ouvert !

 

Pinson des arbres Oliver VANNUCCI

 

Le Pinson des arbres plus inquiet me guette du coin de l'oeil !

 

Lièvre Olivier VANNUCCI

 

Le Lièvre est chassé par la fauche des prairies bien avant les dates habituelles, la séchersse en est la principale cause.

 

Du côté des gravières de La Flèche tout un petit monde est en plein boom ! Les Hirondelles de rivages confectionnent leur nid douillet enfouit au fond de leur terrier.

 

Hirondelle de rivage Olivier VANNUCCI

Hirondelle de rivage. Olivier VANNUCCI

Hirondelle de rivage.. Olivier VANNUCCI

Hirondelles de rivage Olivier VANNUCCI

 

En rive c'est le moment de la pause entre deux becquées, la Bergeronnette grise surveille les allers et venues de sa partenaire alimentant la nichée, tandis que le Petit gravelot fait un brin de toilette !

 

Bergeronnette grise Olivier VANNUCCI

 

Petit gravelot Olivier VANNUCCI

 

D'autres n'arrivent pas à se défaire de leur progéniture sans cesse à quémander une bonne régurgitation de bol alimentaire ! Les Mouettes mélanocéphales n'ont pas une minute pour elle...

 

Mouettes mélanocéphales Olivier VANNUCCI

 

Pour finir, un mâle de Piegrièche écorcheur surveille sa future proie sur un fil. Sa femelle couve dans un roncier à proximité mais chut !!! restons discret.

 

Piegrièche écorcheur Olivier VANNUCCI

 

Olivier.

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 08:47

Quelques jours passés dans ce paysage où l’horizon se confond avec la mer. Ce département se compose de différents paysages :  maritimes plutôt naturels mais aussi agricoles et très artificiels (grandes cultures de pommes de terre pour les chips!). La Baie est un immense sanctuaire pour les oiseaux hivernants et migrateurs, c’est aussi un espace où la chasse aux gibiers d’eau est une tradition. Saint Valéry sur Somme, petit village riche de son patrimoine historique et très fréquenté aux beaux jours, abrite de petites ruelles sympathiques.

 

Le Crotoy Olivier VANNUCCI

 

En face se trouve le Crotoy, mieux exposé mais beaucoup moins riche en vieilles pierres. En scrutant la surface de l’eau on aperçoit les phoques prendre leur respiration.

 

Phoque Olivier VANNUCCI

 

Dans le port un peu en retrait à l’entrée d’un étier, de nombreux limicoles s’alimentent et à la moindre alerte décollent pour former à ce qui ressemble à un banc de sardines aérien ! Ici les Barges à queue noire (Limosa limosa) et les Avocettes élégantes (Recurvirostra avosetta).

 

Barges à queue noire Olivier VANNUCCI

 

Barges et Avocettes Olivier VANNUCCI

 

Un site magique constitué d'un cordon de galets s’enfonçant dans la Baie : la pointe du Hourdel. A cet endroit on peut observer à bonne distance la colonie de Phoques veau marin. C’est aussi un site où les passereaux nordiques (Alouette haussecol, Linotte à bec jaune, Bruants des neiges et lapons) sont notés en hivernage.

 

Panneau pointe du Hourdel Olivier VANNUCCI

 

Plus au sud se trouve des lagunes, il s’agit de la réserve du Hâble d’Ault. En bordure des bassins, les Huîtriers pies, Chevaliers gambettes, Grands gravelots et Tadornes de belon se reposent. Quelques Mouettes pygmées (Hydrocoloeus minutus) de passage moucheronnent à la surface de l’eau, elles semblent marcher sur l’eau.

 

Vue Hâbles d'Ault Olivier VANNUCCI

 

Mouette pygmée Olivier VANNUCCI

 

Plus au nord, un parc connu dans toute la France est le repère de nombreux ornithologues passionnés : le Marquenterre.

 

Cane colvert Olivier VANNUCCI

 

Les oiseaux y trouvent refuge et certains nidifient en toute quiétude malgré le flot de visiteurs.

Une Grue cendrée (Grus grus) y séjournent depuis quelques temps handicapée d’une aile l’empêchant de reprendre sa route.

 

Grue cendrée Olivier VANNUCCI

 

De nombreux anatidés fréquentent les bassins à marée haute : Canards pilet, souchet, colvert, chipeau, siffleur et sarcelles d’hiver. Une petite troupe de Garrots à œil d’or (Bucephala clangula) parade, les mâles balancent leur tête d’avant en arrière, tirant leur cou vers le haut en émettant un cri nasillard.

 

Parade Garrots Olivier VANNUCCI

 

Un Fuligule milouin (Aythya ferina) plonge à quelques mètres de moi sans se soucier de ma présence.

 

Fuligule milouin gouttes Olivier VANNUCCI

 

Un couple de Cygne chanteur (Cygnus cygnus) profite des dernières heures de soleil en compagnie d’une Cigogne blanche (Ciconia ciconia).

 

Cygnes chanteurs Olivier VANNUCCI (1)

 

Cygne chanteur Olivier VANNUCCI

 

Cigogne blanche Olivier VANNUCCI

 

Pendant ce temps, les Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) regagnent leur dortoir et croisent le regard du Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax) attendant patiemment son heure.

 

Aigrette garzette Olivier VANNUCCI (2)

 

Bihoreau gris Olivier VANNUCCI

 

Olivier et Adeline.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:01

Le temps est superbe, chaud mais les couleurs sont automnales.063

Le canal de l'Isle entoure la ville de Périgueux.

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L'espace entre l'Isle et le canal est occupé par des jardins ouviers.jardin ouvrier

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Le bord du chemin est occupé par des talus . Mon attention est attirée par le manège d'un pirate que j'avais déjà vu sur Bordeaux. 

Le frelon asiatique chasse. Il se poste en vol stationnaire à l'entrée d'un nid de guêpes.

Après plusieurs essais, il attrape une guêpe et disparait avec l'animal entre les pattes.075

 

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La ville de Périgueux sous le soleil.

cathedrale 2

ville de périgueux

Un petit tour à Brantôme et son superbe clocher.

brantome

François

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 09:02

Nous sommes partis pour quelques jours fin octobre-début novembre sur l'île d'Hoëdic dans le Morbihan (la plus petite des îles après Belle Île et Houat située à l'est).

Les conditions météo exceptionnelles avec des températures quasi estivales nous ont permis de profiter au maximum des paysages et des oiseaux.

 

Quelques ornithos étaient présents, car cette île est connue pour les raretés occasionnelles se perdant lors de leur migration (Pouillot de Pallas, Grive de Sibérie, Grive Dorée, Chevalier à pattes jaunes,...).

 

Justement le premier oiseau à montrer la pointe du bec est un Etourneau roselin (Pastor roseus) espèce venant de l'est de l'Europe voire d'Asie. 2 individus se baladent parmi les étourneaux sansonnets, qui profitent des dernières ressources alimentaires avant les rigueurs de l'hiver (pommes, figues et autres invertébrés !)

 

Etourneau roselin O VANNUCCI

E. roselin O VANNUCCI

 

Les oiseaux assez farouches se sont laissés admirer surtout le matin et le soir autour de l'église et sur le figuier face à la Trinquette !

 

Les turdidés ont débarqué en masse sur l'île avec de nombreuses Grives musiciennes (Turdus philomelos) et de Merles noirs (Turdus merula).

 

Grive musicienne O VANNUCCI

 

Merle noir O VANNUCCI

 

Ces oiseaux sont très actifs toujours en quête de nourriture, ils en oublient les bipèdes souvent à moins d'un mètre d'eux. Justement en parlant de bipèdes voici une petite brochette d'ornithologues charentais, bretons et sarthois !

 

Belle brochette O VANNUCCI

 

Les paysages d'automne sont splendides avec des lumières rasantes accompagnées de gros nuages chargés de pluie.

 

Plage sud Hoedic O VANNUCCI

 

Les limicoles forment des reposoirs à marée haute au pied du Grand Mulon, quelques Bécasseaux violets se dissimulent parmi les Tournepierres à collier. Voici une vue de l'île depuis le sommet du Rocher du Grand Mulon (accessible uniquement à marée basse).

 

Grand Mulon O VANNUCCI

 

Peu de passereaux cette année, peut-être à cause d'une météo un peu en retard (le froid se fait attendre) ; les oiseaux profitent des températures encore douces avant de rejoindre les régions situées plus au sud. Quelques pouillots, roitelets, fauvettes à tête noire et surtout de nombreux rougegorges surveillant leurs rivaux en escale avant de continuer plus vers le sud.

 

Rougegorge familier O VANNUCCI

 

Certaines espèces sont suivies particulièrement sur l'île notamment le Moineau domestique (Passer domesticus), ce noyau de population isolé du continent fait l'objet d'une étude avec un baguage des oiseaux et une pose de nichoirs sur de nombreuses façades des maisons du bourg.

 

Moineau domestique O VANNUCCI

 

 

Ici le mâle porte des bagues de couleur blanche à la patte gauche et verte et orange à la patte droite (pas visible sur ce cliché).

 

De nombreux prédateurs dont certains rapaces font du tourisme gastronomique ! Les faucons émerillons et les éperviers d'Europe s'attaquent aux oiseaux faisant des haltes souvent épuisés et désorientés.

Un épervier à l'affût guette une troupe de fringilles à proximité du Sémaphore :

 

Epervier d'Europe O VANNUCCI 

 

 

Ces températures permettent aux insectes aussi de prolonger de quelques semaines leurs activités dont la reproduction (de nombreux sympetrum et aeschne pondent dans le grand marais).

 

Aeshne mixte OVANNUCCI

 

Voici l'Aeschne mixte (Aeshna mixta), cette espèce apparaît en fin d'été sur les eaux stagnantes.

 

Marek a découvert un papillon auquel nous ne pensions pas du tout avant notre arrivée : le Sphinx tête de mort (Acherontia atropos). Sur la tête et une partie du thorax un crâne humain semble dessiné. Ce grand hétérocère migrateur est originaire d'Afrique. Les oeufs et les chenilles se développent sur les feuillages de pomme de terre puis la chrysalide se terre pour se métamorphoser.

 

Les adultes volent en septembre octobre pour rejoindre le sud avant l'arrivée du froid.

L'individu (une femelle) se tenait sous un lampadaire sur le mur de la boulangerie.

 

 Sphinx tête de mort O VANNUCCI

 

Les trois jours sont passés très vite, le bateau nous attend à quai. Entre Hoëdic et Houat un petit groupe de Plongeon imbrin (4) pêche dans ce secteur. Au port de Houat une jeune sterne pierregarin longe la jetée en plongeant à plusieurs reprises puis se pose avant de se faire déloger par une goéland argenté ! 

 

Sterne pierregarin O VANNUCCI

 

Port Houat O VANNUCCI

 

Marek, Pauline, Morgane, Adeline, Thomas, Pierrot, Fred et Olivier.

 

Un peu frustré de ne pas avoir trouvé une espèce rare sur l'île, je me suis baladédans une saulaie à côte de Pen Bron au sud de la Turballe à la recherche de pouillots nordiques (seuls des roitelets seront observés). Je quitte la saulaie pour les vasières et autres salines à proximité. Et là je découvre ce qui sera confirmé par la suite un Bécasseau à longs doigts (Calidris subminuta) de première année sur la saline Gau. Première observation de l'espèce pour la France métropolitaine !

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