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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 15:34

Après un voyage d'une quinzaine de jours au Québec (du 26 août au 9 septembre), voici les premières images d'un pays riche de son environnement écologique, culturel et linguistique !

Nous avons donc "miroisé" en présence de quelques ornithologues locaux et avons parcouru plus de 2000 kilomètres à la rencontre de près de 150 espèces d'oiseaux. Cependant les plus grosses bêtes nous ont passsous le nez, ni caribous, ni orignaux et ni ours.

 

Mais ce périple fut rempli de paysages à couper le souffle et de rencontres imprévues.

 

Le premier épisode présente l'observation des oiseaux dans la vallée de la rivière Richelieu entre Montréal et la frontière des Etats-Unis. De nombreux passereaux sont en migration et le vent de sud permet de maintenir un climat estival frôlant les 30°C certains jours.

 

Nous voici en direction de Philipsburg, Chemin des Patriotes à la 13eme Avenue sur un secteur de marécages arborés (forêt alluviale) et sur la 16ème Avenue sur un marais à quenouilles (massettes) plus ouvert.

 

Héron vert vol Olivier VANNUCCI

 

Le long d'un petit canal perpendiculaire à la Rivière Richelieu, nous rencontrons le magnifique Héron vert (Butorides virescens), ici un juvénile qui manquera de se faire enserrer par un Epervier de Cooper. Le Martin pêcheur d'Amérique (Megaceryle alcyon) impressionnant par sa taille se posera à quelques mètres de nous, non loin d'un Chevalier solitaire fouillant la vase.

 

Héron vert juvénile Olivier VANNUCCI

 

Martin pêcheur d'Amérique Olivier VANNUCCI

 

Un petit cri nous accompagne depuis le début, c'est le Bruant des marais (Zonotrichia georgiana) peu farouche. Il restera visible quelques minutes, avant de disparaître.

 

Bruant des marais Olivier VANNUCCI

 

 

Un peu plus loin, c'est au tour de la Paruline des ruisseaux (Parkesia noveboracensis) qui restera à l'abri des touffes de carex et des fougères. Des moucherolles des aulnes chassent à la manière de gobemouches postés sur leur branche morte.

 

  Tourterelle triste Olivier VANNUCCI

 

En bordure de jardin nous apercevons la Tourterelle triste (Zenaida macroura) avec sa queue effilée et ses taches caractéristiques, puis un "agent" des télécoms un peu particulier inspecte le poteau à 4 mètres de nous (splendide !!!). Il s'agit du Pic maculé (Sphyrapicus varius).

  Pic maculé Olivier VANNUCCI

 

Sur le bord du chemin nous croisons une libellule bien exotique pour nous avec des tâches de couleur sur les ailes.

C'est la Libellule gracieuse  (Libellula pulchella). Merci à Michel Cournoyer pour la détermination.

 

Libellule lydienne Olivier VANNUCCI

 

 

Arrivés à Philipsburg, nous allons observer les oiseaux sur la baie Missisquoi le long d'une plage située au nord-est, dans un camping. Les niveaux d'eau ont baissé ces derniers temps et ce site est propice aux haltes des limicoles. Une forte odeur de marée est portée par un vent chaud (des quantités importantes de moules d'eau douce se décomposent).

 

Baie Missisquoi

 

Un Bécasseau roussâtre / rousset (Tryngites subruficollis) est d'ailleurs présent (espèce considérée comme rare ici aussi). Il avait été signalé la veille.

 

Bécasseau roussâtre Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau roussâtre Olivier VANNUCCI

 

Et après, nous observons le cortège de limicoles espérés tous les automnes par les ornithologues européens !-)  : Bécasseau à poitrine cendrée / Bécasseau tacheté (Calidris melanotos), Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla), Bécasseau minuscule (Calidris minutilla), Petit chevalier / Chevalier à pattes jaunes (Tringa flavipes), Bécasseau de Baird (Calidris bairdii), Bécasseau sanderling (Calidris alba) , Pluvier Kildir / Gravelot Kildir (Charadrius vociferus), Pluvier semipalmé / Gravelot semipalmé (Charadrius semipalmatus).

 

Petits Chevaliers et Bécasseau à poitriné cendrée Olivi

 

Petits chevaliers et Bécasseau à poitrine cendrée.

 

Bécasseau semipalmé Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau semipalmé.

 

Bécasseau minuscule Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau minuscule.

 

Bécasseau de Baird 1 Olivier VANNUCCI

Bécasseau de Baird 2 Olivier VANNUCCI

 

Bécasseau de Baird.

 

Pluvier Kildir Olivier VANNUCCI

 

Pluvier kildir.

 

Gravelot semipalmé Olivier VANNUCCI

 

Pluvier semipalmé.

 

A Saint Armand, nous explorons quelques jardins boisés, les Cardinaux rouges sont discrets mais on les répère facilement à leurs cris. Nous nous arrêtons pour pchitter devant un buisson à la manière d'un jacassement de pie bavarde. Là, au bout de 30 secondes, des parulines noir et blanc, masquée et à gorge noire se montrent ainsi qu'un Viréo à oeil rouge.

 

Viréo à oeil rouge Olivier VANNUCCI

 

Cimetière Saint Armand

 

Depuis le cimetière, nous contactons une nouvelle espèce, la paruline flamboyante.

 

Près de la frontière, se trouve un sanctuaire pour les oiseaux, au niveau de l'étang Streit (étang que l'on aperçoit au fond du cimetière), l'accès se fait par la rue Quinn à l'est.

 

Ce marais abrite des rallidés non-observés à cette époque et plusieurs espèces fréquentant les bois et prairies attenantes. Un magnifique lépidoptère butine dans les centaurées, c'est le Papillon du céleri (Papilio polyxenes).Et son cousin migrateur, le Monarque (Danaus plexippus) fera une halte, avant de continuer sa descente vers des latitudes plus chaudes.

 

Papillon du céleri Olivier VANNUCCI

 

Monarque Olivier VANNUCCI

 

Sur le retour, nous croisons une troupe de Dindons sauvages (Meleagris gallopavo) dans une prairie au bord de la route. C'est vraiment des dindons, avec un air aussi intelligent que leurs cousins de basse-cour !

  Dindons sauvages Olivier VANNUCCI

 

Nous ferons un arrêt à l'île aux Noix, sur la marina Gosselin ; de là, nous observerons jusqu'à 7 Balbuzards pêcheurs (Pandion Haliaetus).

Sur un fil électrique, une Buse à queue rousse (Buteo jamaicensis) coopérative se laissera prendre en photo malgré le trafic routier...

 

Buse à queue rousse Olivier VANNUCCI

 

Merci à notre guide Pierre Bannon.

 

Olivier et Adeline.

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Published by Naturalistes - dans Monde
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commentaires

pierrot reveur equitable 07/01/2013 17:43

wowwwww
vos photos sont cellles
d'un artiste du quotidien
permettez-moi de vous faire partager
ma philosophie sur la beauté du monde
par un de mes textes

LETTRE A SIMON GAUTHIER CONTEUR
http://WWW.SIMONGAUTHIER.COM

MON ARRIÈRE GRAND-PÈRE

Cher Simon,

C’est au crépuscule d’une vie d’artiste qu’on voit surgir au fond de soi ces quelques légendes familiales hors temps, hors réalité, hors servitude, qu’on réserve pour ses petits enfants, comme un
héritage de poésie au quotidien.

Enfant, je demandais souvent à mon grand-père de me raconter comment c’était quand il était petit comme moi. Y commençait par dire: si y avait pas eu l’accordéon à pitons de ma mère, y a des Noel
qui auraient été ben tristes. Y prenait une grande respiration pour dire l’essentiel en un minimum de mots pour qu’un jour je le conte moi aussi quand je serai vieux. Y me disait: Moi je le raconte
parce que je l’ai vécu, toi, un jour, tu vas le conter parce que je te l’ai raconté.

Mon enfant, qu’y disait, ton arrière grand-père déblayait de la neige sur le toit. Y est tombé pis y s’est transpercé le corps par un bout de piquet de clôture. Dans ce temps-là, c’était le bois et
y avait pas de médecin. Le soir de Noel, y dit à ma grand-mère: sors ton accordéon à pitons, joue de la musique pis fais danser les enfants pour m’aider à passer à travers. Et mon grand-père Lucien
de dire: Je revoit encore ma chère mère, la pipe à la bouche, une larme au coin de l’oeil, l’accordéon à pitons, pis nous autres les frères et soeurs faisant une ronde en pied de bas. C’est la
musique qui nous a sauvé du désespoir mon petit gars.

Aujourd’hui, Simon, je réalise que mon grand-père Lucien avait raison. J’aurais aimé te raconter l’histoire de l’accordéon à pitons de mon arrière grand-mère. Mais j’essaye de pas trop mettre de
mots boutte à boutte pour ne pas trahir la légende de l’arrivée de la musique dans la famille Rochette

Pierrot

BAPTISTE TREMBLAY

CHER SIMON

Mon arrière grand-mère et son accordéon à piton fut une artiste du quotidien. Elle fut la barre de mesure qui me permit de découvrir la poésie fait homme alors que j’allais encore à l’école
primaire. le vagabond Baptiste Tremblay arrêtait les trains sur la voie ferrée au coin de la rue menant à la petite école. Les policiers comme les chauffeurs de train qui le prenaient pour un fou
finirent par deviner qu’il était poète. Parce que dans un parc, il nourrissait les oiseaux et apprenait leur chant, au nom de ceux et celles qui ont besoin d’espérance.

Un jour que je vagabondais je ne sais trop quel village, j’arrivai au coin d’une rue où une harmonie de parfums me conduisit à une maison. Un très vieux monsieur prenait soin d’un jardin d’une
exceptionnelle variété de fleurs. Il me dit: Je ne cultive pas des fleurs, je cultive l’espérance d’une vie meilleure pour ceux et celles qui passent devant ma maison.
Cette nuit-là, je la vécus dans les larmes de joie. Je reconnus la signature du vagabond Baptiste Tremblay de mon enfance.

Pierrot
vagabond celeste
2013

http://www.enracontantpierrot.blogspot.com
http://www.reveursequitables.com
http://www.demers.qc.ca
chansons de pierrot
paroles et musique

Michel Cournoyer 08/11/2012 22:28

Beau carnet de voyage!

Par contre la libellule est une Libellula pulchella et non Plathemis lydia ;)

Naturalistes 09/11/2012 08:27



Merci pour cette correction de détermination, pouvez-vous m'indiquer les critères diagnostics car je n'ai pas de biblio sur les espèces américaines ici.


Bien cordialement